Encore le Sarkothon à l'honneur aujourd'hui.

Après avoir obtenu un délai des banques, l'UMP a du mal avec ses propres élus au Parlement. 30 % d'entre-eux n'ont pas encore mis la main à la poche. Il devraient suivre l'exemple du président socialiste du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon, Christian Bourquin et son don de 150 euros.
Alors, messieurs les parlementaires, la maison mère vous demande un petit effort de 2 000 euros chacun, sortez le chéquier au nom du pluralisme et de la démocratie. Sinon, vous aurez toujours la solution, comme Guéant de vendre un petit tableau négligemment accroché à votre mur de bureau ou demander une petite aide à la fondation Carla Bruni-Sarkozy pour les démunis qui pourrait puiser dans sa réserve de 410 000 euros

Sarkozy compte sur vous, car 30 % de récalcitrants c'est à peu près 220 000 euros en moins dans les caisses pour a trésorière du parti, Catherine Vautrin.

Insensibles, déçus, écoeurés ou blasés ?

Seraient-ils insensibles à l'appel du gourou Sarko, ou les clivages internes sont tels au sein de l'UMP que certains ne souhaitent-ils pas, inconsciemment, que leur parti se retrouve dans une situation inextricable ? 

Hier sur Europe 1, Luc Chatel a lancé un pathétique appel aux radins du parti, justifiant son intervention avec une phrase laconique : « Historiquement, les élus ne sont pas les meilleurs en matière de contribution au financement de leur parti ». Mais le plus avare de tous, c'est bien Sarkozy. Invoquant une vraie-fausse raison juridique, sa contribution ne pouvait pas dépasser 7 500 euros. Foutre ! Un accord de gré à gré aurait été possible et une contribution bien supérieure pouvait-être versée par l'ancien président de la République (même si Brice Hortefeux ce matin à France-Info affirme le contraire) qui est quand même le principal responsable de cette cata financière (source dirigeants de banques françaises). Et dire que pendant cinq années, il nous a fait des cours magistraux d'économie !

Alors, je comprends mieux la réticence de quelques parlementaires, qui, eux ne font pas de conférences rémunérées grassement auprès d'un parterre de VIP à l'étranger. Le début d'une fronde anti-Sarkozy ou anti-UMP verrait-elle le jour au sein du principal parti d'opposition ? Je pencherais plutôt pour une continuation depuis la lamentable expérience des élections à la présidence du Parti en novembre 2012. 

Sarkothon, la base, le dindon de la farce

Quoiqu'il en soit, le Sarkothon, c'est encore le Français de base, UMPiste en majorité, qui a le plus donné. Non content d'avoir été "rasé" de près entre 2007 et 2012 par Sarko and Co, ils crachent encore au bassinet de la gestion lamentable de leurs dirigeants. 

Et le parti dans tout cela ?

Il n'a pas réellement réduit son train de vie. Le prix exorbitant de ses locaux à Paris n'a pas été remis en cause en changeant de quartier par exemple. Les frais de fonctionnement n'ont pas été revu à la baisse, municipales de 2014 obligent. Les ratés financiers des primaires à Paris sont autant de preuve de l'incapacité des cadres et gestionnaires de l'UMP à faire face à "LEUR CRISE" et ils se posent en donneurs de leçon pour la gestion de "la Crise" qui touche la zone Euro et in-extenso la France. Comme le dit si justement le bon vieux dicton populaire, "balayer devant sa porte" c'est toujours plus utile que d'aller voir au seuil de celles des autres.

Mercredi 31 juillet Durée 11:39
Luc Chatel à Europe 1

Le vice-président de l'UMP Luc Chatel, mercredi sur Europe 1. Avant de glisser une petite remontrance aux élus. "Quand on est parlementaire, quand on est élu local, grâce à l'UMP très souvent, je pense que c'est important de renvoyer l'ascenseur dans des périodes difficiles", a grincé le député de Haute-Marne.

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