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Le Kiosque aux Canards

Le Kiosque aux Canards

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Michel Denisot ne présentera plus Le Grand Journal

Michel Denisot ne présentera plus Le Grand Journal

Le journaliste, figure emblématique de l’émission phare de Canal +, a pris la direction de la rédaction de la version française du prestigieux magazine américain Vanity Fair dont le premier numéro sortira fin de ce mois.

«C'était mieux d'arrêter car mon envie commençait à s'émousser déclare l’animateur qui quittera donc, en fin de saison, le siège du boss du Talk-show de la chaine, malgré la proposition de cette dernière d’une dixième saison.

Une carrière fournie

C’est en En 1984, il quitte TF1 à l'arrivée d'Hervé Bourges pour rejoindre Canal+, la nouvelle chaîne cryptée présidée par André Rousselet et dirigée par Pierre Lescure.

Il devient producteur et présentateur de plusieurs émissions : 7/9 en 1984 (première émission de télévision matinale en France et première émission diffusée sur l'antenne de Canal+), Zénith de 1985 à 1987 (où apparaît Christophe Dechavanne), Mon Zénith à moi de 1987 à 1992, Le Journal du cinéma en 1992, Demain de 1988 à 1990, La Grande Famille de 1990 à 1991 (Jean-Luc Delarue reprend ensuite la présentation de l'émission), Télés Dimanche de 1992 à 1996 émission où son protégé Marc-Olivier Fogiel est chroniqueur et qui prendra sa suite, présentée comme la première émission de télévision sur les médias, À part ça de 1996 à 1998.

Parallèlement, il commente des matches de football avec Charles Biétry Passionné de cinéma, il devient directeur artistique des cérémonies du Festival de Cannes en 1993 et de la cérémonie des César du cinéma en 1994.

En plus de ses fonctions à Canal+, il présente l'émission « Ciné-Stars » sur TF1 entre septembre 1987 et février 1988. Il s'agissait d'une production Ellipse

De 1998 à 2005, il occupe différents postes de dirigeants au sein du groupe Canal+. En 1998, il devient directeur des sports de Canal+ et président d'Eurosport France13 (jusqu'au rachat de la chaîne à 100 % par TF1 en 2001). Début 2001, il devient directeur général délégué de la chaîne Canal+15 puis directeur général adjoint du groupe Canal+ en 2002.

En 2003, il devient président de la chaîne thématique Sport+ du bouquet CanalSatellite dont il prend ensuite la direction des chaînes MultiThématiques. Il préside aussi la chaîne d'information en continu i>Télé.

En 2004, il est nommé directeur général adjoint du groupe Canal+ de Bertrand Méheut17. Il abandonne ces différentes fonctions à l'été 2005 pour se concentrer sur son émission quotidienne. En 2011, il précise : « Je n'étais pas à ma place. Je ne suis pas un homme de marketing ».

À partir de septembre 2004, il anime Le Grand Journal chaque soir

Un mini buzz : Olivier Pourriol et la neu-neu Solweig Rediger-Lizlow

Mini buzz dû à la sortie du livre de l’ancien chroniqueur, Olivier Pourriol, rejoint dans ses griefs par l’ex “miss” météo Solweig Rediger-Lizlow.

Dans son roman, ON/OFF, qui est sorti en avril dernier aux éditions NiL, Olivier Pourriol ne prend pas de gants. Par exemple, à son arrivée, le rédacteur en chef de l’émission avait un avis bien tranché. "Les rôles sont simples. Moi je passe les plats. La blonde, les questions de blonde. Le Basque, la politique, la dette. Lui (Ollivier Pourriol, ndlr), il donnera de la hauteur. Un éclairage différent. Un truc intelligent."

"Michel Denisot astique les invités"

Michel Denisot en prend pour son grade. Un adjoint au rédacteur en chef donne son avis sur la relation du présentateur avec ses invités. "Tu as vu comment il fait, il les astique, il les suce, il les pompe, ça fait des années qu'on subit ça. Si tu l'écoutes, tout est formidable. Aucun esprit critique, jamais. Alors vas-y à fond, balance, on compte vraiment sur toi. (...) N'aie pas peur de taper trop fort, qu'au moins qu'il se passe quelque chose. La télé, ça doit être en relief. Faut y aller."

Pour les niveaux, le micro est souvent à zéro"

Mais au fur et à mesure de l’année, Olliver Pourriol s’étonne. Certaines pratiques le révoltent, notamment lorsque quelqu’un lui révèle qu’il lit "la première page, la dernière page et la page 100" des livres à chroniquer. En régie, un technicien lui donne une stratégie pour se faire remarquer. "Il faut avoir le réflexe de commencer à parler avant d'avoir quelque chose à dire. (...) Après, tu te débrouilles pour garder la parole suffisamment longtemps pour qu'on monte le volume de ton micro et qu'on te filme"."Parce que le micro n'est pas toujours ouvert ?" "Pour les nouveaux, il est souvent à zéro. Tu commences à parler, et le volume augmente après (...) Si tu parles avec le micro coupé et que tu n'es pas dans le cadre, c'est comme si tu n'avais rien dit. Tu parles dans le vide".

"Pour une heure de boulot par jour, je touche le loto"

Ali Baddou – il n’est pas cité mais on le devine -, qui a quitté l’émission, lui parle des "conflits de valeurs"et des "scrupules" qu’il peut avoir. "Je me les suis fait enlever. Un très bon chirurgien, je te donnerai l'adresse (...). Pour une heure de boulot par jour, je touche le loto chaque mois, et je peux rincer tout le monde, la famille, les amis, moi. Au moment de l'addition, c'est toujours ma tournée. Grand prince. Avant, je regardais les prix, dans les restos, les magasins. Maintenant je m'en fous. (...) Mais toi, fais gaffe. Continue à prendre le métro. Pour te souvenir de l'odeur, de la chaleur, de la promiscuité. Te souvenir de la vie d'avant."

Solweig Rediger-Lizlow, l'ex miss météo de Canal avant Doria Tillier, avait apporté son soutien à son ancien collègue. "Ma vie a tellement plus de saveur depuis que je n'ai plus à obéir au doigt et à l'oeil à ces individus... Alors non, franchement aucune rancœur. Je fais enfin ce qu'il me plaît comme je l'entends. En suite logique de mon poste de miss météo, j'ai refusé toutes les émissions TV, projets cinémas de comédies bien grasses qui m'ont été proposés. J'accorde bien plus d'importance à la liberté qu'à la célébrité. Mais de mon côté j'ai vu, entendu, été spectatrice et subi parfois pire".

La réponse du producteur du “Grand Journal”

Dans une interview accordée au journal, Le Point, le producteur du Grand Journal, Renaud Le Van Kim déclare : "Je ne reconnais pas l'entreprise que je dirige dans les écrits d'Ollivier Pourriol. Je n'aimerais pas y bosser, sincèrement. Pour restituer nos conversations avec autant de précision, j'imagine qu'il nous a enregistrés (ce qu'Ollivier Pourriel dément). Et ce procédé est, à mon sens, plus glauque que l'ambiance qu'il décrit. Il a transposé au premier degré des propos qui ne sont que des vannes au second degré."

Un départ de l’émission, mais pas de la chaîne

Si l'animateur décroche du Grand Journal, il confirme qu'il ne quitte pas pour autant l'antenne de la chaîne cryptée. Il continuera à assurer les événements exceptionnels comme les Césars et les cérémonies du Festival de Cannes. Michel Denisot s'est déjà s'entretenu avec la direction de Canal + de son successeur potentiel. «J'ai un avis», assure-t-il sans dévoiler lequel. Parmi les noms évoqués en interne en début de semaine, Maïtena Biraben, qui présente «Le Supplément» le week-end, semble tenir la corde. Autre piste envisagée, celle d'Ali Baddou, de Yann Barthès ou encore d'Antoine de Caunes. Mais ce dernier a démenti jeudi soir être disponible.

Michel Denisot ne présentera plus Le Grand Journal