Manou Bouzid, la correspondante tunisienne du Kiosque aux Canards, détaille pourquoi Mohamed Brahmi a été assassiné, en ce 56e anniversaire de la république tunisienne.

Bien sûr, cela devrait être une grande fête. Mais pour les obscurantistes de Nahda ; république rime avec démocratie et démocratie rime avec anti théocratie, ce qui n’est pas du tout de leur gout.

Rupture de stock des drapeaux nationaux

Alors, on a eu droit à tout. En commençant par le mufti qui a été nommé trois jours avant le ramadan par Marzouki - qui, juste pour préciser en passant, n’est plus républicain et est devenu, par la grâce de Nahda, monarchiste en pensant, bien évidemment, qu’il est notre monarque absolue... - pour célébrer notre république.

Ce mufti essai d’effrayer le peuple en lui disant que c’est un pêcher que d’accrocher notre drapeau national à la fenêtre... Résultat des courses : tout le monde s’est rué sur les drapeaux provoquant une rupture des stocks.

Puis, bizarrement, Ghannoucchi, chef du parti extrémiste Nahda, si prudent d’habitude, annonce hier - la veille du jour anniversaire de la création de la République tunisienne - que la constitution sera islamique et que le drapeau sera celui du califat.

Stupeur, étonnement... Certains pensent à un baroud d’honneur, mais non ; tout prend son sens une heure après les déclarations de cet ennemi de la Tunisie.

Mohamed Brahmi ; frappé de onze balles

En effet, ce matin du 25 juillet 2013, jour de la fête de la république, le chef du parti de d'opposition al chaab, Mohamed Brahmi, a été assassiné par balles devant son domicile.

Il était coordinateur général du Mouvement populaire et membre de l'Assemblée nationale constituante. L’annonce a été faite par la télévision nationale et l'agence officielle TAP.

Mohamed Brahmi était coordinateur général du Mouvement populaire et membre de l'Assemblée nationale constituante (ANC). En février, une autre figure de l'opposition a été tuée. La mort de Chokri Belaïd, chef du parti des Patriotes démocrates, avait déclenché de violentes manifestations dans la capitale et dans d'autres villes du pays.

Mohamed Brahmi, tout comme Chokri Belaid était une arrête en travers de la gorge du parti islamiste extrémiste Nahda, et non pas modéré comme les médias français aiment le dire.

Il était notamment parmi les premiers a dénoncé l’ingérence de Nahda dans l’ISIE, Nahda qui a infiltré cette institution qui devrait être apolitique puisque chargée de la surveillance des élections.

Tout comme Chokri Belaid, il dénonçait les dérives de ce parti au pouvoir, et ses ambitions pour islamiser la Tunisie.

Troisième assassinat politique en Tunisie

La Tunisie en est à son troisième assassinat politique. Mais bien évidemment, l’occident voit toujours nos islamistes comme de gentils musulmans. On ne le répètera jamais assez : les islamistes ne sont pas gentils, ce ne sont pas des moines bouddhistes qui prônent l’amour. Les islamistes sont violents, ils n’ont aucuns sens civique, ils n’aiment pas leur pays , ils n’aiment que la HOUMA (la terre mère la Mecque), les drapeaux autres que le leur est pêcher, le nationalisme est pêcher, l’amour est pêcher, la musique est pêcher, rire est pêcher, être une femme est pêcher, vivre est pêcher pour tout ceux qui ne sont pas comme eux, voilà ce que sont les modérés que les occidentaux soutiennent !

Mohamed Brahmi savait que Nahda truque les élections

Mohamed Brahmi ne croyait pas aux élections car il savait que l’Isie n’avait rien d’indépendant, et que donc les élections seraient truquées.

Nahda baisse tous les jours dans les sondages, et aujourd’hui on ne la crédite plus que de 12%. Voilà pourquoi elle est obligée de truquée les élections, et comme Chokri Belaid, Mohamed Brahmi dénonçait cela et il l’a payé de sa vie.

11 balles pour être sur qu’il ne survive pas, les tunisiens se sont réveillés pour fêter les 56 ans de leur république et, au lieu de cela, ils doivent enterrer un des leurs, tué par les forces obscurantistes devant chez lui tout comme Chokri Belaid.

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