C’est à se demander s’il s’agit du même parti, donneur de leçons tant qu’il n’est pas aux affaires, et prompte à juger les avancées des autres en se posant comme l’ultime rempart à tout et à n’importe quoi : l’UMP est en train de laisser la part belle aux extrémistes de tous bords, tout en s’auto paluchant de sa propre médiocrité.

Insultes, agression à l’Assemblée nationale ; l’UMP montrait son vrai visage

Celui de l’incompétence. Qu’il soit au gouvernement, à la présidence de la république ; ce parti n’y arrive pas. Incapable de poser son bilan et de reconnaître ses erreurs, son nouveau président auto proclamé avait commencé sa campagne en nous pondant une histoire de pains au chocolat dérobé à la sortie d’une école pendant le ramadan, alors que ce dernier se déroulait durant les vacances scolaires.

Puis, nous avons eu une première campagne de Hollande Bashing durant les primaires UMPistes, catastrophe médiatique, humaine, politique. Et à partir de là, ce fut le drame... Ils décidèrent de rejoindre le mouvement pathétique et délirant de la Frigide Barjot, trouvant sans doute que ces “deux doigts, parce que trois ça ne rentre pas” était le summum du positionnement familiale en France.

Alors, ils ont envoyé ce Malraux de pacotille qu’est Henri Guaino, arranger les foules cathos tradis, engoncés dans leurs manières passéistes - celles qui ont fait que nos sociétés ont pris tellement de retard - afin de leur faire comprendre que l’UMP soutenait leurs valeurs. Dans le même temps, les ténors du ridicules prenaient la parole à l’Assemblée nationale et, là où il avait fallu deux jours à d’autres pays, nous avons mis six mois.

L’apothéose de la bêtise crasse fut leur tentative de coups de poing contre un collaborateur de Christiane Taubira qui s’était permis un haussement de sourcil à l’écoute des arguties lancées par cette droite qui ignore tout.

L’UMP, comme Frigide Barjot, s’est faite débordée

Elle qui parlait de “feu et de sang” dans ses interventions, pousse des cris de vierge effarouchée parce qu’elle reçoit la monnaie de sa pièce ; qui génère la violence ne devait pas s’étonner de la recevoir, en pleine tronche. Elle qui ne s’est pas émue des rassemblements de ses troupes devant les domiciles des élus de la république, vient maintenant se plaindre que certains menacent de faire pareil avec elle ; elle qui n’a pas réagit quand certains députés UMPistes ont été d’une violence inouïe, lors des interventions, nous joue la grande scène du II en s’étonnant qu’elle, son mouvement, ses amis politique, soient les cibles de celles et de ceux qui en ont ras le bol d’être stigmatisés par tant d’idioties verbales et de violences physiques.

L’UMP se désolidarise

Alors voilà ; la presse se fait l’écho, depuis ce matin, des déclarations de certains UMPistes, sans doute découvrant que leur mouvement était à la base plutôt social, qui disent “non” à une nouvelle manif, où ils se coltineraient le ramassis de débiles d’extrême-droite, de tronches de cake catho tradis de Civitas.

"Je ne conseille pas de manifester", a ainsi déclaré Alain Juppé, vendredi 24 mai."Chacun fera ce qu'il croit bon de faire, aujourd'hui la loi est votée et je pense que multiplier les manifestations, au risque de voir des dérapages, ce n'est pas très opportun", a ajouté le maire de Bordeaux.

Même refus de la part de François Baroin. "Il n’est pas question pour moi de défiler derrière des banderoles qui appellent soit à la dé-sobéissance civile, soit à une récupération politique qui ne peut profiter qu’à l’extrême droite", a déclaré l’ancien ministre à Sud ouest.

Il est bienheureux, enfin, de voir que le parti d’opposition de droite renoue enfin avec les valeurs gaullistes et pas avec le positionnement merdeux de son boss auto-proclamé.

Mais voilà ; les pleutres électoralistes continueront à se pavaner entre crânes rasés et égraineurs de chapelets : Jean-François Copé sera tout de même entouré par plusieurs dirigeants de poids de l’UMP dimanche. Les anciens ministres Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand battront le pavé, ainsi que les députés Henri Guaino ou Hervé Mariton, ainsi que le président du groupe à l'Assemblée, Christian Jacob.

Étonnons-nous, ensuite, que le Front national pique des électeurs à ces “gagnants”...

Après avoir attisé la haine : l’UMP se planque
Retour à l'accueil