Chaque jour, nous sommes inquiets pour l'avenir des écoliers , collégiens et lycéens.

Mais qu'en est-il réellement de la violence et du harcèlement quotidien que certains subissent ?

Autrefois, les « têtes de turcs » existaient déjà. Qui dans la cour de récréation, à la sortie de l'école, pour une raison indéterminée ne subissait pas railleries, harcèlements et parfois violence de la part d'un petit camarade ou d'une bande constituée. Pas tous mais certains d'entre-eux. Pour une particularité physqiue, pour sa réussite scolaire, pour son origine ethnique ou tout simplement de par son manque de personnalité, d'assurance ou de timidité.

Aujourd'hui le harcèlement va beaucoup plus loin, conduisant parfois à l'irrémédiable. La dépression s'installe et se prolonge jusqu'au coeur de la cellule familiale qui se doit normalement être protectrice. Internet, le portable, les réseaux sociaux : le harcèlement et la violence franchissent désormais le seuil de la maison en toute tranquillité, sans contrôle parental et « destiné à ne laisser aucun répit à l'ennemi » choisi par un seul ou par le groupe.

Une question : des parents ou du système éducatif qui est le responsable ?

Il est généralement acquis que les parents d'un enfant harceleur ou responsable d'actes répréhensibles ou violents vis à vis d'un de ses camarades ne se sentent pas responsables mais surpris voir indignés. « Mon enfant ? Ce n'est pas possible ! ».

Le climat économique et social ne favorise certes pas certaines familles à assumer leur véritable rôle de parents et laisser son enfant « surfer », « chatter », ou « utiliser » son mobile sans contrôle s'apparente à une forme de complicité active dans les cas de harcèlement vis à vis d'un de ses camarades.

L'école n'est pas en reste. Son abandon, certaines formes disciplinaires allant à « vau de l'eau », favorisent, elles aussi, l'escalade vers ces nouvelles formes de violence. En plus d'une instruction civique, une instruction numérique s'impose en milieu scolaire.

Du côté victime, les parents avec le même laxisme inconscient ou confortable se rendent responsables, eux, d'un délit de non assistance à enfant en danger, permettant ainsi à celui-ci de s'enfermer de plus en plus dans une dépression qui parfois est fatale.

TV, iPod, smartphones, internet et réseaux sociaux ne remplaceront jamais le dialogue et le partage au sein de la famille ni le rôle et la parole des éducateurs au quotidien.

L'internet remis dans les mains de l'enfant seul est bel et bien une arme de dépression massive, un espace virtuel de fantasmes pré-pubères ou d'ados et un terrain miné où chaque jour une guerre qui tait son nom sous couvert de technologie, fait son lot de jeunes victimes, amputées de leur véritable vie et pas assez « likées ».

Violence scolaire. Internet arme de dépression massive
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