Un lobby gay chez les cathos !

Selon une partie de la presse italienne, la renonciation du pape Benoît XVI est directement liée à l’affaire des fuites “Vatileaks” de l’année dernière, remontée à la surface grâce aux documents volés par Paolo Gabriele, l’ex-majordome du pape, dont l’affaire d’un “lobby gay” au sein du Vatican est directement issue et ne sort, dans les médias, que cette semaine.

Le rapport “Vatileaks” remis le 17 décembre au pape

A la suite de la condamnation de son ex-majordome - gracié par la suite - Benoît XVI avait demandé à trois cardinaux à la retraite d’enquêter sur ces fuites de documents ultra secrets au sein même du Vatican. Le 17 décembre dernier, le rapport d’enquête est remis au pape. Il est constitué d’environ 300 pages retraçant les longues semaines d’interviews de personnalités du Vatican, de collaborateurs laïcs et de prélats.

C’est à la suite du contenu de ce rapport que sort dans la presse italienne, le fait que la découverte d’"un réseau transversal uni par l'orientation sexuelle" au Vatican aurait poussé le pape à la démission. Une source anonyme, proche des trois cardinaux, qui indique que le rapport tourne autour du "non respect des sixième et septième commandements divins" en complétant par des "influence extérieure" de laïcs sur certains hauts prélats, lors d'événements de "nature mondaine".

Des prélats homosexuels et des “influences extérieures” suffisent elles à pousser un pape à la démission ?

Sans doute pas. Si, selon Panorama, le «lobby gay» du Vatican «serait, et de loin, le plus ramifié et influent de tous ceux existant au sein de la Curie» romaine, d’après Repubblica, le rapport indiquerait que certains prélats auraient subi «l’influence extérieure» (autrement dit le chantage) de laïcs auxquels ils seraient liés par des liens de «nature mondaine».

Le Vatican a pointé des erreurs grossières dans cet article, estimant qu’il ne doit pas être pris au sérieux. Il n’y aura «ni démentis, ni commentaires, ni confirmations» sur les «spéculations, fantaisies et opinions» diffusées par la presse en cette période, a ajouté le porte-parole, le père Federico Lombardi.

Mais, pourtant, Benoît XVI enfonce le clou a chaque intervention

Lors de la présentation orale du rapport par les trois prélats, qu’il a reçu avant de démissionner, le pape aurait pris conscience de son impuissance face à une curie en pleine anarchie et sur laquelle son autorité est limité. Sa seule manière d’agir est donc, aux yeux de tous, de renoncer au trône de Saint Pierre. Cette démission apparaît de plus en plus comme un véritable choix politique, plutôt que comme l’aveu d’une déchéance physique qui n’aurait rien ôté au symbole fort de foi du souverain pontife.

D’ailleurs, depuis son renoncement, à chacune de ses apparitions publiques, Benoît XVI dénonce les péchés des serviteurs de Dieu. "Le visage de l'Église est défiguré. Je pense en particulier aux fautes contre l'unité de l'Église, aux divisions dans le corps ecclésial", dit-il au cours de la messe d'entrée en carême. Lors de l'Angélus, il invite l'Église à "se rénover dans son esprit", à "renier l'égoïsme et l'instrumentalisation de Dieu pour le succès, les biens matériels, le pouvoir".

Un lobby gay chez les cathos !
Le KAC © 2017 -  Hébergé par Overblog