Tir réussi pour un pistolet imprimé en 3D

Des Américains ont réussi à créer une arme à feu fonctionnelle entièrement faite de plastique, à l'aide d'une imprimante 3D.

Un étudiant américain de 25 ans vient de créer un pistolet à partir d’une imprimante 3D au Texas.. C'est une arme à feu fonctionnelle entièrement faite de plastique.La machine permet d‘établir des fils de polymère fondu pour former des objets solides. Seul le percuteur n’a pas pu être imprimé et a été ajouté. Il s’agit d’un clou de quincaillerie.


En plastique, fonctionnelle et résistante

Si l’arme est principalement en plastique, elle n’en est pas moins résistante. Le magazine Forbes l’a testée et assure que le pistolet était indemne après le premier tir qui a eu lieu samedi.

Cody Wilson, étudiant américain de 25 ans, a travaillé sur l’objet pendant plus d’un an avant d’arriver à le concevoir avec succès. Il a baptisé son engin “The Liberator” en hommage au pistolet à bas coût parachuté en France par les Alliés pendant la Seconde Guerre mondiale.

“Partout où il y a internet, il y aurait une arme à feu”

L‘étudiant se dit libertarien et anarchiste. Il souhaite propager cette nouvelle arme à feu entièrement créée par imprimante 3D. Il a d’ors-et-déjà annoncé la création d’une association appelée “Defense Distributed” pour promouvoir son objet. Il souhaite pouvoir mettre en ligne les fichiers numériques permettant de concevoir l’arme. N’importe quel internaute pourrait alors les télécharger et obtenir une arme via une imprimante 3D. Wilson entend ainsi montrer l’inutilité des réglementations contre les armes à feu.


Un pistolet 3D légal


Si ses motivations demeurent encore floues, Wilson chercherait à démontrer à quel point la technologie peut détourner les lois. Le jeune homme de 25 ans affirme dans Forbes : “C’est un peu effrayant de se dire que vous pouvez fabriquer un engin meurtrier, mais c’est ce que nous visons à montrer” et d’ajouter : “Partout où il y a un ordinateur et une connexion internet, il y aurait la promesse d’une arme à feu.” Quant à sa responsabilité dans la violence que pourrait causer l’arme, il assure que “la liberté finit toujours par être le meilleur des intérêts”.

Le “printed gun” semble cependant limité, pour le moment, à certains calibres de munitions. Mais Wilson entend bien continuer à développer son “joujou”. L‘étudiant en droit assure qu’il y a encore “beaucoup de travail à faire”.

Le magazine Wired a classé Wilson dans sa liste des 15 personnes les plus dangereuses au monde.



Infographie : Les armes aux Etats-Unis © AFP 203

Tir réussi pour un pistolet imprimé en 3D
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