Sortir des conneries sur l’économie ne changera pas la réalité

Par contre, ça incite les beaufs qui y connaissent que dalle et qui ne souhaitent surtout pas se retirer les doigts du fion pour aller chercher l’info à continuer le fameux désormais “Hollande Bashing”.

Alors, on va tenter, une fois encore, de faire un peu de pédagogie, d’autant que le baromètre annuel réalisé par l’agence EY - anciennement Ernst & Young) vient de sortir. Et là, pour les “Hollande Basher” : c’est le drame...

25% d’embauche en plus dans les start-up françaises

Selon le baromètre annuel de France digitale, les start-up ont été particulièrement performantes en 2012, générant 40% de chiffre d’affaire supplémentaire et embauchant 25% de salariés en plus par rapport à l’année précédente.

Les start-up françaises ne sont pas "down". Au contraire, leur croissance a été soutenue l’année passée, à en croire le baromètre annuel réalisé par l’agence EY (ex Ernst & Young) pour le compte de l’association France digitale.

125 jeunes sociétés du numérique ont répondu à l’enquête. Pour elles, les voyants sont au vert : elles ont embauché 25% de salariés de plus que l’année précédente.

Une économie en phase avec les nouvelles lois sur le travail

Ce sont des créations d’emplois durables. 89% des salariés de ces start-up sont en CDI, 5% en CDD. 16% des personnes recrutées sont des jeunes fraîchement diplômés. Par ailleurs, huit start-up sur dix pratiquent l’intéressement aux résultats, généralement par le biais de bons de souscription de parts de créateurs d’entreprises. Le ratio entre le salaire des patrons et le salaire moyen est de 2,76.

Le panel de start-up déclare un chiffre d’affaire en hausse de 40% par rapport à 2011, à 1,8 milliards d’euros. Les structures les plus petites sont les plus dynamiques, avec une hausse de 65% de leur chiffre d'affaire.

Les implantations industrielles : ça donne quoi ?

Les chiffres dansent, dans les médias et au sein des états-major des partis d’opposition, dans une ronde incessante. Les chiffres ne sont d’ailleurs pas les mêmes, et ont une fâcheuse tendance à baisser, sur les implantations industrielles, à mesure que le parti s’éloigne du centre. Alors, non d’un gnou affamé, on en est où ?

Déjà, il faut savoir que si en 2002 il y avait 369 implantations industrielles nouvelles au Royaume-Uni, 254 en France et 153 en Allemagne, cette dernière nous a rattrapé en 2010 et nous a dépassé depuis. La politique soi-disante en faveur de l’entreprise et de l’investissement de l’ex président UMPiste a donné des fruits pourris ; les investisseurs étrangers ont déserté la France de Sarkozy.

Implantations industrielles depuis 2002

Les investisseurs étrangers satisfaits de la politique française

Aujourd’hui, depuis plus d’un an, c’est paradoxalement pour nos “Hollande Basher” que les investisseurs étrangers sont le plus enthousiasme. Malgré les difficultés traversées cette année par la France – difficultés qui ont pu renvoyer l’image d’une destination peu business friendly largement relayée par les médias français - il semblerait que la confiance des investisseurs étrangers n’ait pas pour autant été remise en cause comme on aurait pu le redouter : ils sont encore 63% à exprimer leur conviction que le pays surmontera la crise actuelle et 73%, parmi ceux qui sont implantés en France, à se déclarer satisfaits du site France.

Certains, plus positifs encore, citent la capacité d’innovation française comme l’un de ses principaux atouts pour s'inscrire dans la mondialisation et reconquérir son attractivité. Et, nouveauté 2013, ils citent même en deuxième atout… notre esprit d’entreprise ! Preuve qu’il existe bien une French touch capable de faire des émules à l’international. Pourtant, nos entrepreneurs ne voient pas leur pays du même œil.

Le baromètre 2013 met en lumière les termes possibles d’un rebond, lorsqu’on analyse en détail les réponses des 212 dirigeants qui ont confié leurs opinions et leurs projets. Le maintien, en nombre mais pas en emplois, des implantations industrielles et des investissements américains, dont la France est la 1ère destination en Europe et un dynamisme des grandes agglomérations dont les stratégies de développement économique et de promotion des territoires, témoignent de l’efficacité des solutions locales au service d’une attractivité nationale.

 

Alors, il est possible de se la raconter “pessimiste”, de se la jouer “Hollande Bashing” ; force est de constater par les chiffres que sortir des conneries sur l’économie ne changera pas la réalité ; le gouvernement va dans le bon sens.

Sortir des conneries sur l’économie ne changera pas la réalité
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