Serge Ayoub promeut la race blanche, pas pour lui...

Une fois n’est pas coutume dans le petit monde des extrémistes de tous genres ; le “faîtes ce que je dis, mais surtout pas ce que je fais” est quasiment un gimmick.

Ainsi en va t’il de certains leaders d’extême-gauche, hurlant contre “l’argent qui corrompt” payant l’ISF mais aussi à l’extrême-droite, où c’est assez “charmant”, in fine, de se rendre compte que les mononeurones s’épanchant sur la suprématie “blanche” peuvent aussi se commettre avec des jeunes filles assez éloignées de leurs discours politiques.

La petite amie de Batskin

Céline Barbe ne vous dira sans doute rien... Mais si le Kiosque aux Canards vous donne son pseudo d’artiste, cela vous éclairera sans doute : “Tabatha Cash”, jeune et jolie - et intelligente - eurasienne, née d’une mère italienne et d’un père vietnamien en 1973 à Saint-Denis et surtout connue pour avoir tourné dans nombres de films à caractère pornographique.

C’est lorsqu’elle commencera un DEUG de droit à l’université d’Assas qu’elle se lie avec l’extrême-droite et plus particulièrement avec Serge Ayoub - “ Batskin” - alors que ce dernier est encore affilié à Troisième Voie - canal historique, pas celui qu’il a lui-même recréé il y a deux ans - dirigé alors par une figure du nationalisme révolutionnaire : Jean-Gilles Malliarakis. Il sera d’ailleurs aussi le chef du Mouvement Nationaliste Révolutionnaire, encore réactivé il y a deux ans par Ayoub.

Pas raciste ? Il suffit de le lire “Je suis ethno-différentialiste. Je pense que les hommes sont comme les chiens ; y'a des caniches et des lévriers. Moi, je préfère les lévriers, ils sont plus beaux et ils courent plus vite"

Vous me direz, c’est toujours assez sympa de se dire qu’un bulldog d’extrême-droite peut, par amour, mettre de côté son racisme...

Serge Ayoub ; entre légende et réalité

C'est l'histoire, toujours, d'un jeune adulte qui vieillit, ouvre des boutiques pour skins néo-nazis et doit y renoncer – l'une d'entre elles est détruite, la seconde fait l'objet d'une fermeture administrative.

Il navigue ensuite entre les faits divers meurtriers qui émaillent la mouvance skin de ces années-là. Il s'éloigne de la scène politique d'extrême droite, s'essaie à la production de films porno, effectue un court séjour derrière les barreaux pour trafic de stéroïdes.

Il tente d'ouvrir un "chapitre" (une section) des Hell's Angels en France, déclare mort le mouvement skin, se revendique "biker", puis s'évanouit à nouveau.

Il dit avoir été directeur de casino au Salvador, travaillé pour une galerie d'art au Japon, fait de l'import-export en Lituanie...

Bref ; une vie, tout simplement ; pas de quoi en faire un leader...

Serge Ayoub promeut la race blanche, pas pour lui...
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