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Encore plus passionnant que l’affaire Tapie ; les réactions, à droite, sur cette affaire. L’UMP qui accumule les casseroles depuis l’affaire Karachi et qui n’a, en même temps, pas eu de mots assez durs pour fustiger la gauche et l’affaire Cahuzac - Il est à souligner d’ailleurs que cette affaire s’est réglée en quatre mois, alors qu’on va bientôt en être à vingt ans pour Karachi... -, se retrouve à se foutre sur la tronche pour savoir qui prendra à la place des autres.

Guéant s’en prend plein la tronche

Lui qui donnait leçons sur leçons aux “racailles”, aux “gôchistes”, aux étrangers présents sur notre sol et qu’il fallait impérativement “reconduire aux frontières car générateurs de délinquances” a juste fait... La même chose. Voir même en pire, puisqu’entre 2002 et 2004, il a utilisé des fonds en liquide qui n’étaient plus autorisés que pour les enquêteurs, dans le cadre de leurs fonctions. Ainsi, le pognon réservé à la lutte contre la délinquance lui rentrait, tranquillos, dans les poches...

Ah ! Comme nos “amis” UMPistes ont bien fait de venir nous pousser des cris de vierges effarouchées lors de l’affaire Cahuzac ! Un peu comme les Le Pen et consorts qui, faisant fabriquer leurs outils militants en Asie-du-Sud-Est fustigent les français qui n’achèteraient pas... Français... Et qui, comble du ridicule dans la série “les postures politiques” ; nous font dix jours sur la bouffe halal alors que le principal boss de la fédération du Nord du FN est, aussi, le patron de la filiale halal de cette même région.

C’est à se demander, si, à l’UMP et au FN, ils n’auraient pas, in fine, compris que leurs électeurs étaient prêts à tout gober, tout le temps, même les choses les plus ridicules.

Sarkozy commence à pousser Guéant vers la sortie

Après avoir traité de “cons” les deux têtes de l’hydre UMPistes - ce, en quoi... Bref... -, notre “peu” regretté NanoPrésident commence à avoir le feu au fion. Entre les affaires Karachi, le financement “étrange-venu-d’ailleurs” de sa campagne 2007, les liasses de “mamie Zinzin” et, pour finir, cet étrange arbitrage avec quarante cinq millions d’euros payés - par nous - pour préjudice moral du pépère Tapie ; nous voilà avec un type qui se demande encore s’il va revenir en 2017 ? Nan ; y déconne... Ceci étant, pour l’instant ; il se protège, surtout...

Et il a raison, d’autant que Stéphane Richard a affirmé aux enquêteurs que Bernard Tapie était présent en 2007 à une réunion à l’Elysée destinée à mettre en place la procédure d’arbitrage, a indiqué jeudi à l’AFP une source proche de l’enquête.

Interrogé par l’AFP, Bernard Tapie a déclaré ne «pas se souvenir d’une réunion à cette date», qui ne pouvait selon lui «être une réunion de validation mais d’information».

“Par soucis d’intérêt général”

«Je ne suis jamais intervenu», dit l’ex-chef de l’Etat qui charge Claude Guéant, son secrétaire général de l’Elysée à l’époque. D’après la version rapportée par la radio, c’est Claude Guéant qui a apporté cette solution clé en main à Nicolas Sarkozy, lui expliquant que ce litige entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais avait déjà coûté 20 millions d’euros à l’Etat et que cette solution de l’arbitrage privé permettrait de clore l’histoire. Nicolas Sarkozy dit avoir fait confiance à son«cardinal» et avoir choisi cette solution, non dans l’intérêt de l’homme d’affaires mais par soucis de l’intérêt général.

Ces éléments pourraient accélérer la prochaine convocation de Claude Guéant dans ce dossier. Car après les mises en examen de Stéphane Richard, l’ex-directeur de cabinet de Christine Lagarde et de Jean-François Rocchi, le président de la structure chargée d’apurer le passif du Crédit Lyonnais, la logique voudrait que les juges remontent jusqu’à l’Elysée. Claude Guéant a reçu plusieurs fois Bernard Tapie à l’Elysée et qu’il a organisé une réunion visant à valider l’arbitrage.

Dans l'ancien régime, celui d'avant la révolution, il était d'usage de ne pas punir les serviteurs d'un prince, quelques soient leurs rangs, qui n'avaient fait qu'obéir à leur maître. Il semble que Stéphane Richard soit dans ce cas ; ses deux maîtres de l'époque, Sarkozy et Guéant auront ils le courage d'assumer ? Rien n'est moins certain... Mais gardons nous, alors, de ne punir que celui qui fut fidèle.

Sarkozy/Guéant : les rats quittent le navire
Tag(s) : #France, #Actualités, #Société, #justice, #UMP, #Guéant, #Sarkozy, #Tapie, #Le Kiosque aux Canards

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