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Publié par Le Kiosque aux Canards

Les présidents français et iranien se sont rencontrés, mardi, au siège des Nations unies à New York. Le climat était "poli et courtois".

Le chef d’État iranien, Hassan Rohani, rompt, à la stupeur générale, avec la ligne antisémite de son prédécesseur, qui avait déclaré "Ils (les Occidentaux) ont lancé le mythe de l'Holocauste. Ils ont menti (...). Si vous prétendez que l'Holocauste est une réalité, pourquoi ne pas autoriser une étude?"

Hollande en profite pour rendre la monnaie de sa pièce au président Obama qui l’avait lâché dans l’affaire syrienne.

Du jamais-vu depuis 2005

Les présidents français et iranien, François Hollande et Hassan Rohani, se sont serré la main, mardi 24 septembre, avant de discuter au siège des Nations unies du programme nucléaire iranien, de la Syrie et du Liban. Sans effusions, arborant l'un comme l'autre des sourires de circonstance, les deux chefs d'Etat ont échangé deux poignées de main.

Sous bonne garde, les deux dirigeants, leurs ministres des Affaires étrangères, Laurent Fabius et Mohammad Javad Zarif, et quelques proches ont pris place autour d'une table de verre rectangulaire dans le bureau de la délégation française, au siège des Nations unies.

La rencontre à huis clos s'est prolongée pendant une quarantaine de minutes. François Hollande a pris congé de son hôte avec un mot aimable, évoquant "un premier contact qui en appelle d'autres". Quant à Hassan Rohani, il a souhaité très diplomatiquement "un meilleur avenir" pour la relation entre les deux pays.

Pas de rencontre avec Barack Obama

Sur le fond, le président français a "noté les paroles d'ouverture" de son homologue iranien sur la Syrie ou le programme nucléaire de Téhéran. Les Etats-Unis et leurs alliés soupçonnent ce programme d'avoir des visées militaires, ce que l'Iran dément.

Mais François Hollande a souligné aussi qu'il attendait que ces paroles "soient traduites maintenant dans les faits, insistant sur la nécessité de parvenir à un gouvernement de transition en Syrie" et à "des résultats rapides" sur le contrôle international du programme nucléaire de Téhéran.

François Hollande est le seul dirigeant occidental qu'Hassan Rohani a rencontré en marge de l'Assemblée générale des Nations unies. Il n'a ainsi pas rencontré Barack Obama, l'organisation d'une poignée de mains étant trop compliquée selon le camp iranien. Il s'est toutefois exprimé à la tribune quelques heures le président américain. Il s'est dit prêt à s'engager dans des discussions fondées sur un calendrier et un objectif précis pour régler avec les grandes puissances le dossier du nucléaire iranien.

Un changement de ligne politique iranienne

Surtout, Hassan Rohani a rompu avec son prédécesseur Ahmadinejad, en reconnaissant, sur la chaîne américaine CNN (en anglais), l'existence de l'Holocauste, tout en jugeant que rien ne justifiait la création d'un Etat au détriment d'une autre population. "De manière générale, je peux vous dire que tous les crimes commis contre l'humanité dans l'histoire, y compris ceux que les nazis ont commis contre les Juifs, sont répréhensibles et condamnables", a-t-il déclaré selon la traduction livrée par CNN.

Rencontre Franco-iranienne à l’ONU

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