Plan social à l’UMP

Nos donneurs de leçons UMPistes, tout comme celles et ceux du Front national il y a quelques années encore, n’arrivent pas à gérer financièrement leur propre mouvement, et aspirent pourtant à gérer nos villes lors des prochaines municipales, en 2014.

Retour sur le plan social à l’UMP et la recherche, à tout prix, de financement

"Ce n'est pas un plan social, mais de la bonne gestion"

Explique ainsi un proche de Jean-François Copé, président auto proclamé de l’UMP. Cette explication doit, sans aucun doute, être plaisante à entendre pour la cinquantaine de CDD qui ont déjà reçu des lettres leur indiquant d’aller voir ailleurs si le travail y est.

D’ailleurs, l’un d’eux reconnait que "Le plan social plombe l'ambiance, car chacun se demande s'il ne va pas être le prochain sur la liste". Même Michèle Tabarot, députée des Alpes-Maritimes et secrétaire générale de l’UMP affirme sans soucis que "Le parti se trouve aujourd'hui dans une situation financière très difficile, avant, on disait : 'Il faut faire organiser tel événement'. Maintenant, on réfléchit plus au coût qu'à l'impact politique que cela peut avoir."

Des comptes en phase avec ceux du pays qu’ils ont géré

La défaite aux élections législatives de juin 2012, qui a envoyé cent vingt députés UMP au tapis, a contraint le parti à réduire la voilure. Des 35 millions d'euros de dotation publique qu'il touchait chaque année depuis 2007, il en a perdu près de 14 millions. "Une double peine : on a perdu des voix et de l'argent...", se désole un dirigeant.

Le budget annuel de l'UMP, de l'ordre de 54 millions d'euros lors de la précédente mandature, s'élève désormais à près de 35 millions d'euros, avec 21 millions de dotation publique et 14 millions provenant des dons et des cotisations payés par les adhérents et les élus.

Après avoir touché l'aide publique en juin prochain, le parti, endetté à hauteur de 44 millions d'euros en 2011, comptera encore un découvert à hauteur de... 35 millions d'euros. "Comme l'Etat, le parti est constamment dans le rouge en trésorerie et finance ses dépenses de fonctionnement sur de l'emprunt", explique un spécialiste des comptes du parti.

Moins d’organisation d’événements...

Les économies sont donc légions ; il faut rembourser le prêt de 55 millions d’euros que l’UMP a emprunté auprès de quatre banques, mi 2012, puisque la condition sine qua non de cet emprunt fut que le parti s’engagea a ce que ses comptes retournent à l’équilibre en cinq ans. Si ce n’est pas le cas, le nouvel immeuble du siège, un ancien garage, deviendrait la propriété des banques. Sacré leçon de gestion...

Après le personnel, l'autre poste de réduction budgétaire reste l'organisation des événements. A l'été 2012, l'UMP n'a pas tenu d'universités pour ses jeunes et n'en organisera pas non plus cet été pour économiser près de deux millions d'euros.

Plus de location de grandes salles et plus d’hôtels pour les déplacements des mamamouchis qui sont tenus, si le déplacement n’est pas à plus de trois heures de Paris. Pois chiche sur le couscous ; la majorité des réunions se font désormais à 14h, ce qui évite au parti d’avoir à restaurer les convives. Même les revues de presse se font sur le net désormais ; plus les moyens de se payer la presse quotidienne.

... Donc plus de... manifs gratos

C’est ainsi assez clair que l’UMP a décidé de participer aux manifestations contre le mariage pour tous afin d’économiser la comm’, quitte à lancer quelques messages assez décalés avec les buts premiers du mouvement. Et surtout, parce que ces manifs ne leur coutent rien. Bon, faut juste qu’ils arrivent à mettre au fond de leurs poches, le mouchoir par dessus, le fait de se retrouver avec des cathos tradi, des enculeurs de coléoptères, et des groupuscules d’extrême-droite.

Dernier espoir de faire rentrer de la tune ; les appels aux dons, lancés par le président aux adhérents et aux sympathisants ; un minimum de 10,00 euros par tête, en plus de la cotisation.

D’autant que si le Conseil constitutionnel confirme le rejet des comptes de la campagne de Nicolas Sarkozy, ce seront 11 millions d’euros supplémentaires que le parti devra trouver, pour rembourser, enfin, les citoyennes et les citoyens.

Bravo, les UMPistes, pour ces merveilleuses leçons de gestion

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