Petroplus : nouvelles propositions du libyen Murzuk Oil

Repoussé et « humilié » par le Tribunal de commerce de Rouen dans sa tentative de reprise de la raffinerie Petroplus de Petit-Couronne, le PDG fondateur de Murzuk Oil, Mabrouck Elie Getty, est venu vendredi à la rencontre des salariés réunis en assemblée générale. Devant les grilles de la raffinerie aujourd’hui totalement arrêtée, et face à une centaine de salariés ou sympathisants, il a assuré « pouvoir sauver la raffinerie » et l’ensemble de ses salariés. « Notre offre de reprise est prête », a-t-il insisté. Un autre rendez-vous avec les salariés est prévu sous quinzaine avec un « effet de surprise » à la clef. « Nous avons le soutien des banques et du gouvernement libyen », a-t-il redit devant les salariés sans pour autant préciser davantage le montant de fonds immédiatement mobilisables.

Un discours déjà entendu au tribunal

Ce discours avait déjà été tenu devant le tribunal de commerce de Rouen. Mais en rendant dans les semaines à venir son offre finale publique via internet, Murzuk Oil croit pouvoir relancer avec force sa candidature. « Aucune menace » mais la volonté de révéler si besoin « la vérité sur qui m’a saboté et sur qui m’a fait un coup tordu ». Sans attendre, l’entrepreneur libyen regrette le silence du gouvernement français et dénonce l’attitude du Groupe Total en Libye qui « vient critiquer mon projet de reprise ». « Arnaud Montebourg nous a dit en mars, il faut trois choses : un projet industriel, des garanties financières et une fourniture du brut. On a les trois. Je suis choqué. En ne répondant pas à nos demandes de rendez-vous le gouvernement français nous joue le pompier pyromane », a-t-il déploré. « Pour une question d’honneur et de conviction on va aller jusqu’au bout à Petit-Couronne. Ne relevant pas de la stratégie financière d’un grand groupe pour nous la raffinerie est rentable », a-t-il conclu.

Du côté syndicat et élus communistes

Au nom de l’Intersyndicale, Yvon Scornet « continue de demander la reprise de l’activité raffinerie sur le site. Soit l’un des repreneurs est valable, soit il faut que le gouvernement prenne ses responsabilités et nationalise le site ». Les élus communistes ont fait savoir qu’ils exigeront que l’option d’une activité de raffinage ne soit pas écartée.

Et les pouvoirs publics ?

Du côté des pouvoirs publics, la mission pour la reconversion continue son travail. La Région Haute-Normandie, le Département de Seine-Maritime et la CREA doivent se prononcer en début de semaine prochaine sur le financement de l’étude visant à la revitalisation du site industriel.

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