Non à l'obsolescence programmée

A partir du 10 septembre 2013, le projet de loi sur la consommation sera débattu au Sénat. En première lecture, les députés n’ont pas saisi l’opportunité d’amorcer une transition vers des modes de consommation plus respectueux de l’environnement. Il revient donc aux sénateurs de changer la donne en améliorant ce texte, notamment en soutenant la création d’un délit d’obsolescence programmée, l’extension de la durée de garantie à 10 ans et l’obligation pour les fabricants de rendre accessible les pièces détachées.

Qui n'a pas constaté que sont derniers gadgets technologiques ne fonctionnaient plus au bout de deux ans ?

Depuis les années 1950, nous consommons un peu plus chaque année. La société de consommation s’est imposée avec une promesse : l’amélioration de notre confort et notre bien être. Mais peu à peu, nos appareils semblent durer moins longtemps.

L’obsolescence programmée, kesako ?

« C’est l’ensemble des stratégies mises en place par les industriels pour réduire la durée de vie des biens qu’ils produisent. »

Un cas célèbre d’obsolescence est celui des imprimantes dans lesquelles une puce avait été insérée pour compter le nombre de copies : au bout de 18 000 copies, l’imprimante s’arrêtait !

Aujourd’hui, les techniques sont moins grossières ou plus vicieuses :

  • des pièces détachées introuvables et qui changent à chaque génération de produits. Véritables casse-tête pour les réparateurs, ces pratiques confortent aussi les consommateurs dans l’idée qu’il est plus simple d’acheter un nouveau produit que de faire réparer le sien ;
  • des logiciels qui rendent des smartphones et tablettes obsolètes en quelques années. Les produits se renouvellent plus vite, les systèmes d’exploitation aussi. Certains constructeurs en développent aujourd’hui un par an et ces nouveaux systèmes ne sont compatibles qu’avec les nouvelles générations de produits.
  • des batteries qui sont indémontables bien que cette pratique soit interdite au niveau européen. Faute de véritables sanctions, tous les constructeurs exploitent aujourd’hui cette brèche : quasiment toutes les tablettes mises sur le marché ont une batterie qui est soit vissée, collée ou soudée. La défaillance de la batterie est en effet une des raisons techniques pour lesquelles le consommateur va acheter un nouveau produit ;
  • des chargeurs qui continuent d’être différents entre les marques, les gammes et les générations alors que 17 constructeurs s’étaient engagés à développer un chargeur universel, une mesure qui devait éviter la production de 100 000 tonnes de déchets. Depuis cette annonce, Apple a lancé son dernier iPhone avec un nouveau chargeur !

Les Amis de la Terre ont mis en ligne une pétition, que vous pouvez signer en ligne à l'adresse du premier ministre et des sénateurs pour :

  • l'ouverture des actions de groupe non seulement aux associations de consommateurs mais aussi aux associations de protection de l'environnement et de la santé publique.
  • l’extension de la durée de garantie à 10 ans de tous les biens de consommations
  • la création d’un délit d’obsolescence programmée
  • le soutien au secteur de la réparation

Cette cyberaction prendra fin le 31 octobre 2013. Cliquez pour signer la pétition

Vous lirez peut-être aussi...

Non à l'obsolescence programmée
Le KAC © 2017 -  Hébergé par Overblog