Les primes pour Guéant, pas pour les autres

Signée Claude Guéant, cette note, que le "Canard enchaîné" publie mardi, demande aux policiers de ne pas utiliser les frais d'enquête et de surveillance pour s'octroyer des primes.

Du liquide : oui, sauf pour les autres

Quand Claude Guéant enfreint les consignes de... Claude Guéant. Pour justifier la découverte chez lui de factures en liquide par les enquêteurs, l'ancien ministre de l'Intérieur a expliqué qu'elles avaient été réglées grâce à des compléments de salaire provenant des frais d'enquête et de surveillance (FES). A l'entendre, ces primes étaient une pratique courante au ministère de l'Intérieur.

Pourtant, comme Le Canard enchaîné le révèle mardi 7 mai, le même Claude Guéant condamnait cette pratique lorsqu'il était directeur général de la police nationale. Dans une note datée du 3 février 1998 publiée par Le Canard Enchaîné, il détaille avec précision les "modalités d'application" de ces FES.

En "aucun cas", ces crédits ne doivent alimenter des primes

Ces sommes peuvent être utilisées pour "le recueil de renseignements, la rémunération d'informateurs, l'acquisition de matériels ou la mise à disposition de moyens d'investigation". "En aucun cas ces crédits ne doivent être considérés comme permettant d'alimenter un régime indemnitaire", ajoute-t-il.

En clair, Claude Guéant interdit à ses troupes de verser des primes à leurs hommes avec ces fonds. Si, comme il l'affirme, l'argent provient bien des FES, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy n'a pas respecté les consignes qu'il avait lui même données.

Les primes pour Guéant, pas pour les autres
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