Les français préfèrent la IVe république

Alors que le serpent de mer d’une VIe république réapparait - rappelons qu’il avait commencé lors de la campagne de 1995 chez les Radicaux de Gauche - ; un sondage IFOP pour le JDD proclame que 78% des français seraient favorable à un gouvernement d’union national, sorte de gloubiboulga intégrant des représentants de tous les partis politique.

Un gouvernement mêlant la gauche et la droite

Près de quatre Français sur cinq (78%) seraient favorables à un gouvernement d'union nationale gauche-droite intégrant aussi des personnalités de la société civile, jugé plus efficace notamment pour lutter contre le chômage, selon un sondage Ifop publié dimanche dans le JDD.

Dans cette même étude, François Bayrou (MoDem), qui a émis cette proposition d'un gouvernement d'union, arrive en tête d'une liste de six personnalités dont l'entrée au gouvernement serait souhaitable en cas de remaniement.

Parmi ces six noms proposés, le président du Mouvement démocrate recueille un taux de 47% de "oui", devant Martine Aubry(37%), Louis Gallois (34%), Bertrand Delanoë (33%), Claude Bartolone (29%) et Ségolène Royal (27%).

Parmi les sympathisants de gauche, c'est la maire de Lille et ex-patronne du PS, Mme Aubry, qui est la plus largement souhaitée (70%), devant le maire de Paris, Bertrand Delanoë (59%), tandis que François Bayrou (52%) distance Ségolène Royal (45%), Claude Bartolone (44%) et enfin Louis Gallois (35%), le commissaire général à l'investissement.

François Hollande présiderait l’union nationale

Par ailleurs, à la question de savoir s'ils seraient favorables ou opposés "à ce que François Hollande mette en place un gouvernement d'union nationale, composé de personnalités issues des différents partis politiques de gauche et de droite représentés au Parlement, ainsi que de personnalités issues de la société civile", 78% des sondés s'y disent "favorables" (tout à fait 28%, plutôt 50%). Les plus largement acquis à cette idée se trouvent parmi les sympathisants UMP (89%), ceux du FN (79%), et moins parmi les sympathisants de gauche (66%).

Environ cinq sondés sur dix jugent qu'un tel gouvernement serait plus efficace qu'un gouvernement classique dans la lutte contre le chômage et dans la résorption des déficits, contre environ quatre sur dix estimant qu'il ne serait ni plus ni moins efficace.

La IVe ; ça fonctionnait comment ?

L'Assemblée nationale présidée par Jacques Chaban-Delmas

Les institutions de la Quatrième République restent proches de celles de la Troisième République : c'est un régime parlementaire bicaméral, avec un chef d'État faible et un gouvernement exerçant l'essentiel du pouvoir exécutif. Le projet de Constitution adopté par le référendum du 13 octobre 1946 entre véritablement en vigueur le 27 suivant.

Le pouvoir exécutif est essentiellement exercé par le président du Conseil. Proposé par le président de la République puis investi (accepté par vote à la majorité absolue) par l'Assemblée nationale, il forme une fois confirmé dans ses fonctions un gouvernement s'appuyant sur la majorité politique le soutenant à l'Assemblée. Cependant Paul Ramadier, premier président du Conseil, inaugure la coutume d'une seconde investiture devant l'Assemblée une fois le gouvernement composé, comme cela se faisait sous la Troisième République. 

Une révision de la Constitution en 1954 établit officiellement une investiture du gouvernement une fois formé par l'Assemblée nationale. La plupart des prérogatives du président du Conseil sont héritées de la Troisième République : il nomme à tous les emplois civils et militaires, exécute les lois, contresigne tout acte du président de la République. Vingt-quatre gouvernements se sont succédé sous la Quatrième République, dirigés par seize présidents du Conseil différents.

Le Président de la république

Vincent Auriol

 

Le président de la République est élu par le Parlement composé par la réunion des deux chambres (article 29 de la Constitution), pour une durée de sept ans. Son rôle est essentiellement représentatif mais il a deux atouts en main : il nomme le président du Conseil et il a le pouvoir de dissoudre par décret la chambre des députés, suivant une procédure très encadrée. 

Il garde aussi quelques compétences héritées de la Troisième République, en matière de nominations et de diplomatie : il signe et ratifie les traités et accrédite les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires. Il est le chef des armées et préside à ce titre le Conseil supérieur de la défense nationale. C'est aussi lui qui préside le Conseil supérieur de la magistrature. Il conserve enfin le droit de grâce et demeure irresponsable sauf en cas de haute trahison.

En cas de vacance (décès, démission, autre), le Président de l'Assemblée Nationale assure l'intérim. Les deux présidents de la Quatrième République sont Vincent Auriol, ancien ministre socialiste du Front populaire, et René Coty, classé au centre-droit.

Le Parlement

Le Parlement

Le pouvoir législatif est exercé par le Parlement, constitué de deux chambres distinctes. La principale différence avec la Troisième République réside ici dans le fait que le bicaméralisme est inégalitaire : les deux chambres n'ont pas les mêmes pouvoirs. 

Le Conseil de la République(chambre haute du parlement), renouvelé par tiers tous les trois ans au suffrage indirect (par un collège électoral composé de grands électeurs représentant les assemblées délibérantes des collectivités locales, élues au suffrage direct) n'a que peu de pouvoirs et peut être comparé auSénat de la Cinquième République. L'Assemblée nationale (chambre basse) est élue au suffrage universel direct pour cinq ans : la majorité électorale est fixée à 21 ans et les femmes sont intégrées pour la première fois au corps électoral. Titulaire de la majeure partie du pouvoir législatif, elle contrôle directement les gouvernements, qu'elle investit et peut renverser par une motion de censure à la majorité simple. 

Le principal écueil de la constitution de la Quatrième République est de permettre à l'Assemblée de renverser trop facilement le gouvernement. L'absence de systèmes de rationalisation du parlementarisme dans ce domaine est aggravée par les trop grandes restrictions dans lesquelles est délimité le droit de dissolution. En effet, pour dissoudre l'Assemblée, il faut au moins deux crises ministérielles au cours d'une période de 18 mois et qu'elles se soient soldées par l'adoption d'une motion de censure ou le refus de la confiance de l'Assemblée au gouvernement à la majorité absolue des députés.

La Ive république

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