Les anti mariage pour tous créent l’insécurité républicaine

Alors que le gouvernement annonçait hier que le calendrier pour l’adoption du mariage pour tous serait accéléré - prenant en compte pour cette décision le fait que l’Assemblée nationale - en première lecture - et le Sénat ont adopté cette promesse de campagne du président, qu’une majorité de citoyennes et de citoyens est favorable à cette loi et que les débats et les commissions se sont enchaînés depuis septembre, quelques milliers d’anti mariage pour tous continuent de créer une insécurité républicaine.

Des manifestations violentes

Ils étaient plusieurs milliers à manifester vendredi soir dans le quartier du Sénat, qui venait d’adopter le projet de loi. Descendus dans le calme vers 19 heures, ils réagissaient ainsi à la décision du gouvernement de présenter le projet de loi en deuxième lecture à l’Assemblée nationale dès mercredi prochain, tandis que le calendrier initial prévoyait un examen fin mai.

Peu avant 22 heures, plusieurs centaines de manifestants, dont certains appartenaient au mouvement traditionaliste Civitas, se sont heurtés à des gendarmes mobiles, reproduisant leurs tentatives de forcement des barrages de police et tentant de passer dans les zones non autorisées par la préfecture de police de Paris.

Les “protecteurs” auto proclamés de la famille font chier les familles

Plusieurs élus nationaux ont été réveillé par des cornes de brunes à leurs domiciles. Ainsi, ce samedi matin, un petit groupe d’opposants s’est employé à réveiller le député écologiste François de Rugy à 6h30.

Celui-ci a réagi sur Twitter aux « sifflets » et aux « cornes de brume » en s’interrogeant sur la conception du respect de la famille ainsi mise en œuvre et en s’excusant auprès de ses voisins.

Des déclarations génératrice de haines

Frigide Bargeot, la porte-parole de la « Manif pour tous », s’est emportée vendredi soir sur LCI contre le nouveau calendrier législatif :

« C’est une honte. Les Français ne veulent pas de ce projet de loi et que font-ils ? Ils accélèrent. [...] Hollande veut du sang, il en aura ! Tout le monde est furieux. Nous vivons dans une dictature ! »

Parmi les déclarations hostiles des dirigeants de droite, celle de Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée :

« Le président de la République prend le risque d’une confrontation violente avec les Français. »

Rivalisant dans l’excès, Philippe Gosselin, député UMP de la Manche, s’est demandé au sujet de François Hollande si « c’est la guerre civile qu’il veut » et Christine Boutin a délivré une série de tweets à la syntaxe approximative où il était question de « guerre civile », d’« injure à la démocratie », mais aussi d’« étoile » dans une allusion à l’étoile jaune.

On comprend aisément que le gouvernement souhaite que la loi soit le plus rapidement possible mise en place afin de calmer ces détraqués et surtout de stopper les violences de celles et ceux qui s’auto-paluchent de grands mots, sans être capables de se les appliquer à eux-mêmes.

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