Le procureur dément la demande de non-lieu pour Sarkozy

Malgré ce qu’annonçait Le Parisien, le parquet de Bordeaux dément formellement requérir un non-lieu pour Nicolas Sarkozy dans l’affaire Bettancout.

Pour vous rafraîchir la mémoire, Le Kiosque aux Canards vous propose la chronologie de l'affaire Bettancourt

Le parquet avait déjà fait un communiqué

Nicolas Sarkozy avait du, dans cette journée de confrontation avec l'ex maître d'hôtel mais aussi une ancienne femme de chambre, Dominique Gaspard, l'infirmière Henriette Youpatchou, et un autre maître d'hôtel et face au juge Gentil, s’expliquer sur le nombre de rendez-vous avec Madame Bettencourt. On se rappelle d’ailleurs que l’ex président de la république était déjà placé sous le statut de témoin assisté depuis nouvembre dernier ; aujourd’hui, les éléments de l’enquête lié à la confrontation ont permis au magistrat de mettre Nicolas Sarkozy en examen pour abus de faiblesse.

«Dans le cadre de l'information judiciaire suivie à raison de faits d'abus de faiblesse, d'abus de confiance aggravés, d'escroqueries aggravées au préjudice de Mme Liliane Bettencourt, trois magistrats instructeurs co-saisis, ont, ce jour 21 mars 2013, recueilli l'audition de M. Nicolas Sarkozy, lequel était assisté de Maître Thierry Herzog, avocat au Barreau de Paris» expliquait le parquet.

«Au terme de cet acte, M. Nicolas Sarkozy, qui bénéficie de la présomption d'innocence - s'est vu notifier une mise en examen du chef d'abus de faiblesse commis en février 2007 et courant 2007 au préjudice de Mme Liliane Bettencourt Schuller»

Seize personnes ont déjà été mises en examen par le juge Gentil et ses deux collègues depuis deux ans et demi dans cette affaire, partie d'une plainte, déposée fin 2007 par Françoise Bettencourt Meyers, la fille de Liliane, pour des abus de faiblesse à l'encontre de sa mère. La clôture définitive du dossier par le magistrat, qui a déjà demandé plusieurs fois sa mutation dans d'autres tribunaux, est attendue incessamment, et la confrontation de ce jeudi pourrait être le dernier acte important de son enquête.

Un nouveau communiqué aujourd’hui

Dans un communiqué, le procureur de Bordeaux, Claude Laplaud, dément formellement: "Contrairement à une information rendue publique dans la soirée du jeudi 4 avril 2013, le parquet de Bordeaux n'a pris aucune décision quant à l'orientation des réquisitions." Le réquisitoire définitif est attendu dans trois mois, temps nécessaire à l'examen détaillé de la procédure, "comportant plusieurs milliers de pièces", précise encore le procureur.

Le parquet confirme que sa décision ne sera connu que dans trois mois, environ et, ce sont les magistrats de l’instruction qui auront, in fine, le dernier mot.

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