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Publié par Le Kiosque aux Canards

Alors qu’il avait fallu attendre un an pour que les médias tombent sur le catastrophique quinquennat de Sarkozy, dès le lendemain de son élection, François Hollande a du faire face à une fronde de la presse. Pourquoi celle-ci commence t’elle à se calmer ? Tout simplement car le président et son gouvernement applique le programme de campagne, et qu’il fonctionne.

Depuis le 6 mai, la presse se déchaînait contre Hollande et son gouvernement

Autant il avait fallut attendre une année avant que les billets dithyrambiques de la presse sur le début de quinquennat de Nicolas Sarkozy ne laissent la place à des analyses un peu plus fines sur ses “non résultats”, malgré l’énorme publicité réalisée autour de son action de président, autant, dès le mois de mai de son élection, les médias sont tombés sur Hollande à bras raccourcis, avant même qu’il n’ait pu bouger le début du commencement d’une oreille.

On a tout entendu, tout lu. Cela a même été jusqu’à s’auto proclamer “journaliste psychologue” dans certains articles où se développaient des arguments étranges, du genre “François Hollande n’a pas de passé de réussite”, lui qui a pourtant fait réussir son parti dans toutes les élections, hormis les présidentielles, pour les raisons - en partie - que l’on connaît avec l’absurdité du choix de 2007. 

Résultat logique et cohérent du matraquage ; le couple Hollande/Ayrault se vautre dans les sondages.

Au bout de huit mois de pouvoir, le son de cloche change de tonalité

Et c’est relativement logique, puisque ces huit mois ont été exactement ce qu’avait prévu le candidat Hollande dans ses soixante propositions et surtout, dans le planning de mis en place de ces dernières, qu’il avait, lui-même, présenté aux électeurs durant la campagne. 

Difficile de continuer à traiter d’incapable un président qui met en place ce qu’il avait promis. Ainsi, depuis quelques courtes semaines, on commence à voir, entendre et à lire une étrange migration d’idées, de positionnement, dans les médias.

Et si nous reprenions les principales réformes et lois lancées, promulguées, appliquées depuis le début du quinquennat ?

Mai, juin, juillet et août 2012 ; le commencement des réformes

- réduction de 30 % des rémunérations du gouvernement,

- signature d’une charte de déontologie afin d’éviter les conflits d’intérêt d’un membre du gouvernement et d’une entreprise privée,

- augmentation de 25 % de l’allocation de rentrée scolaire,

- baisse de 6 centimes des prix à la pompes durant trois mois,

- caution solidaire mise en place pour permettre aux jeunes d’accéder à la location,

- doublement du plafond de l’épargne défiscalisée,

- mise en place de mesures de croissance dans le traité européen, réallocation de fonds structurels non dépensés pour 55 milliards d’euros, mobilisation de 230 milliards d’euros pour lancer des “projects bonds” d’une valeur de 4,6 milliards d’euros,

- la banque européenne d’investissement est dotée de 10 milliards d’euros supplémentaires pour être capable d’en prêter à son tour 60,

- retrait de 2 000 soldats français d’Afghanistan annoncé à nos partenaires au sein de l’Otan lors du G8 à Camp David - 18 et 19 mai - et du sommet de l’Otan à Chicago - 20 et 21 mai -,

- abrogation de la circulaire Guéant qui restreignait la possibilité pour les étudiants étrangers de travailler en France,

- droit à la retraite à 60 ans pour les personnes qui ont commencé à travailler à 18 ans et cotisé 41 annuités,

- les femmes ayant eu trois enfants peuvent décompter deux trimestres validés en plus des quatre qui leur étaient déjà alloués,

- dans la limite de deux trimestres supplémentaires le décompte des années de chômage est intégré,

- rémunération à 450 000 euros brut par ans maximum accordée aux patrons des entreprises publiques,

- mise en place d’une commission devant délivrer un rapport sur les “délits de faciès”, présidée par Dominique Baudis,

- gel conservatoire d’une partie des dépenses publiques afin de tenir l’objectif de réduction du déficit à 4,5 % du PIB,

- loi de programmation pluriannuelle qui respecte les exigences du traité budgétaire européenne présentée, intégrant d’ailleurs le déficit en termes structurels et non plus seulement en valeur nominale,

- plafonnement et suppression de niches fiscales, 

- modulation de l’impôt sur les sociétés au bénéfice des PME et des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices,

- surtaxe sur les banques et les sociétés pétrolières

- retour au barème de l’ISF,

- suppression de l’exonération sur les grosses successions,

- taxation des revenus du travail comme ceux du capital,

- tranche d’imposition à 75 % au dessus d’un million d’euros,

- chantiers sociaux de l’emploi des jeunes et des seniors, encadrement des licenciements boursiers, sécurisation des parcours professionnels, lutte contre la précarité, égalité salariale et professionnelle, 

Septembre, octobre, novembre et décembre 2012 ; les réformes continuent

- mise en place de la future politique environnementale, fermeture de Fessenheim avant 2016 et refus de sept permis d’exploration des gaz de schistes. Les moyens permettant de parvenir à la baisse de la part du nucléaire dans la production électrique de 75 % à 50 % doivent être définis dans une loi cadre à la mi-2013,

- déblocage de 1 280 postes d’enseignants dans le primaire,

- déblocage d’une centaine de postes de RASED,

- créations d’une cinquantaine de postes de CPE pour les collèges,

- décharge de trois heures hebdomadaires de formation pour les lauréat du concours,

- recrutement de 40 000 enseignants dès 2013,

- création d’Ecole Supérieure du Professorat et de l’Education (ESPE),

- réforme des rythmes scolaires,

- réforme de la fin du label “ZEP”

- Mise en place d’un plan de développement du numérique,

- mise en place de la commission de préparation de l’acte II de l’exception culturelle, présidée par Pierre Lescure, ancien patron de Canal +,

- Mise en place de la feuille de route d’un nouvel acte de décentralisation en 2013 qui traduira la nécessité de donner des compétences nouvelles aux collectivités locales,

- 150 000 emplois d’avenir réservés au non-diplômés et dont 18 % seront créés à l’Education nationale,

- création de 500 postes de policiers et de gendarmes,

- fin de la convergence tarifaire public-privée à l’hôpital,

- mise en place d’une concertation, confié à Édouard Couty, ancien directeur des hôpitaux pour la construction d’un “pacte de confiance pour l’hôpital”,

- encadrement des loyers grâce au décret du 1er août ; une loi pérennisant ce système prévue au parlement en 2013,

- loi assurant la cession du foncier par l’Etat et le renforcement des sanctions de la loi SRU,

- loi du droit au mariage pour tous présentée au Parlement début 2013,

- mission sur la fin de vie confiée au professeur Didier Sicard,

- loi sur le non cumul des mandats présentée au Parlement à l’été 2013,

- prise en charge à 100 % de la contraception et de l’IVG,

- signature avec Action Logement d’une lettre d’engagement mutuel afind e concrétiser les 150 000 nouvelles habitations sociales par an,

- 100 millions d’euros débloqués pour le logement et l’hébergement des personnes démunies,

- revalorisation du plafond de ressources pour bénéficier de la CMU-C,

- hausse du RSA de 10 % sur cinq ans,

- le contrat de génération permettant l’embauche d’un jeune en CDI accompagné par un salarié expérimenté maintenu dans l’emploi jusqu’à la retraite est acté,

- plan de lutte contre les déserts médicaux, dont la mise en place d’une garantie de salaire annuel de 55 000 euros pour 200 praticiens territoriaux de médecine générale,

Les résultats déjà visibles

- Décembre 2012 : la dette publique a baissé de 14,5 milliards d’euros

- Novembre 2012 : baisse du déficit de la France de 400 millions d’euros

- Taux d’emprunt ; les plus bas de ces dernières années. Dans un communiqué, le conseil d'administration du FMI, qui représente les 188 Etats-membres, salue même la "résistance" de l'économie française par rapport à l'ensemble de la zone euro et note que le pays jouit encore d'un statut "de refuge" auprès des investisseurs.

- La charge de la dette a déjà été révisée à la baisse à plusieurs reprises depuis un an. Le taux d'emprunt à 10 ans de la France a nettement reculé depuis novembre sur le marché, évoluant sous 2,1%, et se rapproche de son plus bas niveau historique, atteint le 3 août dernier, à 2,002%.

- Depuis ce mois-ci, et pour la première fois en près de vingt mois, les chiffres du chômage ne s’enfoncent plus dans une fosse dangereuse ; En un mois, nous sommes passés de 35 000 demandeurs d’emplois en plus par mois, à 300 pour le mois dernier. Ainsi même les économistes spécialisés dans le chômage sont surpris de cette stabilisation. 

Alors ? Sur les soixante propositions, on en est où ?

A presque huit mois de présidence et sur soixante propositions, les N° 1, 2, 3, 5, 6, 7, 9, 10, 11, 12, 15, 16, 17, 18, 22, 26, 31, 33, 34, 36, 37, 41, 47, 48, 55, 59, 60, sont désormais - et “déjà” - soit réalisées soit en cours. 

Les quatre dernières en cours de réalisation étant la N° 31 - “J’ouvrirais le droit au mariage et à l’adoption aux couples homosexuels” ;  la 55 “ tout texte de loi concernant les partenaires sociaux devra être précédé d’une concertation avec eux” et, suite au conflit malien, la 60 “je maintiendrai une ambition nationale élevée dans notre outil de défense, et je serais très vigilant dans l’action contre le terrorisme...”

Depuis janvier, lancement de la proposition N° 48 “je ferais voter une loi sur le non cumul des mandats”, est en phase de présentation en conseil des ministres.

Ça change des présidents aux grands effets de manches et qui ne valident, in fine, que moins de 40 % de leurs programmes.

La presse commence à se calmer sur la gouvernance Hollande

La presse commence à se calmer sur la gouvernance Hollande

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