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La Grande Barrière de corail, inscrite au Patrimoine mondial de l'humanité et l'une des sept merveilles naturelles du monde. La Grande Barrière de corail, le plus grand organisme vivant sur Terre, qui héberge un quart des espèces connues dans les océans de la planète, se meurt lentement depuis des années. Elle a perdu la moitié de ses coraux durant les trente dernières années et cette disparition ne fait qu’accélérer. La faute au réchauffement climatique, mais aussi aux activité humaines. Le magazine allemand Der Spiegel a même rapporté que «si la tendance se poursuit, l’impensable pourrait devenir réalité: la Grande Barrière de corail pourrait mourir.» 

Un scandale minier en perspective

L’industrie minière prévoit de construire d’immenses nouveaux ports dans un complexe nommé Abbot Point, au nord-est de l’Australie (tout près de la Barrière) pour faciliter l’expédition de son charbon vers le monde entier. Non seulement cela signifierait un doublement du nombre de bateaux qui passent près de la Grande Barrière de corail chaque année et qui arrachent déjà près de 3 millions de mètres cubes de récifs, mais si tout le charbon extrait était brûlé, il produirait trois fois la pollution atmosphérique que l'Australie d'aujourd’hui! Un pas de plus vers le point de non-retour. 

Les investisseurs se rencontrent en ce moment même pour prendre des décisions et le ministre de l’Environnement australien choisira de valider ou non le projet au cours des deux prochaines semaines. 

Un collectif international d'océanologues a récemment appelé le gouvernement australien à protéger la Grande Barrière des déchets de dragage générés par l'aménagement de ports et la navigation dus en particulier à l'industrie minière. 

Mi-juillet : des bombes américaines larguées sur la barrière de Corail

Deux chasseurs américains ont en effet largué quatre bombes de 226 kg chacune – deux inertes remplies avec du béton, et deux transportant des explosifs mais non armées – dans la célèbre zone australienne lors d'un "largage d'urgence". L'accident a eu lieu au cours d'exercices baptisés "Talisman Saber", auxquels participent 28 000 militaires australiens et américains tous les deux ans.

Les deux avions de type Harrier devaient viser le champ de tir de l'île Townshend au large des côtes du Queensland, mais ils ont été avertis au dernier moment que l'opération présentait un danger. "Ce n'était pas sûr de larguer les bombes à cet endroit. Il y avait des navires civils juste en dessous", a expliqué lundi 22 juillet le commandant de la 7e flotte américaine, William Marks, à la radio australienne Australian Broadcasting Corporation.

Devant s'alléger pour pouvoir regagner leur navire, les appareils, à court de carburant, ont procédé à un largage d'urgence, en accord avec les autorités australiennes, à 16 milles nautiques au sud de Bell Cay, dans le parc marin de la Grande Barrière de corail. 

Que fait l'Australie ?

L'Australie a officiellement reconnu mercredi la dégradation de la Grande Barrière de corail dont l'état est désormais qualifié de "médiocre" et que l'Unesco menace de placer au nombre des sites en danger.

Inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco en 1981, la Grande barrière a perdu plus de la moitié de ses coraux au cours des 27 dernières années sous l'effet de facteurs météorologiques (tempêtes), climatiques (réchauffement) et industriels, selon la revue américaine Proceedings of the National Academy of Sciences

Le ministre de l'Environnement Mark Butler a rendu public un rapport attestant l'altération régulière du récif corallien depuis 2009 sous l'effet de cyclones et d'inondations malgré le recul des pollutions agricoles. 

Photos : la Grande Barrière de corail

Le gouvernement australien veut renforcer son action pour lutter contre l'acanthaster, une espèce d'étoile de mer invasive aux couleurs vives qui se nourrit de corail et détériore la Grande barrière. Cinq millions de dollars australiens ont été ajoutés aux 2,53 millions déjà investis pour détruire ce prédateur, a annoncé le ministère australien de l'Environnement. 100.000 étoiles de mer ont pu ainsi être détruites. Egalement appelées «couronnes du Christ» ou «couronnes d'épines», elles ont ravagé en trente ans, 42% de la barrière. Les écologistes s’alarment et font pression sur le gouvernement pour qu’il mette très rapidement les moyens suffisants pour lutter contre ce fléau. 

Le réchauffement climatique a, lui aussi, accentué ces dernières années la destruction des coraux. Depuis 2009, 15%, d’entre eux ont été abîmés par les cyclones et les inondations qui altèrent la qualité de l'eau de mer. Canberra a rétrogradé la semaine dernière le niveau de santé de la Grande barrière de corail  de modéré à médiocre.

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La Grande Barrière de corail destruction programmée
Tag(s) : #environnement, #Australie, #Barrière de corail, #ecologie, #international, #Actualités, #nature-science-environnement, #économie, #UNESCO, #politique

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