L’UMP : faites ce que je dis, pas ce que je dis

Polémique incroyablement importante dans ces temps de crise, où le gouvernement se bouge pour tenter de rattraper les cinq années sarkogérés tout en appliquant ses promesses de campagne : l’UMP nous fait une crise de croissance.

La vanne d’Hollande et la cour de maternelle UMPiste

Ça se passe avant-hier lors de la visite fleuve du président de la république au Salon de l’agriculture. Une petite fille lance au président de la république "ah mais j'ai jamais vu, Nicolas Sarkozy ...", le chef de l’Etat, dans un sourire, lui avait alors répondu : "Bah, tu ne le verras plus !". Éclats de rire dans le cortège présidentiel...

Rien de bien méchant, rien de grave, rien d’exceptionnel et plutôt bien vu de la part d’Hollande, plutôt habitué des réponses un peu funky, du tac-au-tac. Sauf que nos loosers UMPistes, n’ayant plus grand chose à se mettre sous la dent, se sont épanchés sur cet intermède à la longue visite du président.

Les mamamouchis UMPistes font un concours de paluchage

"Il y a une tradition de la Ve République. Une fois que le président de la République est élu, il est entièrement consacré à sa fonction", et ne "refait pas le match" de l'élection, a fait valoir Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne porte-parole du candidat Sarkozy, dimanche, sur Europe 1.

"C’est un dérapage, cela n’a pas sa place dans la bouche d’un président de la République", a-t-elle encore asséné. "Ce n'est pas bien de parler de son prédécesseur de cette manière", a renchéri François Fillon, dimanche soir, sur TF1.

Pour l'ancien ministre Luc Chatel, François Hollande "ne fait plus rire les Français", a lui indiqué au micro de Radio J. Enfin, le député UMP Lionnel Luca a vilipendé "l'arrogance et l'impudence socialiste" dans un message sur Twitter.

A l’UMP, faut faire ce qu’il disent sans faire ce qu’ils disent

Sauf que, nos outragés de droite ont juste oublié un détail ; leur héros, sur le départ à Londres pour échapper aux impôts français, Nicolas Sarkozy avait fait bien pire, non seulement en affublant son prédécesseur du sobriquet de “roi fainéant”, le 7 janvier 2009, lors de ses voeux à l’Elysées. Mieux encore ; En février 2008, Nicolas Sarkozy n'avait pas apprécié la réaction d'un homme qui lui avait lancé "Touche-moi pas tu me salis". La réplique est rentrée dans la légende "alors casse toi-pauvre con".

Quand l’UMP aura fini de jouer dans la cour, elle pourra, peut être, reprendre ses études et arriver à nous pondre un “machin” un peu consistant ?

François Hollande au Salon de l'agriculture

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