Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage

Le président de la République française français, Jacques Chirac, avait décidé de faire du 10 mai la Journée commémorative de l'abolition de l'esclavage en métropole : l'occasion pour la France métropolitaine d'honorer le souvenir des esclaves et de commémorer l'abolition de l'esclavage.

Une réflexion générale sur la mémoire de l’esclavage

Au-delà de l'abolition, la journée devrait engager une réflexion générale sur l'ensemble de la mémoire de l'esclavage, longtemps refoulée, pour la faire entrer dans notre histoire. L'occasion aussi de s'interroger sur la façon dont la mémoire de l'esclavage peut trouver sa juste place dans les programmes de l'école primaire, du collège et du lycée. La volonté également de développer la connaissance scientifique de cette tragédie. Enrichir notre savoir, c'est le moyen d'établir la vérité et de sortir de polémiques inutiles.

La date du 10 mai correspond à l'adoption par le Parlement, le 10 mai 2001, de la loi Taubira "reconnaissant la traite négrière transatlantique et l'esclavage".

La loi “Taubira”

La loi Taubira, du nom de Christiane Taubira, députée au Parlement français, 1ère circonscription de Guyane, rapporteure de la loi, est une loi mémorielle française concernant la reconnaissance comme crime contre l'humanité des traites et des esclavages pratiqués à partir du XVème siècle sur certaines populations.

Chaque article de la loi légifère sur un sujet connexe :

• Article 1 : la reconnaissance des traites et des esclavages comme crime contre l'humanité

• Article 2 : l'insertion de ces faits historiques dans les programmes scolaires et le développement des recherches scientifiques s'y rapportant. L'article ne donne pas de directive sur l'orientation du traitement de ce fait historique permanent dans l'Humanité.

• Article 3 : un projet de requête en reconnaissance de ce crime contre l'humanité auprès du Conseil de l'Europe, des organisations internationales et de l'Organisation des Nations unies.

• Article 4 : modifie la loi n°83-550 du 30 juin 1983 relative à la commémoration de l'abolition de l'esclavage. Instaure un comité composé de « personnalités qualifiées » et de « représentants d'associations défendant la mémoire des esclaves ». Ce dernier point peut être lu comme une restriction aux associations qui ont explicitement mis dans l'objet de leurs statuts une obligation de « défense de la mémoire des esclaves ». Ce qui impose de connaître très précisément l'objet « mémoire des esclaves ». Or cet objet est lui-même désigné comme sujet de recherches à l'article 2.

• Article 5 : Modifie la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, chapitre V, Des poursuites et de la répression.

Des manifestations importantes

A cette occasion, plusieurs manifestations importantes ont lieu sur l’ensemble du territoire, à Paris et en région parisienne, bien sûr, mais également à Nantes, à Bordeaux, à Lyon, à Toulouse, à Lille, à Nancy, à Pontarlier...

Le Président de la République prononcera une allocution à l’occasion de la cérémonie qui se déroule au Jardin du Luxembourg, à 11h, en présence du Président du Sénat, du président de l’Assemblée nationale, de la Garde des sceaux ministre de la Justice, de la ministre de la Culture et de la Communication et du ministre des Outre-mer.

A la veille de cette journée nationale, le gouvernement a officialisé le renforcement du CPMHE qui est devenu le 6 mai 2013 le Comité national pour la mémoire et l’histoire de la traite et de l’esclavage (CNMHE). Myriam COTTIAS, membre du CPMHE depuis 2009, prend la suite de Françoise VERGES et devient présidente du Comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage.

Interview de François Hollande à l'occasion de la Journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions - Le Kiosque aux Canards

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