Irak : 4.500 morts, 30.000 blessés. 10 ans d'une histoire américaine

Au terme d’une des plus grandes mystifications de l’Histoire, les Etats-Unis et leurs alliés, sans la France, d’alors attaquaient l’Irak de Saddam Hussein il y a très exactement dix ans aujourd’hui.

L'Irak et son "arsenal menaçant"

Les illuminés qui servaient de stratèges à George W. Bush avaient « vendu » à l’opinion publique américaine une image de l’Irak sortie de leur imagination : ce pays était soi-disant en possession d’un menaçant arsenal d’armes de destruction massive et, tant qu’à faire, il était aussi affublé du crime de complicité avec Al-Qaïda pour les attentats du 11 Septembre. Tout était donc faux, sciemment faux.

Certes, Saddam Hussein était un monstre et, même si les conditions de son procès et de son exécution laissent un goût amer, peu d’Irakiens ont pleuré la disparition de celui qui était responsable de la mort de centaines de milliers d’entre eux, dans des guerres externe (Iran) et interne (le Kurdistan) ou dans la répression ordinaire.

Il n’empêche : l’aventurisme de l’Américain Bush, suivi avec un zèle aveugle par son valet britannique Tony Blair, s’est clôturé par un fiasco complet. Les Yankees n’ont pas fait main basse sur le pétrole des ombrageux nationalistes irakiens et, pire peut-être, l’Irak à dominante désormais chiite est passée dans le giron de la très islamiste république d’Iran, le meilleur ennemi du « Satan » américain.

Pendant ces dix ans, le pays a subi les affres de la guerre civile et n’a jamais recouvré qu’un calme relatif régulièrement rompu par des accès de violence extrême entre chiites et sunnites… Rien que ce mardi encore, 50 personnes, chiites, ont perdu la vie dans une quinzaine d’attentats à la voiture piégée à Bagdad.

Combien d’Irakiens ont-ils été victimes des belliqueux néoconservateurs qui avaient vampirisé la Maison-Blanche ? Nul ne le sait. Les sources oscillent entre 117.000 et 650.000 morts… Mais ce ne sont pas ces chiffres qui hantent les Américains.

Retour sur dix années de drames

Le 20 mars 2003, les forces armées américaines et britanniques envahissent l'Irak, sans mandat de l'ONU.
La raison invoquée a été la présence soupçonnée d'armes de destructions massives dans le pays. L'autre raison était de faire tomber Saddam Hussein. Il tombera trois semaines plus tard et la troisième guerre du Golf se termine officiellement le 1er mai 2003, la suite étant considérée comme de l'occupation.

En 10 ans, l'Irak est devenu le plus gros terrain d'entraînement et de formation des djihadistes, devant le Pakistan. En envahissant sa terre, les américains se sont d'une part mis à dos le peuple irakien, et ont d'autre part créé puis alimenté un sentiment de rejet et de haine chez lui à l'encontre des forces d'occupation.

A coups de drones, avions, hélicopters, HUMVEE, roquettes, missiles, grenades, fusils d'assaut, armes automatique,mines, ... la coalition alliée (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Japon, Corée du Sud, Espagne, Italie, Pologne) anéantit un pays qui fut jadis le berceau de l'Humanité.

Irak : 4.500 morts, 30.000 blessés. 10 ans d'une histoire américaine
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