Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

Vos visites

Publié par Bruno

Mauvaise fin de mois pour Claude Guéant. Tout juste sorti de l'hôpital pour "une malaisie cardiaque", pardon un malaise cardiaque (tiens on savait pas qu'il avait du cœur celui-là !), nos juges (Serge Tournaire et René Grouman)  ne lâchent pas l'affaire sur les virements suspects, un de 500 000 euros en provenance de Malaisie et un second de 25 000 euros de Jordanie. Les explications de Guéant ne semblent pas convaincre, ni les "nouveaux" éléments apportés aux juges par la défense de l'ancien ministre de l'Intérieur. Ces nouveaux éléments seraient des pièces oubliées lors de la perquisition du 27 février dernier. C'est vrai, ils sont nuls les enquêteurs de la Brigade Financière, ils oublient toujours les pièces à décharge.

Et tous ces politiques, avec du pognon à droite à gauche, c'est étonnant, ils héritent tous d'une grand-mère ou d'une vieille et riche cousine germaine. C'est lamentable ! Que Claude Guéant avoue qu'il y a eu des magouilles avant, pendant et après l'ère Sarkozy. 

Les casseroles de Guéant

Casserole #1 :

La vente de tableaux du peintre Andries van Eertvelt pour la somme de 500 000 euros. Guéant a fait exploser la cote de cet artiste sur le marché de l'art, mais c'est en plus rendu responsable d'un délit en omettant (sciemment) de demander au ministère de la Culture l'autorisation de vente à l'étranger (ici la Malaisie) et d'indiquer aux services de ce même ministère le montant exact de cette transaction.

Casserole #2 :

Encore une œuvre d'art. Celle-ci, c'est un cadeau d’État reçu en Côte d'Ivoire par le président Alassane Ouattara du peintreJames Houra. Mais Guéant n'a pas du lire la circulaire de François Fillon qui indiquait : "les cadeaux offerts aux membres du gouvernement ou à leur conjoint, dans le cadre de l'exercice des fonctions gouvernementales, notamment à l'occasion des visites effectuées à l'étranger (...) sont, pour leurs auteurs, la manifestation de la volonté d'honorer la France. C'est donc à l’État qu'ils s'adressent, au-delà de la personne du récipiendaire (...). Il est par conséquent normal qu'ils n'entrent pas dans le patrimoine personnel du ministre ou de sa famille.". Ping ! Guéant risque là aussi une sanction, surtout que le tableau estimé entre 2 000 et 5 000 euros est toujours accroché sur les murs de son cabinet d'avocat. A moins qu'il ne fasse augmenter la cote en revendant pour 500 000 euros ce tableau en Asie ou ailleurs à l'étranger... 

Casserole #3 :

L'emploi fictif de Philippe Pemezec maire UMP du Plessis-Robinson, qui déclaré inéligible, il est embauché en 2008 au cabinet de la ministre du logement, Christine Boutin, en tant que "chargé de mission sur l'accession sociale à la propriété" sur la demande expresse de Claude Guéant. Une information judiciaire pour "détournement de fonds publics, complicité et recel" est ouverte depuis le 10 mai 2013.

Casserole #4 :

Les primes en liquide prélevées sur des "fond spéciaux" qui n'existaient plus depuis 2002. Ces primes perçues par Guéant pour un montant estimé à 20 000 euros alors qu'il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur. Guéant se défend en expliquant que maintenant ce n'est plus possible. Des primes pourquoi ? De productivité pour la chasse aux clandestins ? Mais il y a aussi les sommes prélevées sur les fonds destinés aux frais d'enquête et de surveillance de la police nationale. Combien ? Une paille ! 10 000 euros par mois de 2002 à 2004. Le tout non imposable bien entendu.

Casserole #5 :

L'affaire Tapie-Lagarde, et oui, il est aussi dans le coup. Il a forcé la main au ministère de l'économie pour que le conflit qui opposait Bernard Tapie au CDR (Consortium de réalisation, chargé de liquider les passifs du Crédit lyonnais) soit tranché par un tribunal privé. Et pan près de 400 millions d'euros qui s'envolent au profit de Tapie.C'est Stéphane Richard, le directeur de cabinet de la ministre de l'économie de l'époque qui l'a balancé lors de son audition par les juges.

Casserole#6 :

On garde le meilleur pour la fin : le financement de la campagne Sarkozy de 2007. Le site Médiapart a révélé en juillet 2011 que Claude Guéant s'était rendu à plusieurs reprises en Libye entre 2005 et 2007 pour y rencontrer de hauts dignitaires du régime Kadhafi. Il était alors directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy au ministère de l'intérieur. Une nouvelle information judiciare contre X dans laquelle Guéant est encore mouillé. Plainte pour "corruption active et passive", "trafic d'influence", "faux et usage de faux", "abus de biens sociaux", "blanchiment, complicité et recel de ces délits". Quand aux sommes concernées, on a pas le détail, et comme Sarkozy a pris soin de détruire preuves et faire disparaître témoins à grand coup de Rafale pendant l'intervention en Libye, dur dur pour la justice de faire son job. A moins que Ziad Takkiedine ai gardé un joker dans sa manche.

Donc sale mois de juillet pour Guéant, lui qui donne des leçons de morale à Cahuzac, il pourrait peut-être bien, un de ces quatre, évoquer les bons moments avec son pote Ziad à la Santé. Après les casseroles et en attendant la gamelle...à suivre.

Guéant après l'hôpital, bientôt la Santé ?

Commenter cet article