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Publié par Le Kiosque aux Canards

La fonction publique doit être revue dans sa globalité, et certainement plus en fonction de chaque particularisme. Trop de fonctions et de postes se recoupent entre l’Etat, les régions, les départements. En ces temps de crises, chacun doit faire l’effort d’une logique de gestion ; les fonctionnaires n’y échapperont pas.

Quid de la première grève du quinquennat Hollande

Bien qu’à l’heure où cette article est écrit, aucune école ne soit fermée pour cause de grève, il est bon de rappeler les trois principales raisons du mot d’ordre du jour, posé par trois syndicats ; la CGT, la FSU et Solidaires. 

- Moratoire sur les suppressions de poste, 

- Revalorisation du point d’indice servant de référence pour le calcul des salaires dans la fonction publique (gelé depuis 2010),

- Abrogation du jour de carence sur les arrêts maladie,

Le gouvernement, de son côté, a rappelé les mesures que le candidat Hollande avait développé durant la campagne et s'est assigné pour objectif une réduction des déficits publics à 3% du produit intérieur brut (PIB) en 2013, fait valoir ses "contraintes budgétaires".

"Les fonctionnaires le savent : nous sommes sur le même bateau. Si l'action publique devait être abîmée par des déficits trop importants, si nous perdions une part de souveraineté, les fonctionnaires seraient touchés également", souligne Marylise Lebranchu Une revalorisation de 1% du point d'indice "revient à 700 millions" d'euros pour l'Etat, rappelle la ministre.

"Il n'y a pas de marge de manoeuvre en termes de créations de postes puisque nous portons les priorités du président de la République à l'Éducation nationale, la police et la justice", explique-t-elle.

Il est vrai qu’avec une masse salariale de 80 milliards d’euros, il est nécessaire de cogiter.

Opposition du public et du privé ; un fantasme partagé

Chaque réforme, mais chaque mouvement syndical aussi, met un caillou supplémentaire dans le jardin des fantasmes. D’un côté, le tas de cailloux est constitué des “emplois à vie” de la fonction publique - oubliant qu’il existe moults statuts, y compris des “précaires” qui n’ont rien à “envier” à ceux du privé - de l’autre, on fantasme sur les salaires plus importants, oubliant aussi que les travailleurs “pauvres” ; cette nouvelle création du sarkozysme, sont à peu près équivalents dans le privé et dans le public. Le temps partiel existe, aussi, dans le public. 

D’ailleurs, il aurait été plus qu’intelligent, afin qu’elle soit un minimum populaire, que les organisations syndicales puisent dans ce thème afin de booster leur mot d’ordre de grève de ce jour. Au moins, la notion de temps partiel est autant audible pour un travailleur privé que public.

L’externalisation sarkozyste nous coûte une fortune

Hôpitaux, prisons ; Sarkozy a ouvert la voie couteuse du partenariat avec le privée. S’il n’est aucunement nécessaire de passer des accord publics/privés pour construire et exploiter les prisons et les hôpitaux, il aurait été heureux de faire une loi cadre proposant le passage de la distribution et de la gestion de l’eau en régie régionale, voire départementale.

S’il est logique que les lois sociétales évoluent, à mesure de la modifications des habitudes de vie et de l’évolution logique de la société, pourquoi ne pas imaginer que la fonction publique puisse, elle aussi, évoluer en fonction, certes, des besoins, mais aussi des moyens. Ainsi, peut on aujourd’hui se permettre d’employer des jardiniers dans la fonction publique, alors que l’on manque d’infirmières et d’enseignants ?

Au delà des trois mots d’ordre mis en avant aujourd’hui ; c’est dans sa globalité que nous devrions devoir repenser la fonction publique, avec certes des revalorisations, mais aussi des domaines où la notion de “service publique” n’a plus besoin d’exister. On ne pourra bien rémunérer et bien former nos fonctionnaires que quand la masse salariale globale diminuera. Et s’il est urgent de recruter 70 000 nouveaux postes dans l’Education, la Santé, la Justice et la sécurité ; nous pouvons nous passer de nombreux postes qui doublonnent des compétences locales et des services privés.

la France ne peut se permettre d'abandonner les réformes de sa fonction publique

la France ne peut se permettre d'abandonner les réformes de sa fonction publique

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