Grandes entreprises : état de non-lieu permanent.

Les grandes entreprises et leurs filiales en France : état de non-lieu permanent.

L'ère des jeunes loups et des petits chefs

Des chefs qui doivent dire oui et constituer leur équipe, où chaque membre doit lui dire amen, pour que Dieu soit satisfait. J'entends par Dieu, les directions de groupes ou holdings qui ne pensent qu'en résultats au CAC40 , DAX ou autres. Voilà dans quelle situation se trouve l'entreprise française.

Comment arriver à ce résultat ?

Avec une technique éprouvée : recruter des cadres dirigeants de petite envergure aux dents longues et acérées, prêts à toutes les compromissions et tous les comportements "anti-sociaux", toutes les divisions, pour mieux conforter l'assise d'une politique capitaliste basée sur le non-respect du travail des ouvriers ou employés qui font la richesse du capital, donc de leur entreprise.

Ce système, me souviens-je, n'est pas sans m'évoquer le principe des cellules mises en place par les nazis pendant la seconde guerre mondiale.

Comment ?

Chacun doit dénoncer tout le monde pour arriver au mieux à l'objectif final, qui dans ce cas précis est : le profit au détriment de la satisfaction du travail accompli. Et non content de s'imposer comme des "gauleiter" ou "autres commissaires à la productivité respectant le plan", ces petits chefs sont des frustrés. Petits diplômes, petites fonctions qu'ils pensent ou espèrent grandes.

Leurs erreurs.

La dislocation du principal outil de travail et de stabilité sociale au sein de l'entreprise dont ils sont les responsables. Minimisation du rôle des syndicats et de leurs représentants, vacheries et procédures à deux francs pour mettre à la faute un employé, et surtout diviser pour mieux régner, proposant carotte ou bâton à celui qui souhaite ou non rentrer dans le moule qu'il désire car imposé par une direction dont il n'a jamais rencontré la tête.

L'humain au coeur de l'entreprise et non le lèche-botte de la direction générale.

Car le principal dans l'entreprise c'est l'humain, celui qui produit, celui qui vend, celui qui est là. Il n'est ni numéro, ni indice sur un bulletin de salaire de plus en plus dérisoire, il EST et sans lui plus de petit chef, plus de petit merdeux qui ne doit son existence que par et de EUX, les salariés de bas-étage comme ils ont coutume de les apprécier. Ce n'est ni l'ouvrier, ni l'employé qui casse l'outil de travail lorsque, par un mécontentement légitime, il fait grève. C'est le petit chef, qui au quotidien, en brisant les forces vives de l'activité productive, frustrant, punissant, à force de remontrances et de menaces, fait des salariés des apeurés, des lobotomisés de la lutte contre l'injustice sociale, des rivaux entre-eux brisant ainsi la solidarité et l'esprit communautaire qui devrait les unir pour améliorer leur condition de travailleurs.

Attention, Hessel est mort mais l'indignation existe toujours !

C'est à vous ouvriers et employés de ne pas vous laisser disloquer par cette machine si bien rodée par les gouvernements, le MEDEF, les grands patrons et pire les banques qui nous sont redevables d'exister encore.
Indignez-vous, contestez une autorité qui n'est que paravent du vaste négoce qui en appauvrit de plus pauvres que vous.
Pensez grève, association, syndicalisation, fraternité, bref pensez humain et non modèle productif.
On est loin, on a bien oublié le slogan de l'entre deux guerres : "Travailleurs de tous les pays, unissez-vous". Certes ce type d'appel n'est plus de mise, mais peut-être celui-ci conviendrait-il mieux : "Pauvres de tous les pays, indignez-vous !".

Ce qui est rassurant, est que, ces jeunes petits chefs partiront à la retraite à 70 ans, car incapables d'avoir compris l'enjeu de l'équilibre social et de l'égalité devant le travail fourni.

Grandes entreprises : état de non-lieu permanent.
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