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Publié par Le Kiosque aux Canards

Un discours clair de résistance face à la crise et surtout, un cap qu’il n’a pas cessé de garder depuis son élection. On ne change pas dix années de politique de droite en dix mois, et surtout en travaillant avec un budget voté en N-1.

Un premier bon point ; les engagements - la fameuse “boite à outils” - sont déjà tenus - voir le lien sur les 45 propositions de campagne déjà mise en place - et continueront à donner le cap.

Les moment chocs

Sur l’autorité du président,

David Pujadas insiste et évoque les "couacs" passés. "Un gouvernement, c'est une équipe, il y a des voix différentes, pas des pensées différentes, mais il y a parfois des expressions pas forcément heureuses. Mais quand c'est dur pour les Français, vous ne pouvez pas vous permettre la moindre imprudence. C'est une forme d'avertissement." Le prochain devra partir de lui-même? "Il comprendra".

"Les peines planchers seront supprimées quand on aura trouvé un dispositif pour éviter la récidive." Evoquant les victimes des délinquants: "Ce qui est insupportable, c'est que ceux qui les ont attaqués soient encore en liberté. Ça, ce sera terminé.

Sur le mariage pour tous,

"L'initiative législative ne vient pas de nulle part. C'est une conviction, un engagement que j'ai pris. C'est un droit pour tous sans qu'aucun droit soit pris à d'autres, selon un principe d'égalité. Je suis un président qui veut tenir mes engagements mais je veux respecter et apaiser. Donc il n'y a que le mariage pour tous et l'adoption dans certaines conditions dans le texte. C'est tout.

La PMA est renvoyée au comité national d'éthique dont l'avis sera donné à la fin de l'année. Je respecterai son avis, je ne veux pas préjuger. Quant à la GPA, elle restera interdite en France tant que je serai président. Je comprends cette opposition, mais il faut aussi respecter la légitimité du Parlement et de la représentativité."

Le sujet du Mali est abordé,

"La France a été vue comme le pays de la délivrance, et les Français peuvent en être fiers. Je suis en admiration devant ce qui a été fait - et certains en sont morts. Les soldats ont été chercher le chef des terroristes. Mais nous n'avons pas pu retrouver nos otages et nous allons poursuivre cette recherche. A la fin du mois d'avril, nous nous retirerons et au mois de juillet, il n'y aura plus que 2000 soldats, dans le cadre sans doute d'une opération de maintien de la paix de l'ONU", poursuit le président, qui annonce un retrait définitif pour la fin de l'année.

Sur l’Europe

Pujadas: "Je vais réorienter l'Europe vers la croissance, disiez-vous. Votre engagement n'était-il pas un peu léger?"

- Hollande: "Mais non, il y a eu une traduction! J'ai pu faire voter ce pacte de croissance, et je veille à chaque conseil européen à ce que ce soit respecté".

- P. : "On en voit pas beaucoup la couleur..."

- H.: "Vous en verrez bientôt la couleur, mais ça prend toujours trop de temps.J'en ai assez du temps. L'Europe, c'est ce qui nous permet d'être solidaires, mais ça prend toujours beaucoup trop de temps, y compris pour régler des problèmes comme Chypre! Malheureusement, je ne suis pas tout seul, je suis avec beaucoup de conservateurs.... [...] Et l'austérité, c'est l'explosion. Je ne ferai pas une politique qui conduise l'Europe à l'austérité."

Et les heures supplémentaires ?

"Ce n'était pas du pouvoir d'achat, confirme François Hollande. Mais encadrer les loyers, faire baisser le prix du gaz, lutter contre les frais bancaires (loi bancaire), c'est du pouvoir d'achat [...] Quant à la participation, qui concerne 4 millions de Français, je voudrais qu'elle soitdéblocable à n'importe quel moment sur une période de six mois, sans raison particulière, pour n'importe quel achat."

Les "leviers de la croissance",

"Il faut être sur les meilleures filières, avoir un secteur du logement et de l'artisanat qui soit dynamique. [...] Marché du travail, compétitivité, emplois d'avenir, contrat de génération, filières d'excellence : nous avons tous les outils. Je n'attends pas la croissance, je la créé.- Ces outils sont-ils suffisants, demande Pujadas?

- Ils sont exceptionnels, répond François Hollande."

Les principales mesures

Baisse du chômage avant la fin de l'année

"À la fin de l'année, nous aurons une baisse du nombre de chômeurs", a d'entrée de jeu déclaré François Hollande. "Ce n'est pas un pronostic. C'est un engagement, c'est une bataille."

Entreprises taxées à 75 %

Sur la taxation à 75 %, censurée par le Conseil constitutionnel, le président veut "procéder différemment". "Lorsque la rémunération des grands patrons dépassera le million d'euros, l'entreprise devra prendre en charge une contribution qui atteindra 75 %."

Allocations familiales limitées pour les hauts revenus

"Il n'y aura pas de fiscalisation des allocations familiales et nous garderons l'universalité des allocations. Mais que les plus hauts revenus touchent autant que les bas : non", annonce François Hollande.

Pas d'augmentation d'impôts en 2014

"En 2013, on va faire des économies pour qu'il n'y ait pas d'effort demandé en plus aux Français", promet le chef de l'État, avant d'ajouter qu'il n'y aurait pas de "nouvelle augmentation d'impôt" en 2014.

Retraites : allongement de la durée de cotisation

"Comme on vit plus longtemps (...) il va falloir avoir des durées de cotisation plus longues", a simplement déclaré le chef de l'État.

Mariage gay : pas de GPA "tant que je serai président"

François Hollande a assuré jeudi sur France 2 que la gestation pour autrui (GPA), la pratique des mères porteuses, resterait "interdite en France tant" qu'il serait "président" de la République.

Concernant la procréation médicalement assistée (PMA) pour les couples homosexuels, il a rappelé que cela n'était "pas dans le texte" sur le mariage pour tous et que le sujet avait été renvoyé au Conseil national d'éthique pour un avis attendu "à la fin de l'année" et qu'il "respecterait".

Le budget de la défense maintenu en 2014

"Nous dépenserons en 2014 exactement le même montant qu'en 2013", explique François Hollande. "Cessons de nous faire peur", avait exhorté le Premier ministre Jean-Marc Ayrault un peu plus tôt dans la journée. La droite préparait depuis deux semaines l'offensive sur le budget de la Défense nationale, persuadée que François Hollande diminuerait l'argent public dévolu aux armées. Il vient de leur couper l'herbe sous le pied

Mali : des élections en juillet

Il n'y aura "plus que 2 000 soldats français au Mali en juillet" contre 4 000 aujourd'hui, a promis François Hollande. Par ailleurs, le chef de l'État a annoncé viser des élections pour l'été : "Nous voulons des élections en juillet au Mali et nous serons intraitables."

Sarkozy : respecter la présomption d'innocence

Soulignant que son prédécesseur bénéficiait de la présomption d'innocence, François Hollande a déclaré avec force que "les juges devaient être respectés pour leur indépendance". "J'en suis moi-même garant comme chef de l'État", a-t-il dit, ajoutant qu'"aucun juge ne devait être mis en cause personnellement", une allusion aux nombreuses critiques concernant le juge Jean-Michel Gentil ces derniers jours.

François Hollande sur France 2 : gardons le cap !

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