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Publié par Le Kiosque aux Canards

Les hoax ne sont pas nouveaux en politique, car ils permettent de palier aux faiblesses argumentaires des partis qui les développent. Aujourd’hui, grâce au net, n’importe quel guignol peut pondre une information ni sourcée, ni développée. Ce sont ces hoax que Le Kiosque aux Canards démasque, avec un plaisir certain.

Des hoax a répétition pour faire bander les beaufs

On en a eu des tonnes depuis le début de la campagne des présidentielles, venant de tous les coins, de toutes les régions, de tous les groupuscules idiots et imbéciles qui n’ont même pas la certitudes des idées qu’ils défendent puisqu’ils se sentent obligés d’inventer des conneries.

Ça a commencé avec le resto “quatre étoiles” d’Hollande - rappelons qu’en France, tout comme dans le reste du monde, il n’existe pas de restaurant 4* -, la photo de Mohammed Merah avec François Hollande - sans commentaire... - puis avec les marchés de Noël d’Amiens qui devaient se rebaptiser “Marché d’Hiver”, alors que ça fait des années qu’Amiens nomme son marché de Noël “Parfums d’Hiver, le marché de Noël d’Amiens”. 

Puis nous avons eu le sapin de Noël soi-disant supprimé par le maire de Souffelweysheim pour faire plaisir aux “musulmans”, dans un billet qui prouve que les connaissances de son auteur en matière de partage des compétences, puisqu’il mélange allègrement celles d’un maire et d’un directeur d’école, sont plus que limité, mettant en lumière que nos petits bonshommes d’extrême droite ne connaissent même pas les règles et les lois du pays dont ils se targuent d’être les protecteurs.

Mais, aujourd’hui, leurs délires ont un résultat bien plus pénibles

La directrice de l’école privée de Saint-Mihiel porte plainte pour diffamation

Contre la publication d’une bouse de merde radicale, qui se permet de poster ces articles diffamants sur un site web arborant notre drapeau national, celui sous lequel sont morts les héros qui permettent à ces guignols de pourvoir ouvrir leur gueule librement. Le républicain Lorrain explique clairement l’affaire, d’ailleurs.

Ainsi, mardi sur un site internet très « bleu-blanc-rouge » et dont les articles prônent ouvertement l’islamophobie, un papier dénonçant le fait que « des enfants de CM1 » aient été « punis » parce que leurs parents avaient « refusé qu’ils apprennent une sourate (un chapitre) du Coran » dans son établissement.

Et l’auteur du pamphlet de tirer à boulets rouges, à coup de pédagogie très douteuse, sur l’équipe enseignante de l’école qui, « en parfaits petits soldats du système », est-il écrit, « obligent des petits à ingurgiter des versets coraniques, à se familiariser à une idéologie qui n’a rien à envier au nazisme ».

Directrice depuis trois ans et enseignante dans cette école privée catholique depuis sept ans, Christelle Lainet tient à « démentir tout ce qui est écrit, des propos qui relèvent de la pure imagination » dans une affaire ultrasensible qui a aussitôt été portée, en toute discrétion, à la connaissance du rectorat de Nancy-Metz et du ministère de tutelle.

De fausses accusations pour une fausse réalité 

La vérité, elle la livre sans fard : « Tout part d’une leçon d’histoire sur l’islam donnée avant les vacances de Noël par une enseignante dans le cadre du programme de l’Éducation nationale. Il s’agit d’une leçon qui porte la référence H6 dans le manuel d’histoire, qui décrit l’arrivée de l’islam, comme on le fait pour le judaïsme et le christianisme », avance-t-elle.

En guise de leçon, l’enseignante distribue à ses élèves un polycopié sans référence qui comporte un encadré, lequel renferme, à titre d’illustration, un verset du Coran.

La directrice reçoit peu après une lettre d’un parent qui trouve inadmissible cette leçon au sein de l’école. « Je lui ai répondu par écrit qu’il s’agissait d’un cours d’histoire comme un autre ». Mais le 9 janvier, la mère de l’élève attend la directrice dans la cour pour un échange houleux émaillé de « propos très racistes tenus par la maman ». Sans la moindre excuse de sa part.

Un père légèrement décalé avec le rapport à la culture

Le 11 janvier, c’est le père de l’enfant qui entre à l’improviste dans le bureau de la directrice, « très calme » et en exprimant « sa façon de penser », très extrémiste. « Il m’a demandé que son enfant quitte le cours d’histoire et ne participe pas à l’évaluation, sans sanction de ma part. Ce que j’ai accepté », confie Christelle Lainet.

Depuis cette rencontre fortuite, tout se passait bien jusqu’à mardi et le coup de fil d’un journaliste pour l’avertir de la parution de l’article qui mentionne l’adresse de l’école, son numéro de téléphone et son courriel. Un aller simple pour l’enfer : « Je reçois des coups de téléphone très menaçants de personnes qui me traitent plus bas que terre et ma boîte mail est saturée par trois cents lettres d’insultes et de menaces personnelles », souffre Christelle Lainet, soutenue par sa hiérarchie et le rectorat.

Entre « mauvais rêve ou réalité », la directrice n’a pas honte de dire qu’elle a peur aujourd’hui, avec une forte appréhension pour la reprise des cours ce matin. Elle a en tout cas décidé de riposter en déposant plainte pour diffamation , dès mardi, auprès du procureur de la République de Bar-le-Duc, qui décidera des suites judiciaires à donner ou non à cette affaire aux relents détestables et nauséabonds.

Les hoax sont légion dans les deux extrêmes, Le Kiosque aux Canards les pointe et les démonte

Les hoax sont légion dans les deux extrêmes, Le Kiosque aux Canards les pointe et les démonte

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