Duflot égérie d'un génocide annoncé

Le diesel, après le nucléaire, Cécile Duflot est-elle en train de courir après un dahut qu'elle ne pourra pas attraper ? Ses prévisions alarmantes, pas moins de 44 000 morts par an dûes à l'utilisation du diesel semblent exagérées.

Les problèmes environnementaux, ne doivent pas chère Cécile, se transormer en ambitions politiciennes. En effet, si le diesel est un polluant nuisible à nos chers et précieux poumons, il ne faut pas oublier qu'au jour d'aujourd'hui, il est aussi le principal poumon économique de notre activité de raffinage qui concerne quelques 10 300 emplois à l'avant dernier trimestre 2012, majoritairement dans le diesel.

Sachant que la majorité des raffineries françaises sont les rares en Europe à raffiner ce type de carburant et que Total n'attend qu'une chose : pouvoir délocaliser le raffinage sur les lieux d'extraction, êtes vous prête à sacrifier un nouveau pan de notre industrie après la sidérurgie ?

Madame Datho, parle, quant à elle de 42 000 victimes potentielles. Et demain, quels chiffres nous proposerez-vous ?

OK le diesel c'est pas au top !

Le diesel, n'est certes pas la panacée, mais les énergies fossiles sont toutes à mettre dans le même panier. Si l'on taxe au même niveau le diesel que l'essence, c'est à dire, une augmentation régulière annuelle du plein de carburant, sans compter les fluctuations du marché du brut, nos ouvriers qui ont choisi le diesel comme solution pour se rendre à leur boulot vont encore être pénalisés. De facto, une baisse de la croissance, via une baisse de la consommation.

Alors qu'est-il juste de penser? Une écologie extrémiste ou une écologie avec une transition en douceur en permettant à tout un chacun de choisir sa voie ?

Les particules fines mises en cause ne sont pas de la responsabilité de l'ouvrier ou de l'employé, qui, chaque jour, utilise son véhicule diesel pour se rendre à son travail, quand il lui en reste un - travail et/ou véhicule - .

La véritable responsabilité, vous incombe aussi, à ce moment où l'écologie, sous les différents gouvernements de l'avant Sarkozy et du post Mitterrand avait son mot à dire au Parlement. Si je regarde, propositions et motions effectuées à cette époque, peu de chose sur le diesel, mises à part les mesurettes. Il est facile maintenant de critiquer l'attitude du citoyen français, que l'on a contraint à utiliser le diesel, et ce depuis De Gaulle, pour différentes raisons : moindre coût, favoriser l'industrie automobile française qui était une des seules à proposer des moteurs diesels, le raffinage français, etc.

Entre trois millions d'emplois à retrouver, des milliers d'emplois à préserver, une relance économique générale, je suis prêt à sacrifier les 44 000 personnes de vos statistiques.

Des idées de solutions

Mais lorsqu'on l'on voit le prix d'un nouveau véhicule, et pire encore pour l'électrique et pour l'hybride, ne croyez vous pas chère Cécile que le progrès passera par :

›› des transports en commun gratuits, réguliers et efficients assurés par un véritable service public,

›› des aides à l'achat de véhicules hybrides ou électriques au même prix que le diesel,

›› une taxation accrue pour 4x4 de bobos, voiture de luxe et autres SUV avec une taxe écologique plus une TVA à 40% finançant cette ambition d'un véhicule écolo pour tous et la gratuité des transports en commun.

Donc ne tirez pas sur l'ambulance, faites votre job de politique et proposez des solutions courageuses et non des mesurettes fiscales comme les écolos ont toujours si bien su le faire.

Duflot égérie d'un génocide annoncé
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