Non ce n'est pas le titre du dernier film de George Clooney, mais la réalité. L'acteur-producteur américain bien connu et apprécié du public français, le gendre idéal finance des missions d'espionnage au Soudan. Alors que les affaires autour du renseignement américain et de la NSA en particulier font la une en ce moment, une affaire d'espionnage humanitaire qui mérite d'être rapportée.

Clooney's real life

La véritable vie de George Clooney c'est son engagement humanitaire en Afrique, en particulier au Darfour. George Clooney, a été la première personne médiatique à dénoncer les massacres perpétrés dès 2003 au Darfour, une région du Soudan, divisé en deux depuis. En 2005, il s’engage réellement et part tourner un documentaire sur la situation : « Darfour : du sable et des larmes ». En 2012, pour avoir manifesté devant l’ambassade du Soudan à Washington, George Clooney a été arrêté et menotté, pour désobéissance civile.

Alors qu’Omar El Bechir le chef  d’État soudanais salit son pays par les crimes  commis  contre ses propres citoyens et que Darfour, Abyei, sud-Khordofan, Nil Bleu  sont les noms qui symbolisent le martyr de centaines de milliers de civils, des individus courageux ont dit non lorsque la communauté internationale est  insensible émotionnelle ment,  apathique politiquement, naufragée moralement face aux crimes de masse commis au Soudan, un homme s’est levé et a parlé. Clairement, dignement et sans emphase. Cet homme porte le nom de George Clooney.

L'espionnage a des fins humanitaires

2013, nouvelle action de la part de la « star », l'ensemble de ses revenus publicitaires (Nespresso pour ne pas citer) et des bénéfices attachés à sa marque de tequila Casamigos , ont été investis dans du matériel d'espionnage high-tech par satellite, afin de garder un œil sur la situation à la frontière entre le Nord et le Sud du Soudan dans la région du du Darfour, et qui permet si ce n’est d’éviter, au moins de prouver de potentiels massacres de la population. Une situation qui ne plaît pas à Omar el-Béchir, le président soudanais, qui s’est exprimé contre l’espionnage de George Clooney.
En effet, le président, qui est accusé de crime de guerre, crime contre l’humanité et génocide dans le cadre de la guerre civile au Darfour, a publié une déclaration dans laquelle il attaque l’acteur et ses tactiques d’espionnage.
George Clooney a répondu dans The Guardian, se moquant d’Omar el-Béchir en comparant son espionnage à l’intrusion des paparazzi dans sa vie de star. « Il publie une déclaration disant que je l’espionne et demandant si j’aimerais qu’une caméra me suive partout où je vais, eh bien, bienvenue dans ma vie, M. le criminel de guerre ! » a déclaré l’acteur. « Je veux que le criminel de guerre puisse avoir la même quantité d’attention que celle que je reçois. Je pense que c’est juste » a-t-il ajouté.

Un espionnage un peu plus utile que celui de la NSA ?

Et au Kiosque de penser que Clooney est plus africain qu'Obama.

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