Chantier naval de Saint-Nazaire : des commandes !

Le gouvernement français est à l’oeuvre pour assurer la pérennité des chantiers navals de Saint-Nazaire, déclare le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Avant d’envisager la nationalisation des chantiers de l’Atlantique, le ministre du Redressement productif, Arnaud Montebourg, estime plus important de trouver des contrats. Le groupe sud-coréen STX envisage de vendre ses chantiers navals en France, en Finlande (Rauma et Turku) et en Chine (Dalian).

Avant tout, des commandes

Arnaud Montebourg oeuvre pour assurer la pérénité du site

« Nous avons réuni les conditions pour décrocher, en décembre 2012, la commande d’un paquebot géant et nous continuons à oeuvrer pour assurer la pérennité du site », explique Arnaud Montebourg dans Le Monde publié samedi.

Mais il se montre très prudent sur la perspective d’une éventuelle nationalisation. « Les chantiers navals de Saint-Nazaire ont besoin de commandes, pas d’un nouvel actionnaire, car l’outil de travail est performant », souligne-t-il. « Nationaliser sans commandes ne servirait à rien. »

En mars dernier, le MSC Preziosa, un paquebot géant commandé par l’armateur italien MSC est sorti des chantiers navals de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique), qui emploient 2.000 employés.

La construction d’un autre paquebot est actuellement à l’étude entre STX et MSC croisières, tandis que les chantiers navals, qui craignaient il y a quelques mois une baisse drastique de leur plan de charge, vont débuter en septembre la construction d’un autre navire pour une société concurrente.

Royal Caribbean Cruise Line a en effet signé en décembre dernier un contrat avec les chantiers de l’Atlantique pour la livraison, en 2016, d’un autre paquebot de 361 mètres de long.

« Nous suivons cette situation de près »

Pierre Moscovici : « toujours aux côtés » des chantiers de l’Atlantique

Le gouvernement français sera « toujours aux côtés » des chantiers de l’Atlantique (STX France), et suit de près le dossier, a déclaré samedi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, après l’annonce du groupe sud-coréen de construction navale STX qu’il pourrait s’en défaire .

« Nous suivons cette situation de près », a déclaré M. Moscovici à l’AFP, ajoutant que le gouvernement avait « toujours manifesté » son « attachement aux chantiers de l’Atlantique », et qu’il serait animé de la « volonté de garder l’emploi et l’excellence ».

augmentation de la part de l’État dans le capital ?

Le groupe sud-coréen de construction navale STX, lourdement endetté, envisage de vendre ses actifs en Europe, notamment ses chantiers navals en France et en Finlande, ainsi qu’en Chine, a annoncé samedi un porte-parole.

« Nous sommes en train de revoir la structure de notre société pour nous concentrer sur la construction navale nationale », a indiqué ce porte-parole du groupe sud-coréen. « Dans ce contexte, nous envisageons la vente d’actifs à l’étranger pour lever de nouvelles liquidités ».

Les syndicats des chantiers navals STX France à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) posent la question d’une éventuelle augmentation de la part de l’Etat dans le capital. STX France est détenu à 66% par STX Europe - filiale du sud-coréen STX Shipbuilding - et à 33,3% par l’Etat français.

Commande historique à Saint-Nazaire

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