Cannabis : Dominique Broc, victime d'une politique archaïque.

8 Avril à Tours, se tiendra le procès en correctionnel de Dominique Broc coordinateur national des Cannabis Social Clubs Français et fervent défenseur de la dépénalisation du cannabis en France.

Vendre de l'alcool à du public ou en réunion c'est interdit sans Licence III ou Licence IV :

  • sauf dans un bar associatif

Fumer la pipe ou le havane dans un lieu clos et public, c'est interdit :

  • sauf dans le cadre d'une association des amateurs de la pipe de Saint-Claude ou l'association des fumeurs de Havane du Canton du coin

Deux exemples pour montrer que le cadre associatif permet l'expression d'une philosophie de vie ensemble, autorise le partage d'idées, de techniques, de saveurs même si celle-ci sont proscrites par la loi dans son cadre général qui connait des exceptions via les associations et leurs membres tous majeurs consentants.

Alors le cannabis ? Légal pas légal dans le cadre d'une association ?

Vaste de débat dont le propos ici n'est pas d'y répondre, mais d'argumenter sur mal fondé des autorités et le bien-fondé de l'Association " Cannabis social Club ". Mais ce bien-fondé quant à l'utilisation de la loi de 1901 n'est pas du goût de tout le monde : politiques, justice et police. Le triumvirat infernal qui sait toujours unir ses efforts et ses certitudes pour lutter contre la différence et le bon sens. Cannabis Social Clubs Français se veut dans le cadre de ces associations dont le modèle est venu d’Espagne. Dépénalisation du cannabis et auto-production : ce sont les mots d'ordre de la fédération des «Cannabis social clubs» (CSC). Ses statuts ont été déposés le lundi 4 mars, à Tours (Indre-et-Loire). Dominique Broc, le porte-parole du mouvement, s'est rendu à la préfecture avec les documents destinés à cette fédération sous le statut d'une association à but non lucratif. Il s'agit selon lui d'un «acte de désobéissance civile», destiné à faire reconnaître légalement leur activité. Les CSC sont des regroupements de personnes qui cultivent du cannabis et partagent leur production entre eux. Illégaux en France, ils existent déjà en Belgique et en Espagne.

La garde vue comme moyen de pression

Dominique Broc, le coordinateur national des Cannabis Social Clubs Français en fait l'amère expérience le 21 février 2013 à 7h50. Interpellation et saisies des plants de cannabis ainsi que le matériel de culture du Cannabis Social Club dont il est membre, les forces de police intervenues à son domicile mettent aussi sous scellés l'ensemble de son matériel informatique et son téléphone portable. Conduit dans les locaux de la police, Dominique y sera gardé à vue pendant 24 heures, jusqu'au vendredi 22 février 2012. Quel type d'infraction justifie pareil traitement dans une démocratie comme la France ? Le fait de proposer une alternative à la vente sauvage à dérives mafieuses du cannabis, d'informer quant à l'utilisation thérapeutique ou plaisir de cette substance à laquelle on reconnait certaines vertus, porter au devant de la scène politique et nationale, la légalisation , constituent-ils un "délit grave" ?

Dessin de Jim Dominic Broc Cannabis

Un procès le 8 avril à Tours

Résultat des courses : Dominique Broc est convoqué au tribunal correctionnel de Tours le 8 avril prochain ! Cette mesure coercitive concerne aussi les membres de son Cannabis Social Club, et plus largement l’ensemble du mouvement des Cannabis Social Clubs Français. Il ne faudra pas s'attendre à l'issue de l'audience à une quelconque indulgence de la part de la cour, représentant ici, une morale politique qui ferait mieux de balayer devant sa porte avant de porter des jugements sur une action citoyenne. Car l’initiative entreprise par Dominique Broc avec la constitution de Cannabis Social Clubs Français visait à démontrer qu’une évolution du cadre de la loi est possible.
Depuis 2009, Dominique Broc n’avait jamais caché son activité. Aurait-il été interpellé alors qu’il avait annoncé dans la presse son intention de déposer en préfecture, le 4 mars, les statuts de son association. Il est donc convoqué le 8 avril au tribunal de Tours. Mais, la solidarité autour du coordinateur national des Cannabis Social Clubs Français s'organise. Des pétitions sont en ligne sur la toile et les réseaux sociaux. Ce procès doit être l'occasion de porter sur la place publique et médiatique un débat sérieux la mise en place d'une véritable politique qui lie dépénalisation et prévention par rapport à l'usage des drogues.

Mobilisez-vous.

Le cannabis c'est l'affaire de tous, consommateurs, producteurs, parents, associations familiales, associations de jeunes, de quartiers, paysans et ouvriers, élus locaux ; alors mobilisez-vous pour la défense du droit d'association, qui n'est pas de malfaiteurs, mais de bienfaiteurs qui estiment que dépénalisation et contrôle de la production sera le moyen le plus efficace de lutter contre une forme de délinquance et contre les abus et dérives quant à l'utilisation des drogues par manque d'informations et d'encadrement au sein de structures autonomes, laïques et apolitiques.


Alors soutenez Dominique Broc et Cannabis Social Clubs Français !

Dominique Broc et Cannabis Social Clubs Français

Le Cannabis social club, une démarche politique et pacifique

Cannabis : Dominique Broc, victime d'une politique archaïque.
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