Balkany et Guaino ; taisez-vous !

Alors que l’ex président de la république, celui qui voulait une “république irréprochable” est mis en examen avec 17 autres personnes, pour “abus de faiblesse” ; son ex conseiller, Patrick Buisson, est arrivé ventre à terre hier matin vers 10h dans les bureaux de son ex boss afin de le guider, lui et l’UMP, dans la tourmente médiatique. Et cela risque de n’être que le début, vu la quantité de casseroles qui suivent l’ex président et ses amis UMPistes.

Les UMPistes perdent leur sang froid

Alors qu’ils nous ont laissés le pays dans un état proche de la catastrophe, alors qu’ils ont négocié auprès des grands patrons pour que les plans sociaux n’arrivent qu’après les élections présidentielles, alors qu’ils ont camouflé méticuleusement la réalité de la situation économique de notre pays ; nos guignols de droite jouent les vierges effarouchées parce qu’un juge a fait son travail, et surtout, en oubliant que le procureur nommé au début de l’enquête, lorsqu’il étaient au pouvoir, fut gentiment mis de côté pour avoir fait durer l’affaire plus qu’il ne se devait.

Gaino se la raconte

Henri Guaino, ancienne plume de Nicolas Sarkozy, a lui sonné une violente charge contre le juge Jean-Michel Gentil, qui a mis en examen l'ex-chef de l'Etat pour abus de faiblesse. «Je conteste la façon dont il fait son travail», a lancé le proche de l'ancien président sur Europe 1. «Je la trouve indigne, je trouve qu'il a déshonoré un homme, les institutions, la justice».

«Est-ce qu'on pouvait imaginer une qualification plus grotesque, plus insupportable ?», s'est emporté l'élu des Yvelines. «Aucun homme sensé dans ce pays ne peut imaginer un instant que Nicolas Sarkozy s'est livré sur cette vieille dame richissime à un abus de faiblesse».

«Ce serait risible si cela ne salissait pas l'honneur d'un homme qui, ayant été président de la République, entraîne dans cette salissure la France et la République elle-même», a tonné le député UMP des Yvelines, qui a dénoncé une «décision irresponsable» et émis le souhait de voir le juge d'instruction venir s'expliquer devant les Français.

Charge très intéressante, in fine, puisque l’idée que Nicolas Sarkozy puisse être imaginé utilisant la faiblesse de Liliane Bettencourt est une idée de communicant que Patrick Buisson avait proposé lors du rendez-vous de crise.

Balkany, fidèle à lui-même

«Cette mise en examen ne semble pas dénuée d'arrières pensées politiques», commence Patrick Balkany, interrogé au téléphone. «Vous avez tout à fait le droit de défendre un copain mais en revanche je trouve inacceptables vos déclarations sur la justice de notre pays», le coupe Me Antoine Gillot. «Je vous emmerde», semble répondre l'ami de Nicolas Sarkozy.

Stupeur puis relance du journaliste Jean-Jacques Bourdin, qui s'apprêtait à interrompre la conversation : «Qui a dit je vous emmerde?». «Pas moi», jure Patrick Balkany... «Moi non plus», lui répond son débatteur.

Bref : il n'y a vraiment que les UMPistes pour être supris que leur champion toutes catégories soit mis en examen...

Balkany et Guaino ; taisez-vous !
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