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Publié par Le Kiosque aux Canards

Un véhicule piégé a explosé mardi soir à dans le nord-est du Mali à Kidal. Une source militaire affirme que l'attaque visait la rébellion touareg du MNLA et non le camp militaire français situé à proximité.

La ville de Kidal, à 1 500 kilomètres au nord-est de Bamako, est la capitale de la région du même nom abritant le massif des Ifoghas où sont retranchés des combattants islamistes puissamment armés liés à al-Qaïda, que les soldats français et tchadiens traquent depuis plusieurs semaines dans des opérations aériennes et terrestres.

Un attentat dans la région islamiste de Kidal

Attentat-suicide à la voiture piégée mardi soir à Kidal dans l'extrême nord-est du Mali. Sept personnes dont le kamikaze ont été tuées et onze autres blessées. Les victimes seraient essentiellement des "combattants" de la rébellion touareg du Mouvement national de libération de l'Azawad qui collabore avec l'armée française.

Selon une source militaire, l'attaque visait "le check-point de la partie est de Kidal tenu par le MNLA". "L'attaque ne visait pas directement les Français, parce que l'attaque était dirigée vers l'extérieur de la ville et non vers l'aéroport tenu par les Français", a-t-elle assuré.

La rébellion touareg visée 

Ancien bastion islamiste, l'aéroport de Kidal avait été repris fin janvier par les forces françaises. Quelque 1 800 soldats tchadiens sont depuis venus sécuriser la ville. Située à 1 500 km au nord-est de Bamako, Kidal est la capitale de la région du même nom abritant le massif des Ifoghas où sont retranchés des combattants islamistes puissamment armés liés à Al-Qaïda que les soldats français et tchadiens traquent depuis plusieurs semaines.

Le 21 février, le camp militaire français à Kidal avait été visé par un attentat-suicide. Le lendemain, une attaque à l'aide de deux voitures piégées s'était produite à Tessalit située 170 km au nord de Kidal contre des hommes du MNLA faisant des morts. Ces attaques ont été revendiquées par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao).

Deux versions différentes

Dans un communiqué, le MNLA a confirmé un "bilan provisoire" de "7 morts" parmi (ses) combattants ainsi que plusieurs blessés. "Un kamikaze à bord d'un véhicule de type 4 x 4 s'est fait exploser au niveau du poste de contrôle du MNLA situé à la sortie de Kidal menant vers Ménaka" (sud-est de Kidal), il "s'est fait exploser au moment où les combattants du MNLA s'apprêtaient à contrôler le véhicule", affirme-t-il.

L'attentat a aussi été annoncé à l'AFP par le chef du Mouvement islamique de l'Azawad (MIA), le groupe armé se disant islamiste "modéré" et présent dans la ville avec le MNLA, ainsi que par un responsable du gouvernorat, tous deux joints au téléphone depuis Bamako. Mais le chef du MIA, Alghabass Ag Intalla, a soutenu que l'explosion s'est produite "à une barrière militaire" de son mouvement, "à la sortie" de la ville.

Selon le responsable du gouvernorat de Kidal, "l'explosion de la voiture piégée s'est déroulée au sud de Kidal, vers la route qui conduit à Ménaka". "Il y a eu au moins quatre morts. (...) La voiture piégée est venue de l'intérieur de la ville de Kidal", a-t-il ajouté. Dans un premier temps, une source militaire française jointe depuis Gao avait parlé d'une explosion due à une destruction de munitions.

Attentat suicide au Mali

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