Vote sur la prise en charge à 100 % de la contraception et de l’IVG voté aujourd’hui ; le gouvernement continue de bosser

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Une nouvelle promesse de campagne mise en oeuvre

Les associations le souhaitaient depuis longtemps et le candidat Hollande l’avait intégré à ses 60 propositions. Voilà qui est fait depuis aujourd’hui ; les députés ont voté le remboursement à 100% des interruptions volontaires de grossesse (IVG) par l’assurance maladie à toutes les femmes à partir de 2013. Marisol Touraine, Ministre de la santé, a confirmé qu’il s’agissait d’un “choix de santé publique” en rappelant qu’un avortement n’a jamais été un “acte anodin” pour une femme.

Avant la loi, un coût important pour l’interruption volontaire de grossesse

Un IVG coûte environ suivant la méthode utilisée, médicament ou untervention chirurgicale, et selon le choix du lieu d’intervention entre 250 et 450 euros. La sécurité sociale prend aujourd’hui en charge à 100% les IVG pour les jeunes filles mineures et entre 70% (en ville) et 80% (en établissement de santé) des frais pour les femmes majeures.

Rare homme à gauche à intervenir, le député Jérôme Guedj, a dit son «émotion» de «légiférer sur l’IVG». «Je revois l’image de Simone Veil qui nous a tous marqués», a-t-il dit. La députée UMP Bérangère Poletti, qui a souligné avoir fait de la contraception son «combat» de femme libre, s’est opposée à un amendement de suppression signé de six de ses collègues UMP.

Des prises de positions cohérentes, sans combat idéologique

Beaucoup de députés ont souligné la difficulté d’accès à l’IVG. Ainsi la communiste Jacqueline Fraysse a cité des délais allant jusqu'à cinq semaines, contre cinq jours recommandés, entre la prise de contact et l’acte dans un département comme la Seine-Saint-Denis, déplorant «le manque criant de centres IVG dans les structures publiques».

Dans la foulée, l’Assemblée nationale a voté le remboursement à 100% des contraceptifs, comme la pilule, pour les jeunes filles de 15 à 18 ans dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2013. Marisol Touraine a précisé que l’amendement proposé ne restreignait pas l’amendement à «la pilule» car il s’appliquait à «tous les modes (de contraception, ndlr) pris en charge» et remboursables par la Sécurité sociale.

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