Une opération commando de la DGSE visant à libérer le Français Denis Allex aurait échoué.

Les islamistes somaliens shebab ont menacé la France de payer par "des conséquences amères" cette opération militaire.

"En fin de compte, ce seront les citoyens français qui goûteront inévitablement aux conséquences amères de l'attitude inconséquente de leur gouvernement à l'égard des otages", préviennent les islamistes dans un communiqué.

Une opération militaire pour libérer l’otage français en Somalie

Dans la nuit du 11 au 12 janvier 2013, la DGSE a mené opération commando pour tenter de le libérer le Français Denis Allex, otage d'islamistes en Somalie depuis 2009. Selon le ministère de la Défense, l'otage a été "abattu par ses geôliers" lors de cette opération qui a également coûté la vie à deux soldats français et "17 terroristes".

Les islamistes affirment que l’otage est toujours vivant

De leur côté, Les islamistes somaliens shebab affirmaient, dans un communiqué envoyé à l'AFP samedi matin, que l'otage français qu'ils détiennent était toujours vivant, mais qu'ils le jugeraient "dans les deux jours". Les shebab affirmaient également détenir "un soldat français blessé" dans l'opération, ajoutant que les commandos français ont emporté avec eux "plusieurs" de leurs camarades tués ou blessés dans les combats.

Une forte résistance à l’arrivée du commando

"Le commando de la DGSE a fait face d'emblée à une forte résistance", souligne le ministère de la défense dans un communiqué, et "au cours de l'assaut, des combats violents ont eu lieu". Le communiqué rappelle que Denis Allex, lui-même agent de la DGSE, avait été enlevé à Mogadiscio alors qu'il effectuait "une mission officielle d'assistance" auprès du gouvernement de transition.

"Face à l'intransigeance des terroristes, qui ont refusé pendant trois ans et demi toute négociation, et qui retenaient Denis Allex dans des conditions inhumaines, une opération a été planifiée et mise en oeuvre", est-il précisé.

Les familles des victimes ont été informées

Dans son communiqué le ministère indique que les familles des victimes ont été informées. Le ministre de la Défense leur adresse ses plus sincères condoléances et s'associe à leur douleur. Il apporte son total soutien aux personnels de la DGSE dont il salue le courage et le remarquable travail", conclut le texte.

Cette opération intervient au lendemain du feu vert donné par le président François Hollande à l'intervention de l'armée française au Mali, en soutien d'unités maliennes, afin de repousser les islamistes progressant vers le sud du pays.La France compte encore huit otages au Sahel.

Les membres des shebabs menacent la France

Les islamistes somaliens shebab ont menacé la France de payer par "des conséquences amères" cette opération militaire.

"En fin de compte, ce seront les citoyens français qui goûteront inévitablement aux conséquences amères de l'attitude inconséquente de leur gouvernement à l'égard des otages", préviennent les islamistes dans un communiqué.

Une opération commando de la DGSE visant à libérer le Français Denis Allex aurait échoué.
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