Une certaine presse a les nerfs de la réactivité du Kiosque aux Canards

Drôle d'article sur la presse régionale concernant Le Kiosque aux Canards où comment se moquer d'un webzine qui publie les informations avant cette même presse.

La presse manque d’investigateurs

Les collaborateurs du Kiosque aux Canards sont mort de rire ; une certaine presse locale, qui n’arrive qu’à faire du copié/collé de dépêches AFP ou bien de la copie d’extraits de rapports de police qui n’ont pas eu d’écho dans les affaires jugées, puisque considérées comme nulle et non avenues, se gausse, à bon compte, de certains articles de l’équipe du Kiosque aux Canards.

Confirmons, d’ailleurs, que Le Kiosque aux Canards est une équipe, et ce depuis déjà un sacré bout de temps. Alors, lier notre site à une seule personne montre l’infinie méconnaissance des techniques d’utilisation du web, afin de connaître le propriétaire de notre rédaction, de cette presse qui pleurniche d’avoir de moins en moins de lecteurs et de plus en plus de dettes. Malgré les subventions extérieure qu’elle reçoit.

D’ailleurs, notre article mis en lumière par l’un de ces quotidiens locaux se trouve être en quatrième position sur le principal moteur de recherche, alors que celui de ce quotidien se noie dans l’infini du net. Les informations n’arrivent pas toutes seules, elles vont se chercher, elles s’analysent en prenant bien soin d’avoir les informations de plusieurs sources et elles ne se livrent pas comme un paquet cadeau : elles nécessitent de se bouger, de réagir et d’agir en investiguant.

La presse se plaint, mais ne bouge pas

Alors, la presse papier fait ce qu’elle peut. Et surtout, comme il est facile pour elle de taper sur un site web qui arrive régulièrement dans un positionnement qui la dépasse, voir même à sortir une information qu’elle ne fait que reprendre ensuite - comme c’est arrivé sur Le Kiosque aux Canards à plusieurs reprises durant la campagne des présidentielles, où nous étions positionnés comme le 8ème blog politique français et le 14ème blog toutes catégories confondues. Mais bon, plutôt que de reconnaître son inaptitude à pouvoir gérer plusieurs fronts en même temps, elle se focalise sur des actus récurrentes qui finissent d’ailleurs par générer de l’ennuie chez ses lecteurs. Pour preuve, ses stats...Et surtout ses résultats financiers.

De nombreux hebdos ont arrêtés leurs tirages papiers.

Et ceux qui restent fidèles à leurs versions papiers constatent une recrudescence de leurs lecteurs sur la toile ; La diffusion des journaux en version internet – éditions pour ordinateurs, téléphones multifonctions et tablettes – représente à présent 15,3 % de la diffusion totale, contre 14,2 % plus tôt cette année, et 9,8 % en septembre 2011. Ceci étant, vu la qualité de l’information chez certains, à quoi bon payer quelques dizaine de centimes d’euros pour les lire dans leurs versions papier ?

La disparition de France-Soir ne fait pas exception. La Tribune, moribonde, s’apprête à connaître le même sort. Même s’il a su trouver un public, ce quotidien économique né dans les années quatre-vingt n’a jamais réussi à équilibrer ses comptes. L’Humanité et, dans une moindre mesure, Libération, se battent pour leur survie ; Le Figaro etLe Monde maintiennent un équilibre précaire. Les Échos et Le Parisien – Aujourd’hui en France, hier symbole de réussite, ont annoncé des plans de restructuration. Les 600 millions d’euros débloqués par l’État en 2010, qui faisaient suite aux États généraux de la presse (2008) et visaient à améliorer la distribution et moderniser les imprimeries, n’ont pas résolu le problème de fond. De fait, depuis les années soixante, la presse française connaît une érosion continue de sa diffusion. 

Alors, la presse locale ? Ben elle survit tant bien que mal.

Par exemple, le groupe Sud-Ouest. En 2012, Olivier Gerolami, nouveau président du directoire depuis janvier 2012, évalue un déficit structurel de plus de trois millions d'euros dès 2013, ce en dépit des quatre millions d'euros de subventions dont le groupe bénéficie. Malgré ses tentatives d’optimiser sa présence sur le net, et ainsi de générer plus de profits, le groupe travaille sur le renvoie de 250 collaborateurs depuis septembre 2012 afin d’enrayer un déficit structurel attendu en 2013 et évalué à trois millions d'euro.

"Les frais de personnel, calculés pro-forma, atteindront près de 165 millions d'euros en 2015, contre 157 millions en 2009. Et cela alors que les ventes chutent, ne rapportant plus, selon ces projections, que 196 millions euros en 2015, contre 200 millions cette année", indique La Lettre A.

Peut être qu’un soupçon d’investigation leur filerait un coup de mains ? En tout cas, les réabonnements qui font traditionnellement vivre un quotidien semble être issues d’âges qui ne s'intéressent plus qu’aux rubriques nécros. En espérant que ces derniers ne voient pas, trop rapidement, leurs noms dans la rubrique ad hoc.

D’ailleurs, Le Kiosque aux Canards en profite pour remercier celles et ceux qui n’ont jamais douté de la pertinence de ses billets et qui lui permettent de faire plus d’audience que bon nombre d’articles de la presse traditionnelle sur le net.

Une certaine presse a les nerfs de la réactivité du Kiosque aux Canards
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