Un meeting de Sarkozy qui donne des points à Hollande

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Sarkozy ; c’est que de la gueule ! 


Et, s’il fallait le prouver ; son meeting à Villepinte le fit pour nous. Etrange en effet que le NanoCandidat Sarkozy nous fasse la même sortie que celle d’Hollande, que les UMPistes fustigent depuis des semaines : renégocier un traité européen. «En parlant de renégocier Schengen - une mesure appliquée au Danemark par la droite soutenue par l'extrême droite avant qu'elle soit balayée par la gauche, Sarkozy donne raison à François Hollande : les traités européens peuvent être renégociés», se félicite Jean-Christophe Cambadélis

Un traité européen est donc renégociable.

Bah oui, jolie lectrice et fier lecteur, parce qu’en plus de contredire son propre camps en admettant qu’un traité est renégociable ; il donne un exemple de la seule renégociation de traité qui, si elle a fonctionné dans la forme, s’est lamentablement plantée sur le fond et c’est d’ailleurs tant mieux. Et, en plus, que ne l’a t’il pas fait durant son quinquennat ? Manque de couilles pour aller renégocier à Bruxelles ? Ben nan : Sarkozy, c’est que de la gueule ! Que n’a t’on entendu les UMPistes se foutre de la tronche de la gauche de gouvernement depuis qu’elle a lancé cette même idée... Pour finir lamentablement à écouter leur panda triste se palucher avec la même.

Irresponsable ? mais on tankule mon pote


Ainsi, avec son ultimatum à la renégociation des accords de Schengen et des traités commerciaux de l'Union, Nicolas Sarkozy a ouvert une brèche européenne dans laquelle les socialistes n'ont pas perdu une minute pour s'engouffrer dimanche. Et c’est de bonne guerre pour celles et ceux de droite qui traitait le candidat de gôche de “flan”. Le “flan”, aujourd’hui ; ils cavalent derrière pour, dans le meilleur des cas, régir sur ses propositions, dans le pire ; tenter d’en sortir d’autres, plus ridicules les unes que les autres, sans jamais remonter dans les intentions de votes. Et on tankule ! Et c’est logique car si leurs attaques contre Hollande ne sont basées que sur “si il était président” ; celles des français contre les UMPistes sont le fruit de dix ans d’observations, donc cinq de NanoPrésident Sarkozy.

Les conservateurs européens doivent faire la tronche grâce à Sarkozy


En plus, c’est exactement pour la même raison que les conservateurs européens ont déclaré Hollande persona non grata et refuse de le recevoir durant la campagne présidentielle, alors qu’il était d’usage, dans les campagnes précédentes, que les responsables européens reçoivent le challenger le mieux placé dans la campagne. Mais voilà ; ils ont déjà décidés, eux, qui sont du même bord que notre NanoCandidat Sarkozy et qui se satisferaient d’une réélection d’un UMPistes, abandonnant aux technocrates la gestion de l’Europe en se focalisant seulement sur la fermeture des frontières. Quitte à être obligé de réembaucher du douanier, alors qu’il fustige Hollande pour oser proposer plus de profs. On a vraiment pas les mêmes priorités, c’est clair.


Hollande: Sarkozy prend l'Europe comme «bouc-émissaire» 

Sur M6, en début de soirée, Hollande a estimé que son adversaire de droite était dans une «fuite en avant», prenant l'Europe pour «bouc émissaire» parce qu'il ne «peut pas présenter d'autres propositions aux Français».


«Il y a là une façon de faire qui ne peut pas être comprise par les Français», a jugé le socialiste. «Pourquoi le président sortant n'a-t-il pas été capable de faire des ajustements puisqu'il était le président de l'Union européenne et du G20? Et comment pourrait-il me faire le reproche de mettre en cause un traité dont l'encre est à peine sèche quand lui veut même suspendre sa participation à l'Union européenne» sur certains dossiers, a souligné Hollande. Au final, il s'est dégagé de Villepinte «une curieuse impression», selon le député de Corrèze: «ce n'était ni l'expression de la fierté de ce qu'il avait fait ni la présentation de ce qu'il nous propose» pour l'avenir.

un «Buy European Act» proposé par Elisabeth Guigou en 1993


Et pour ce qui est de prôner un «Buy European Act», les socialistes l'ont proposé pour la première fois en 1993 par la voix d'Elisabeth Guigou. L'idée a ensuite été portée par la Fondation Jean-Jaurès et vantée par Arnaud Montebourg dans son traité sur la «démondialisation». Bref, résume la porte-parole Delphine Batho,«aucune proposition pour venir en aide aux Français, une mauvaise compil» des discours précédents. Pour le sénateur-maire de Dijon, François Rebsamen, Nicolas Sarkozy s'est livré à «un exercice d'amnésie, comme si pendant 10 ans il avait vécu ailleurs et découvrait tout d'un coup des problèmes dont il est le principal responsable»

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