Quand on préside un pays durant dix ans ; on devrait avoir les couilles de faire campagne sur un bilan.

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Pas de bilan pour l’UMP  ; pas de bulletin de vote dans l'nourin.

C’est le B.A. BA ; si on est pas capable de se battre sur son bilan ; on va ramasser des navets ; l’agriculture bio a besoin de bras. Ce n’est pas le cas de nos UMPistes qui, comme le montre l’affiche ci-dessus, font campagne sur les autres partis afin d’éviter de parler des énormes carences d’idées depuis 2002 qui ont, malheureusement pour nous, évolué exponentiellement après 2007.

On nous a vendu un président “réformateur” ; ok ! Et bien, si on faisait le compte des réformes du NanoPrésident, pour voir ? Parce que Le Canard entend ici et là “Sarkozy a été le président qui a le plus réformé” sauf que la réalité, celle que l’on peut palper, celle qui est visible tous les jours, et les chiffres qui vont avec prouvent le contraire. La phrase exacte devrait être “Sarkozy est le président qui a le plus eu envie de réforme”. Parce que, à la fin de son quinquennat ; seulement environ 40 % des réformes engagées ou rêvées ont été mises en place.

Des réformes UMPistes de campagne largement oubliées

Et, pois chiche sur le couscous ; les réformes les plus bling-bling, celles dont le candidat Sarkozy nous vantait l’originalité et la réussite rapide n’ont jamais été ne serait que lancé. Alors oui ; il est compliqué de promouvoir un bilan qui n’existe que dans l’auto paluchage de celles et de ceux qui pensent que si la gôche arrive, elle aura acheté les surplus de l’armée rouge afin d’envahir les points névralgique de l’Etat. Les cons quoi ; voir les électeurs du FN qui préfèrent écouter et valider des discours qu’ils ne comprennent pas et qu’ils sont incapable de développer ensuite.

Les limites de la démocratie ? Oui ; deux : la culture et l’éducation.On fait un tour vite fait des réformes, les filles et les gars ? Ben ok :

Agriculture ; depuis le vote de la loi de modernisation ; que dalle ; le gouvernement attend éventuellement, à priori, si rien ne les en empêche et s’ils ont le temps, la réforme de la PAC dont les premiers accords sont prévus en 2013.

Armée ; un avantage aux interventions en Afghanistan et en Libye ; elles ont souligné les faiblesses organisationnelles de l’armée française. Seulement 40 % des réformes promises sont en cours et ne se termineront pas avant le fin du quinquennat. L’objectif fixé de 2 % du PIB n’est plus qu’un lointain souvenir.

Emploi ; catastrophe de chez catastrophe que n’explique pas totalement la crise. La mise en place du Pôle-Emploi, alors qu’une crise économique balaye la planète, fut d’une connerie sans nom : résultat des courses un chômage qui augmente et aucune réforme n’est en cours pour modifier cet état de fait.

Europe ; les promesses ne sont restées que des promesses : grosse campagne sur la Turquie ou la préférence communautaire restée dans l’ombre des cabinets et les avancées concrète sur la régulation financière, pourtant annoncée, sont dans les limbes.

Immigration ; l’un des gros thèmes de campagne ; on en parle, on se gausse, on vire les plus faible pour que les “bons” français, bien planqués dans leur certitudes d’être la civilisation dominantes puissent se branler devant leur écran plat. Bref ; on suce le FN et on a l’air heureux de le faire. 

Logement ; rien de neuf depuis 2009. seules 50 % des mesures sont réalisées ; 15 % sont en cours et le reste dans l’oubli. Une seule promesse du candidat Sarkozy a été réalisé à ce jour.

Recherche ; rien de neuf depuis deux ans maintenant. Le grand emprunt rentre seulement dans sa phase opérationnel. Sauf que l’investissement de l’Etat ne suit pas.

Société ; l’item le plus grave du quinquennat. A part les sommets à la con lancé par les UMPistes purs et durs qui n’ont pas rencontré la réussite espéré ; le plan “Espoir banlieues” a coulé comme La Marine dans les sondages. Aucune mesure sur le handicap, l’engagement des jeunes ou la vie associative, alors que cette dernière palis quotidiennement un gouvernement qui ne veut pas se mouiller au quotidien.

Finances publiques ; le gros carton rouge, fluo et clignotant. Une politique de rustines où l’on tente de colmater les fuites sans mettre en place des mesures précises. La dernière en date ; l’augmentation camouflée des impôts touchera les tranches les plus faibles.

Entreprises : ah, là ; on se remue les roubignoles au gouvernement ; c’est le seul item où 60 % des réformes promises ont été mises en place. Reste à entreprendre les réformes structurelles pour accompagner la sortie de crise quand elle viendra : la croissance et l'emploi de demain se préparent dans les entreprises... Un sujet pour le débat présidentiel, à n’en pas douter.

Politique familiale ; la daube. Un tiers seulement des mesures réalisées. Plus de 40 % sont en retard et les autres sont enfouies dans les méandres des bureaux des cabinets.

Institutions ; ça barre doucement en quenouille. Rien depuis la réforme constitutionnelle de 2008. Les autres mesures sont soit très très à la bourre, soit ont rejoint celles de la politique familiale.

Outre-mer : ben là, c’est assez simple : que dalle. Après les Etats Généraux de l’Outre-mer qui devaient arracher leur race ; moins d’un tiers des mesures engagées sont réalisées. 40% sont en retard ; les autres, ben on sait pas.

Retraites ; c’est la seule réforme, avec celle de la réforme universitaire, qui a été mise en place dans son ensemble. Qu’on soit d’accord ou pas avec ; c’est une réalité.

Culture ; plus que faible : 25% des mesures sont encore en cours, mais plus de 35% sont en retard ! La baisse obligatoire des dépenses publiques limite bien sûr les ambitions – du numérique à la rénovation du patrimoine. Mais la fin du quinquennat approche et le bilan est maigre.

Politique éducative ; depuis 2007, moins de 25% des mesures sont réalisées et plus de 30 % sont en retard ou n’existent plus. A part les différents effets d’annonces ; que dalle.

Environnement ; plus que décevant : au regard des déclarations de début de mandat. L'euphorie du Grenelle a fait place au sur-place : moins de 35% de mesures réalisées, autant sont encore dans les tuyaux et près de 25% sont en retard... La crise est sans doute passée par là, mais peut-être aussi la prise de conscience du divorce avec une part de l'électorat traditionnel de la droite.

Politique fiscal ; un changement radical depuis un an ; les promesses de réformes ont été non seulement abandonnées mais il y a eu un retournement de veste quant au bouclier fiscal. Sur le pouvoir d’achat ; le gouvernement a exactement mis en place ce qu’il avait promis. Avec les résultats que l’on connaît.

Justice et sécurité ; tout le monde gueule ; les flics, les magistrats et les avocats. Chaque fois qu’un chien se fait écraser : une nouvelle mesure, dont la plupart ne sont pas appliquées, puisque pas encore signées.

International : Comme sur l'Europe, Nicolas Sarkozy a beaucoup misé sur son action internationale, en particulier sur sa présidence du G20. Mais moins de 30% des mesures sont réalisées. Cette note, que certains trouveront sévère, sanctionne l’absence de progrès réels sur certains dossiers chauds, comme la régulation financière. En matière internationale, tout ne dépend bien sûr pas que de Nicolas Sarkozy. Mais dans ce cas, faut-il tant promettre ?

Santé ; Les dispositions de la loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires de 2009 se mettent en place : plus de 35% des mesures sont réalisées et près de 20% sont encore en cours. La question de la médecine de ville n'est toujours pas traitée en revanche. Un choix électoralement dangereux pour 2012...

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