Quand on a un bilan de merde : mieux vaut caresser le Fn que de parler de son quinquennat

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 Affiche de campagne UMPiste


Sarkozy tente le tout pour le tout, y compris le mensonge


Etrange, hein, d’entendre, de vois un candidat à sa propre réelection passer son temps à taper sur son concurrent, faire pipe sur pipe aux électeurs du FN, se contredire – un jour le FN est absolument pas fréquentable, le jour suivant il est compatible – et forcer le vote en sa faveur, non pas sur un argumentaire pointu et argumenté, mais, encore une fois, sur des postures de marketing, digne du populisme le plus gras, le plus dégoulinant, le plus sale ; le plus à chier.

On avait compris que notre président était le plus pathétique de la Vème république ; changeant de cap aux grés des sondages, changeant de bord telle une girouette déglinguée, et changeant d’amis en fonction de ses propres intérêts ; ce candidat du peuple qui a passé son quinquennat à rembourser, grâce, entre autre, au bouclier fisclal, ses contributeurs financiers, doit finir à la place qui est désormais la sienne : la défaite.

L’UMP n’hésite pas à se contredire pour glaner des voix

"Je suis pour la préférence communautaire, mais je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas être pour la préférence nationale", a déclaré Nicolas Sarkozy mardi. Etrange propos quand on sait que la préférence nationale est l'un des axes principaux de la campagne de Marine Le Pen.  


Jusqu'à présent, jamais l'UMP, ni même le collectif de députés, la Droite populaire, avait repris cette idée. D'ailleurs mardi, l'un de ses ministres, Bruno Le Maire, avait lui-même condamné la préférence nationale. "Oui nous croyons à la nation, oui nous croyons à la responsabilité, oui nous voulons plus d'autorité dans le fonctionnement de l'Etat", a-t-il déclaré en précisant qu'"il ne s'agit pas de faire de la préférence nationale (...) il y a des lignes rouges que notre famille politique ne franchira pas".  

Comme Marine Le Pen à plusieurs reprises durant cette campagne, Nicolas Sarkozy vient d'établir un lien entre l'immigration et la dégradation des comptes sociaux. Dans une interview aux quotidiens de l'Association des journaux de l'Est de la France ce mercredi, le président-candidat a estimé que "si on laisse l'immigration sans contrôle, la première conséquence, ce sera l'aggravation des déficits de nos régimes sociaux" et "on ne peut pas accepter une immigration dont le seul but serait de bénéficier de prestations sociales toujours plus généreuses". Un lien qui a provoqué l'ire de François Bayrou qui accuse désormais Nicolas Sarkozy d'avoir tout simplement "valider la thèse du Front national". 

Lundi soir, lors de son meeting à Saint-Cyr-sur-Loire, dans la banlieue de Tours, Nicolas Sarkozy a pris des accents lépenistes en plagiant une phrase de Jean-Marie Le Pen: "Je veux parler aux petits, je veux parler aux sans-grade, je veux parler aux ruraux qui ne veulent pas mourir, je veux parler aux travailleurs qui ne veulent pas que celui qui ne travaille pas gagne davantage que lui, je veux parler aux petits retraités". 


Il y a cinq ans, lors de sa dernière présidentielle, Jean-Marie Le Pen avait déclaré sensiblement la même chose: "Vous les petits, les obscurs, les sans-grade, vous que jamais l'on n'entend et qui n'avez jamais travaillé que pour des prunes, reprenez avec moi le pouvoir".

Bref : l’UMP et son NanoCandidat cherchent sur tous les fronts à récupérer des voix, sans une seule seconde se soucier des concéquenses à moyen terme ; la radicalisation d’un mouvement qui n’a plus de Gaulliste que le souvenir vague et désormais intraçable

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