Pourquoi la presse donne Hollande gagnant dans la bataille des deux meetings ?

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La presse est unanime à donner Hollande gagnant et ça surprend même Le Kiosque aux Canards

Ce matin, chose curieuse tout de même, la presse semble unanime à donner Hollande vainqueur dans le combat des deux meetings. En indiquant même que ce “n’était pas gagné d’avance”. Pour tout vous dire, jolies lectrices et fiers lecteurs, Le Kiosque aux Canards n’a pas fait sa revue de presse avant d’écrire sa vision des “deux meetings” dans son billet du matin “Nicolas Sarkozy va t’il voter François Hollande ?“. 

Comme à son habitude, il n’a souhaité que pondre son “machin” en fonction de sa propre vision des choses et, relent d’une impartialité qui n’est pas tout à fait partie dans les limbes du militantisme ; il n’était pas certain qu’il y eut un vainqueur et un vaincu. Et puis, c’était pas non plus le but. Et pourtant...

Un pari perdu pour Sarkozy

Certes, il l’avait monté en épingle, notre NanoCandidat Sarkozy, ce meeting de dimanche ; il l’annonçait comme la grande surprise de sa campagne et tout avait été mis en oeuvre pour que cela le fut : rassemblement des ministres, des invitations en veux tu en voilà, des cars gérés par l’UMP national - et non pas, comme à gôche, par les fédérations locales - des TGV à dix euros - on croit rêver venant du parti qui dénonce l’assistanat - et, surtout, celles et ceux plutôt de droite qui ne savent pas encore s’ils vont une fois de plus valider le non programme du guignol en chef.

Ainsi, il fallait faire largement plus fort que le meeting de Villepinte. Les mamamouchis UMPistes parlaient même d’une réunion publique à ciel ouvert de 200 000 personnes. Le NanoCandidat Sarkozy annonçait lui-même une “grosse surprise” qui n’est jamais venue, si ce n’est son ralliement idéologique à François Hollande sur la renégociation des traités européens et  sur une nouvelle définition de la Banque centrale européenne.

La chasse au “c’est moi qu'a la plus grosse” lancée par les UMPistes

Alors qu’Hollande annonçait que le nombre de participants n’était pas primordial, c’était à l’UMP de renchérir tout seul. De Copé qui nous trouve 100 000  personnes à Alain Jupé qui voit presque double avec 160 000 personnes, alors qu’au même moment le journaliste d’Itélé annonce un “pas plus de 50 000 personnes”, suivi par le chroniqueur du Plus qui, sur place, confirme un “de 15 000 à 40 000 personnes”. Tout cela fait un peu léger.

Pathétique, hein ? Bah oui ; parce qu’en fait, on a de nouveau l’exemple d’un NanoPrésident qui a passé cinq ans à s’auto palucher de ses merveilleuses réussites sans jamais rien écouter, sauf à la toute dernière fin, où il semble que certaines propositions d’Hollande ne lui semblent plus aussi débiles que ça. On a de nouveau ce même président qui nous la ramène, tout le temps, sur tous les sujets, sans se rendre compte que cela ne fonctionne plus parce que, la majorité des français en a raz le bol.

Alors ? Et ben il a quitté le meeting, seul, sans allez voir ses partisans, tel un vaincu qui sait bien que plus rien ne sert à rien.

Suivre les deux meetings en même temps ; et visualiser le contraste

D’un côté, Aurélie Filipetti et Najat Vallaud-Balkacem, charmantes, décontractées, dans leur rôle d’animatrices sur la scène de Vincennes qui annoncent la présence dans la foule de Benjamin Biolay, Guy Bedos Jane Birkin Jean Benguigui, Hyppolite Girardot Sanseverino, Cali, Dominique Blanc, Fanny Cottencon, Gérard Dahan, Jacques Higelin ou le judoka Thierry Rey, ex-gendre de Jacques Chirac.

Et de l’autre à La Concorde, Jean-François Copé, mâchoire crispée, puis NKM qui tapent à bras raccourcis sur le Parti socialiste, et qui rendent hommage au "formidable" bilan de Nicolas Sarkozy, le tout devant une forêt de drapeaux tricolores.

D’un côté, une atmosphère de grand-messe un peu guindée et de l’autre, une ambiance de kermesse conviviale et détendue.

Le plus frappant, c’est quand BFM a montré, elle aussi, les deux lucarnes de Vincennes et de La Concorde : à gauche, on pouvait voir le groupe Kassav en train de mettre le feu à une foule bon enfant, venue en famille manifester son soutien confiant au candidat socialiste.

À droite, on observait les ministres se succéder sur la tribune: d’abord Xavier Bertrand qui parlait de la "valeur travail", qui dramatisait en prédisant l’entrée de la France "en deuxième division" si la gauche gagnait.

Ensuite, Juppé qui agitait le chiffon rouge du "rétropédalage", de "l’achaïsme" et de "la lutte des classes". Puis François Fillon, auteur d’une phrase en forme de lapsus - "Paris est à nous !" - qui restera et qui montrait son obsession des municipales de 2014. Enfin, pour la seconde fois, Jean-François Copé.

En fait, comme depuis le début de cette campagne ; à droite, on tape sur la gauche ; à gauche, on aligne un programme.

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