Plus question pour l’Etat d’emprunter pour aider les banques ; les aides de l’Etat seront conditionnées à l’accord de l’exécutif européen.

Au 4 février 2009, l’Etat avait mis à disposition des banques 28,6 milliards d’euros sous forme de prêts et 10,5 milliards d’euros sous forme de fonds propres remboursables. Or l'Etat doit lui-même s'endetter, et donc payer des intérêts. Certes, il emprunte à un taux inférieur à celui auquel il reprête l'argent, mais l'opération finale est beaucoup moins profitable.

Des aides offertes aux banques depuis les années Sarkozy

Début 2009, l’ex président Sarkozy nous avait raconté l’un des principaux mensonges de son quinquennat ; un plan d’aide aux banques d’un montant total de 360 milliards d’euros, indiquant que «Cela n'a pas coûté un centime d'euros aux français et cela rapportera 1,4 milliards d'intérêt, pour financer des mesures sociales». Oubliant d’ailleurs qu’en même temps, il avait autorisé le renflouement de Dexia, groupe franco-belge, à hauteur d’1 milliard d’euros, soit à 9,9 euros l’unité. Combien valent les titres de Dexia aujourd’hui ? 0,05 euros au 9 janvier 2013. 

L’Etat empruntait pour prêter aux banques

Au 4 février 2009, l’Etat avait mis à disposition des banques 28,6 milliards d’euros sous forme de prêts et 10,5 milliards d’euros sous forme de fonds propres remboursables. Or  l'Etat doit lui-même s'endetter, et donc payer des intérêts. Certes, il emprunte à un taux inférieur à celui auquel il reprête l'argent, mais l'opération finale est beaucoup moins profitable. Suivant les cas, l'Etat s'est endetté entre 2,7 et 3,5%. Et il a prêté l'argent à des taux de 4%. Sauf que, si on fait la balance entre les profits liés aux prêts et la baisse des titres ; l’Etat est dans le rouge.

François Fillon, pourtant, avait renchérit dernièrement en annonçant “Une récente étude Eurostat a montré que notre plan avait été le seul en Europe à bénéficier aux finances publiques : il a rapporté à l’Etat et aux Français 2,4 milliards d’euros” ; sauf que le bilan de L’Eurostat oubliait quelques données, puisqu’il ne tenait pas compte de la valeur des titres de Dexia ; leur baisse à généré une moins-value de 2,98 milliards d’euros pour l’Etat.

Aujourd’hui, le gouvernement a décidé de lier les aides à des contraintes

la France a notifié officiellement lundi à la Commission européenne le plan de sauvetage de Banque PSA Finance, reconnaissant implicitement qu'il s'agit d'une aide d'Etat. Celui-ci devra donc être approuvé par l'exécutif européen, dont la réponse devrait tomber d'ici à deux mois. 

Pourquoi mettre en place un tel système de flicage ? Parce que l’aide à la banque bénéficiera au groupe PSA en entier et celui-ci a mis en place depuis l’été un nouveau plan social de quelques milliers de licenciements. Espérons qu’à partir d’aujourd’hui, l’ensemble des aides publiques impliquent, comme pour PSA, une contre partie de l’entreprise aidée.

Plus question pour l’Etat d’emprunter pour aider les banques ; les aides de l’Etat seront conditionnées à l’accord de l’exécutif européen.
Le KAC © 2017 -  Hébergé par Overblog