Pécresse en grosse colère contre Lauvergeon qui dévoile le projet de Sarkozy de nucléariser Kadhafi

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Anne Lauvergeon balance et ça arrache sa race

Anne Lauvergeon, ancienne collaboratrice de François Mitterrand et jeune ex patronne d’AREVA, aujourd’hui libre de raconter ce qu’elle a vécu sous le quinquennat Sarkozy, a accordé une entrevue à L’Express où elle raconte, entre autre chose, la volonté du NanoPrésident de nucléariser la Libye du temps de Kadhafi et ce, jusqu’en 2010. Mais, alors qu’on pourrait y voir simplement le ressentiment d’une patronne évincé, on trouve dans ses affirmations une logique qui ne surprendra personne, après cinq années de présidence Sarkozy et dix années d’UMPisme. 

Sur la vente de la technologie nucléaire au dirigeant Libyens, Lauvergeon s’explique : «Il nous fallait une augmentation de capital de 3 milliards d'euros. En 2004, Nicolas Sarkozy, ministre des Finances, la décide. Après lui, Hervé Gaymard la confirme, mais n'a pas le temps de la mettre en œuvre. Puis vinrent Thierry Breton et Dominique de Villepin, qui ont tout suspendu... Enfin, après 2007, il n'y a plus eu de stratégie du tout. […] Toute stratégie cohérente a disparu au profit du court terme et des intérêts d'un clan. Et des intermédiaires! Je suis passée par l'incrédulité, l'effarement, puis l'indignation...»

La nomination des copains incompétents de Sarkozy 

Ainsi, Anne Lauvergeon se lâche ; elle dénonce l’incompétence d’Henri Proglio, nouveau président directeur général d’EDF : «La France a la grande chance de posséder quatre entreprises mondiales dans le domaine énergétique - EDF, GDF-Suez, Total et Areva, explique-t-elle. Avec Gérard Mestrallet et Christophe de Margerie, nous avions des visions communes et un jeu collectif. Henri Proglio est arrivé en se proclamant capitaine (de l'équipe de France nucléaire), en refusant systématiquement de passer le ballon et en taclant ses coéquipiers. À peine nommé, il a critiqué publiquement la filière, qu'il connaissait fort peu, prônant le démantèlement d'Areva. Pour se sentir aussi fort, il fallait bien qu'un axe d'airain se constitue, fait de politiques et d'intermédiaires afin de servir ses intérêts.»

Un ministère qu’Anne Lauvergeon refuse

Encore mieux ; du temps de l’ouverture, en 2007, le Nanorésident aurait proposé un ministère à Anne Lauvergeon qu’elle s’empressa de refuser, connaissant pas trop mal le bonhomme, et s’étant rendu compte qu’ «il  ne composait pas un gouvernement, il recrutait pour un casting ! Je remplissais nombre de cases: femme, monde économique, industrie, international, Mitterrand, moins de 50 ans... et Areva libérée.» Rien de nouveau la dedans ; on sait désormais la propension de Sarkozy à privilégier le côté “communication” à l’aspect “gestion” de son quinquennat ; nous en subissons, d’ailleurs, aujourd’hui, les réalités.

Pécresse s’emporte et ne répond pas sur le fond.

Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement UMPiste, prend bien garde de ne pas répondre sur le fond, mais la joue indignée, et légèrement illogique quant à son développement ; "Je crois que Mme Lauvergeon règle clairement des comptes avec le gouvernement et qu'elle fait campagne, aujourd'hui. Je le regrette", a déclaré Valérie Pécresse en rendant compte des travaux du Conseil des ministres. Interrogée sur des propos de Anne Lauvergeon accusant le gouvernement d'avoir envisagé jusqu'en 2010 de vendre un réacteur nucléaire à la Libye ducolonel Kadhafi, la ministre du Budget a répondu qu'elle n'imaginait "pas un seul instant que le scénario de fiction qu'elle décrit ait pu se produire".

"Je n'imagine pas un seul instant qu'elle ait pu participer à une décision contre laquelle elle aurait été. Elle aurait dû démissionner si elle avait été contre. Elle ne l'a pas fait donc tout ça c'est de la fiction". Sauf que, Pécresse oublie que le point de vue de la patronne d’Areva a prévalu ; ainsi, pas de quoi démissionner.

Rien ne nous étonne plus de la part de ce gouvernement et surtout pas les dénégations de Valérie Pécresse qui, à part d’être UMPiste jusqu’au bout des ongles, n’a jamais rien prouvé dans ce gouvernement.

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