Moody’s fait mentir Sarkozy et son troupeau et la dégradation d’un pays touche, aussi, les particuliers.

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Après Standard&Poor’s : Moody’s

Alors que Standard&Poor’s faisait chuter la France de son triple “A”, notre NanoPrésident s’exclamait, dans son intervention télévisée du 30 janvier dernier "La grande agence de notation qui est Moody's, qui est le double de Standard&Poor's a confirmé le triple A de la France.", suivi alors par Jean-François Copé qui stigmatisait le silence de l’opposition sur ce point.

Et bien, l’opposition avait bien fait d’attendre puisque ce mardi, l’agence Moody’s annonce des “perspectives négatives” pour la France, pouvant déboucher dans le semestre courant une baisse de sa note. La phrase exacte est “France: outlook on Aaa rating changed to negative”. Clair, donc.

L’agence de notation fait mentir Sarkozy

Alors que nos “gagnants” nous balançaient que le maintien du triple “A” était une condition nécessaire pour protéger notre modèle social, alors qu’à l’époque, personne ne leur avait rien demandé ; les voilà contraint à réagir, une fois encore. Ils sont terribles, nos UMPistes ; même quand personne ne leur demande de se lancer dans des sorties dithyrambiques sur un sujet ; ils se vautrent tout seul.

Ainsi, l’argument développé par la majorité fait, à son habitude, “pschiiit”. La France rejoint donc l’Autriche et la Grande-Bretagne, placés sous “perspectives négatives”. Six autres pays sont, eux, directement dégradés. Est en cause, entre autre, l’endettement de la France et la crainte qu’elle n’arrive pas à le réduire.

Sarkozy ; le président de la dette

Le Kiosque aux Canards rappelle une donnée indéniable : En 2007, quand Nicolas Sarkozy arrive à l'Elysée, la dette publique de la France s'élève à 63,9% du PIB, soit environ 1200 milliards d'euros. Fin 2010, elle atteignait 81,7% du PIB, soit 17,8 points de plus en trois ans, et un niveau record à près de 1 650 milliards d'euros.

Ces chiffres et ces évolutions mettent Nicolas Sarkozy...en queue de peloton des présidents de la Cinquième République.

Un dégradation touche aussi les particuliers

Ce que l’on dit moins, ce sont que les risques liés à cette dégradation porte essentiellement sur le niveau des taux d’intérêts auxquels l’Etat devra proposer ses emprunts publics pour espérer trouver des financements sur les marchés internationaux. Par voie de conséquences, et par effet de ricochet, cela peut avoir des répercussions sur le niveau des taux d’intérêts des emprunts des collectivités locales et ceux des entreprises et des particuliers.

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