Marine Le Pen passe sur France 2... Et prend une branlée...

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Des question et pas de réponse ; le leitmotiv du FN sur France 2

C’est clair. Ce n’est pas avec les non réponses aux questions qu’elle risque d’y rester longtemps. Quand on lui parle de sa campagne, ben ça va pas. Quand on lui parle de son papa, ben ça va pas non plus. Elle répond, indignée, que les Corses n’ont pas laissé s’exprimer son père et que c’est le seul élu a être ainsi agressé. Elle oublie juste qu’il fut, aussi, le seul élu a agresser - et à être condamné pour cela - une élue de la république. En plus, les fachos, c’est ça : ça agresse les nanas, ça poste sur les forums du net, mais face à des mecs, y’a plus personne...

François Lenglet contre Marine Le Pen : KO technique

Et, il y a eu, ensuite, le pois chiche sur le couscous, avec François Lenglet. Lenglet, c’est du lourd et il l’a prouvé encore ce soir. Des la première question sur le fléchage du financement ; one point. Et des la première connerie - les fausses 60 000 000 de cartes vitale, nous dit elle - il s’offre même le luxe de lui citer l’étude qu’elle a utilisé, en lui lisant la fin, qui la contredit définitivement. Two points.

Et, là ; c’est le drame : envolée lyrique de la candidate qui s’en va vers des limbes incompréhensibles, même pour un économiste comme Lenglet, qui lui fait d’ailleurs aimablement remarquer. Avec, cette phrase énorme, glissée dans le lot ; “il faut impulser une nouvelle politique du médicament”. Sans précision, sans rien d’autre quoi. 

Henri Gaino “vous avez raison”... T’as qu’à croire.

Puis vint Henri Gaino. Là, on est dans le combat des blaireaux de droite. Avec les sorties lyriques, la encore, mais de droite “je ne suis pas pour la solitude”. Ben merde, c’était utile de le dire ça. Bon, sur cette partie, Le Canard ne va pas vous en faire des tonnes ; entre loosers, ce n’est pas nécessaire d’insister plus que cela. D’autant que l’éminence grise a accumulé les “vous avez raison”... 

Namias et la non condamnation du régime Syrien.

Fabien Namias prend la main. Et commence par un “pour” ou “contre”. Bon, là, La Marine, elle est bien. Suffit de dire deux trois trucs par question et ça roule tout seul.  Permis à point “contre”, préférence salariale “pour”, sortir du nucléaire “pour” mais on sait pas comment. Rétablissement du service national ; “contre”, mais économiquement parlant ; temps de classe d’un mois et demi et garde civile à l’Américaine. Ensuite, Le Canard a perdu le fil entre l’Irak, l’Iran et les lignes rouges... Vu qu’il était en train de se faire un “George” dans sa cafetière magique. 

Mais, en gros, elle dénonce les meurtres de civils en Syrie mais refuse de condamner explicitement le régime en place qui, selon ell,e est d'ores et déjà condamné. Concernant l'Iran, elle se prononce pour l'acquisition de nucléaire civil par Téhéran et regrette qu'on soit relativement impuissant, sur le plan diplomatique, pour l'empêcher de s'emparer de l'arme nucléaire. “J'ai une seule limite : l'utilisation du terrorisme”. Ben tant mieux, on est rassuré...

D'autant que sa "non condamnation" est logique vu que c’est un de ses potes qui gère la campagne européenne de lobbying pro Bachar.

Bon, là le Canard va faire quelques longueurs et il revient pour Mélenchon.

Mélanchon démasque le clown

Que voici. Et on attaque avec l’égalité hommes/femmes. "La première égalité est de pouvoir disposer librement de son corps, hors vous êtes pour le dé remboursement de l’IVG”. Et là, c’est le grand guignol. 

Alors que Jean-Luc Mélenchon s'installe sur le siège en face de la candidate, et lui pose une première question sur l'IVG, Marine Le Pen attaque David Pujadas et la rédaction en chef de l'émission : « En organisant ce débat vous ne répondez pas aux attentes des Français. Ce débat a été organisé pour une logique commerciale », regrette Marine Le Pen qui ne voulait pas débattre avec Jean-Luc Mélenchon. Ce-dernier réagit : "Ouhou, je suis là” 

Marine Le Pen prend une branlée... Qu’elle a bien cherchée.

Marine Le Pen s’en prend à Pujadas et ne répond pas à Mélenchon. Sauf que, ben elle est obligé d’y passer. Et là ; déballage de printemps sur un  Et, elle confirme qu’elle ne débattra pas contre lui, arguant qu’il allait voter pour Hollande au second tour.

Une illusion et une imposture dit-il a Marine Le Pen qui ne veut pas débattre avec un « petit » candidat, et qui lui reproche notamment de l'avoir traité de « semi-démente » récemment. « Ca vous laisse une bonne moitié », ironise Mélenchon. L’auditoire est mort de rire. Et Mélenchon de lui rappeler que son père faisait le même score que lui aux présidentielles et que lui-même avait battu sa liste aux européennes. Silence... Et sketch de la Marine qui lit le journal. 

Fin du débat excellemment résumé par le candidat du Front de Gauche “vous êtes un clown”.

Marine Le Pen réfute l'utilisation de l'expression « avortement de confort », pourtant utilisé par Louis Aliot, numéro 2 du FN. « Mais si j'avais un choix budgétaire à faire, je préférerais dérembourser un acte (l'avortement, NDLR) qui peut-être évité par d'autres moyens », notamment les moyens de contraception, estime la candidate du FN.

« Une crise qui dure 40 ans ce n'est pas une crise, c'est un système », lance Marine Le Pen, de retour sur le terrain économique face à Franz-Olivier Giesbert. Le journaliste du « Point » estime qu'il est « trop facile » de s'en prendre au système. Surtout sans en donner de palliatif.

Bref ; Marine Le Pen passe sur France 2... Et prend une branlée...

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