Les tables rondes UMPistes sur l’éducation sont légèrement décalées.

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Mardi, l'UMP réunissait au théâtre Bobino, salle de music hall parisienne, quelques centaines de militants pour une convention thématique sur l'éducation.


A la tribune, du beau monde : Luc Chatel, ministre de l'Education nationale, Jean-François Copé, secrétaire général du parti ou encore Laurent Wauquiez, ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche.


Entre deux discours convenus vantant le bilan de l'UMP et la « révolution de la personnalisation » lancée en 2007 – pour ceux qui seraient passés à côté –, une table ronde confrontait députés et acteurs de terrain. La première à s'exprimer s'appelle Christine Maso. Elle est enseignante en maternelle.


Christine Maso en a marre de ces « petits enfants arrogants » qu'elle accueille dans sa classe. Pour y remédier, c'est tout simple : il faut commencer par imposer le vouvoiement aux petits de 3 ans, explique-t-elle. « Je ne vois pas pourquoi un enfant de maternelle tutoierait sa maîtresse ! » La salle est conquise. Mais le débat ne fait que commencer.


Trois enfants, chacun sa tablette


A côté de Christine Maso, Jean-Michel Fourgous, député UMP des Yvelines et « Monsieur technologies éducatives » de l'UMP. Le député se lance dans une défense et illustration des nouvelles technologies à l'école. « Moi, j'ai trois enfants. Dans la voiture, ils ont chacun sa tablette sur les genoux et font du Maxicours », nom d'une florissante société de soutien scolaire privé, s'enthousiasme-t-il.


Et ça continue. L'animateur passe la parole à Anne Coffinier, présidente de la Fondation pour l'école, et l'une des plus ardentes promotrices de l'enseignement privé hors contrat qu'elle préfère appeler « école indépendante ». Avec habileté, cette Versaillaise, normalienne de son état, vante « l'autonomie des établissements » et la « nécessaire liberté d'enseignement ».


« L'intérêt de l'autonomie de l'établissement c'est de créer des structures souples, adaptables aux besoins du terrain », dans le privé comme dans le public, ajoute-t-elle.


Dans le hors contrat, les programmes sont adaptés aux enfants : si les programmes sont trop « dispersés » alors l'enseignant, recruté par son chef d'établissement, a la liberté de ne pas les appliquer et de recentrer l'enseignement sur les fondamentaux, par exemple.


Résumons nous : du privé hors contrat, du soutien scolaire payant, et le vouvoiement dès la maternelle. Beau programme.




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