Les premiers résultats de la lutte contre l'absentéisme scolaire ou comment le gouvernement se paluche sur que dalle.

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Déjà, il faut bien que les UMPistes se paluchent un peu. Ben oui ; vu le peu de résultats de ce quinquennat et les casseroles accumulées ; ça doit leur faire du bien de se soulager les glandes. Le même jour, ils se les ont même soulagés deux fois ; bon résultats sur les morts sur la route ; moins cette année. Bon, c’est sans doute que moins de personne peuvent se payer des bagnoles tout en continuant à se bourrer la gueule en boite. Donc moins de mort. Mais ça faut un paluchage, admettons le.

Pour le second, c’est moins flagrant. Ainsi, moins d'un an après l'entrée en vigueur de la loi Ciotti, 160 familles ont vu leurs allocations familiales suspendues pour absentéisme scolaire. Luc Chatel précise que 99,5% des cas ont été résolus "uniquement en convoquant les parents".

"Il y avait 32.000 familles qui avaient été alertées parce que leur enfant était absentéiste. Elles ont été convoquées à l'inspection d'académie, dans le collège (ou) dans le lycée avec le principal ou avec les équipes d'encadrement", et "la moitié des cas ont été résolus après ce premier entretien", a expliqué le ministre de l'Education nationale sur i-Télé. "Les autres ont bénéficié d'un deuxième entretien" à l'issue duquel "160 (familles) seulement ont fait l'objet d'une suspension" des allocations familiales, a ajouté Luc Chatel.

Et, depuis ce matin, que ce soit sur le net ou dans vos éditions papier ; la presse vous fait la promo de cette extraordinaire mesure et ces résultats impressionnant. Sauf que ça ne règle rien, parce qu’on ne tente pas de gérer les causes, mais seulement les réactions des nains à ses causes. Pour s’en rendre compte, ben il suffit de farfouiller un peu ici et là...

Déjà, l’absentéisme scolaire, c’est environ 5  % des élèves et 10  % en lycée professionnel. Plus les établissements ont des effectifs importants, plus l'absentéisme augmente, à catégorie sociale de la population scolaire égale . Et, on se rend compte que dans la dernière enquête de l’OCDE, à la question «vous sentez-vous bien en classe?»,  moins d’un jeune Français sur deux répond «oui».  C’est le plus mauvais score des 41 pays sondés. Il faut bien l’admettre, d’autres font bien mieux que nous, avec des méthodes moins brutales. Sur ce dernier point, la France détient le record du mal-être à l’école avec seulement 45% des élèves se sentant à leur place en classe, contre 81% en moyenne dans les pays de l’OCDE. 


Un score - referendum ? - qui en dit long sur le chemin qui reste à parcourir pour rendre notre école efficace, performante et plus juste. L'enquête Pisa menée dans différents pays de l'OCDE montre que nos élèves sont champions du monde de l'inhibition et qu'ils craignent de répondre aux questions ouvertes, celles dont la réponse n'est pas dans le cours. 


L'humiliation des élèves, reflet des carences pédagogiques françaises 


L'humiliation des élèves va souvent de pair avec une méconnaissance de leurs droits, pourtant renforcés par un décret de juillet 2000. Et les règlements intérieurs des établissements scolaires se déclinent surtout en termes d'obligations, constate Pierre Merle, sociologue, regrettant que les classes soient souvent des zones de non-droit. Il y est fréquent que les élèves se sentent humiliés. Une enquête statistique avait montré que 50 % des collégiens estimaient avoir été humiliés par un enseignant.

L'absentéisme scolaire touche d'abord les quartiers défavorisés. Enseignants et proviseurs ont également relevé une "forte augmentation depuis 5 ou 6 ans" d'adolescents exerçant un petit boulot le soir et renonçant à se lever le matin pour aller en cours. Loin du baby-sitting ou de l'encadrement de centres aérés le mercredi, c'est "un vrai travail qui est pris en charge par les jeunes", tel que le service dans des fast-food ou la livraison de pizzas...

Plus compliqué à gérer, vu la descente en trombe du nombre d’enseignants et d’encadrant dans les milieux scolaires ; 8,5 % des enseignements ne sont pas assurés en collèges et lycées. Comment peut on se motiver alors que son enseignant n’est pas remplacé.


Alors, pour palier à ce mauvais résultat ; le gouvernement UMPiste a trouvé une cible qui ne coûte rien : les parents des enfants absentéistes. Si c’est pas se palucher pour que dalle, ça...

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