Les islamistes combattant au Mali sont directement issus de la guerre en Libye ; la France est-elle la seule à tenter de rattraper le coup ?

Le Mali se retrouve dans cette situation suite à la guerre libyenne

La population malienne le développe sur les réseaux sociaux et sur le net, rejoignant ainsi les observateurs internationaux qui tentent de prévenir, depuis huit mois, l’occident du danger terroristes de ces brigades de mercenaires ; les islamistes ont pu s'emparer de villes et localités du Mali par la faute des "Occidentaux", en allusion à la guerre de Libye en 2011 à l'issue de laquelle des islamistes ayant combattu aux côtés des troupes libyennes sont revenues du front avec des armes qui ont été plus tard utilisées contre l'armée malienne dans le nord du pays.

"Ce sont les Occidentaux qui nous ont plongé dans cette situation", accuse-t-il, trouvant normale l'intervention de la France.

Au Mali, "la France n'a pas à assurer elle seule le service après-vente de la guerre en Libye, les Etats-Unis et l'Otan doivent aussi se salir les mains" en se joignant à l'intervention, s'emporte un internaute malien.

La résolution de l’ONU qui a permis à la France d’aider le Mali

la mise en oeuvre rapide de la résolution 2085 de l'ONU autorise le déploiement à terme d'une force internationale  pour reconquérir le nord du Mali, aux mains d'islamistes armés. 

Elle prévoit aussi un processus de réconciliation politique à Bamako et des négociations avec les rebelles du Nord qui se dissocieraient du terrorisme. L'opération Serval doit "encourager ce processus politique", a estimé l'ambassadeur français à l’ONU, Gérard Araud, . "L'intervention française est le résultat d'une urgence, mais une fois arrêtée l'offensive (des islamistes), nous devons mettre en oeuvre la résolution 2085 dans toutes ses dispositions, dont le processus politique."

Les Etats-Unis et la “base ferme”

"Nous faisons tout à fait confiance à la France", a affirmé l'ambassadrice américaine Susan Rice, estimant que l'intervention française avait une "base ferme". Elle s'est félicitée de ce que "les Français aient heureusement traité de manière professionnelle la menace islamiste".

"Il est absolument crucial de stopper l'offensive de groupes terroristes vers le Sud du Mali, d'empêcher l'effondrement du gouvernement et d'accélérer l'application des résolutions du Conseil de sécurité", a déclaré la porte-parole Victoria Nuland, ajoutant que les Etats-Unis "accueillaient très favorablement" l'action militaire française. 

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a apporté lundi son soutien à l'intervention française, se félicitant que "des partenaires bilatéraux répondent (...) à la demande d'aide (de Bamako) pour contrer l'avance inquiétante vers le Sud de groupes armés et des groupes terroristes". L'ONU a par ailleurs indiqué que certains des groupes armés du Nord-Mali s'efforçaient d'empêcher des milliers de Maliens de fuir la zone des combats pour se réfugier au Sud.

Dès le premier jour, une aide arrive

«Le Premier ministre a décidé que le Royaume-Uni fournira une assistance militaire logistique pour aider à transporter rapidement vers le Mali des troupes étrangères et des équipements», a déclaré Downing Street dans un communiqué. «Nous ne déploierons aucun personnel britannique en situation de combat», précise David Cameron dans ce communiqué. Downing Street a par la suite déclaré à l'AFP que deux avions britanniques de transport militaire allaient être envoyés vers le Mali.

Dès vendredi soir, le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), le président ivoirien Alassane Ouattara, a «décidé d'autoriser l'envoi immédiat des troupes sur le terrain dans le cadre de la Misma»

Les aides sur place des autres nations depuis mardi dernier

"Tous les pays européens ont prodigué leur soutien, et même proposé leur aide matérielle. Le premier a été le Royaume-Uni, d'autres ont suivi, même ceux qui ne sont pas les plus puissants d'Europe, comme le Danemark. La Belgique se propose. Sur le plan politique, tous les pays sont solidaires mais aussi convaincus." annoce le président de la république. Le Canada a envoyé ce mardi un avion de transport militaire géant pour aider les forces françaises au Mali, alors que sa diplomatie a demandé aux dirigeants de Bamako que le pays retrouve rapidement "un régime démocratique et constitutionnel". 

La Belgique a décidé de soutenir l'intervention française au Mali en déployant deux avions de transport C-130 et deux hélicoptères d'évacuation sanitaire. 

"La Belgique apporte un soutien logistique dans la lutte contre le terrorisme" au Mali, a déclaré le Premier ministre Elio Di Rupo à l'issue d'une réunion restreinte de son gouvernement consacrée au Mali. 

Selon la résolution de L’ONU, une force armée essentiellement africaine - baptisée Mission internationale de soutien au Mali (Misma), devrait rejoindre le Mali et se mettre sous les ordres de l’Etat-major français sur place.

Les islamistes combattant au Mali sont directement issus de la guerre en Libye ; la France est-elle la seule à tenter de rattraper le coup ?
Le KAC © 2017 -  Hébergé par Overblog