Les dernières cartouches d’un président en bout de course

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Si les français ne votent pas pour lui, Sarkozy se barre

"Je vous le dis, oui", a répondu le président candidat de l'UMP à la question "si vous perdez cette élection présidentielle, est-ce que vous arrêtez la politique ?"

"Je ne me mets pas dans cette perspective, mais puisque Julia (l'auditrice qui a posé la question à Sarkozy) me pose une question (...) je lui dis que je ne suis pas sûr de m'installer à Annemasse (le domicile de l'auditrice) mais que je ferai autre chose. Mais quoi, je ne sais pas", a-t-il dit.

Une volonté de passer à autre chose récurrente depuis 2008

Nicolas Sarkozy avait déjà confié en janvier qu'il mettrait un terme à sa carrière politique en cas d'échec dans sa course à un deuxième mandat, lors d'un entretien à bâtons rompus accordé à des journalistes lors d'un déplacement en Guyane. Ses propos, qui devaient rester confidentiels, avaient toutefois été rapportés par plusieurs médias. "J'ai 56 ans, je fais de la politique depuis 35 ans, j'ai un métier (il est avocat, ndlr), je changerai complètement de vie, vous n'entendrez plus parler de moi si je suis battu", avait alors déclaré le chef de l'Etat.

Sarkozy ; un candidat du peuple, sans le peuple.

Président-candidat, Nicolas Sarkozy a également déclaré qu'être "le candidat du peuple" ne consistait pas à faire croire aux Français qu'on leur "ressemble", mais à "parler un langage que chacun comprend". "Je ne pense pas qu'on peut être le candidat du peuple (...) en faisant croire aux gens qu'on vit leur vie. Je suis le président de la République. Qui peut le croire"?, a-t-il lancé.

"Etre candidat du peuple français, a-t-il ajouté, ce n'est pas dire: +je vous ressemble+, mettre une casquette, par exemple jouer de l'accordéon. C'est simplement parler un langage que chacun comprend, évoquer les sujets qui sont les leurs. Ne pas parler pour les journalistes, ne pas parler pour le système, ne pas parler pour les élites, parler pour eux".

"Quand je propose le référendum, c'est parce que je n'ai pas peur du peuple français", a-t-il poursuivi.

Guéant va trop loin, mais pas autant que ça : rétropédalage

"Faire le lien" entre vote des étrangers aux élections locales et viande halal - comme l'a fait Claude Guéant - "est excessif", mais ne pas parler d'un risque de communautarisme, "c'est excessif aussi", a déclaré Nicolas Sarkozy, selon lequel il y a "une tentation de repli communautariste" en France.

Un “Comité national de la formation” pour former les 5 millions de chômeurs que Sarkozy nous laisse.

Il a en outre a promis la création, s'il est réélu, d'un "Comité national de la formation" pour "identifier chaque année" les formations "qui préparent à l'emploi". Devant le constat que seuls 10% des chômeurs sont en formation, alors que 35 milliards d'euros y sont consacrés, le président-candidat a expliqué vouloir réformer le "maquis derrière lequel il y a le financement de la formation professionnelle". "Nous allons créer un Comité national de la formation professionnelle qui identifiera chaque année avec les chefs d'entreprise les syndicats, les régions et l'Etat les formations qui préparent à un emploi", a expliqué le NanoCandidat Sarkozy au micro de Jean-Jacques Bourdin.

"D'abord, ça ne sert à rien de se former avec une formation qui prépare au chômage, et quand il y aura les qualifications disponibles, les chômeurs qui n'auront pas l'espoir de trouver un emploi seront obligés de prendre cette formation", a-t-il ajouté. Il a fustigé un "système qui est aujourd'hui géré par les régions et les organismes professionnels, ce qui ne fonctionne pas", et le fait que "Pôle emploi n'a dans sa main que 15% de la formation disponible".

Florence Cassez : l’opération “Libye” 2012

Le NanoPrésident-candidat a en outre salué la "première bonne nouvelle depuis cinq ans et demi" au sujet de la Française Florence Cassez, condamnée à 60 ans de prison au Mexique, dont le juge rapporteur de la Cour suprême a proposé la libération. "C'est une première étape (...) je n'en dirai pas plus pour ne pas influer sur le processus", a ajouté le chef de l'Etat, précisant avoir eu "il y a une semaine" Florence Cassez au téléphone et l'encourageant à "tenir le coup".

Nathalie Kosciusko-Morizet et les bourdes

Le NanoCandidat Nicolas Sarkozy a salué d'autre part Nathalie Kosciusko-Morizet, la porte-parole de sa campagne, qui a essuyé ces derniers temps des critiques pour avoir été prise en défaut sur le prix d'un ticket de métro. "Je suis très fier et très heureux" d'avoir Nathalie Kosciusko-Morizet comme porte-parole, "qui est une femme de grande qualité et qui me rend grand service en ayant accepté d'être la porte-parole". "Ignorer le prix du métro, cela peut arriver à tout le monde", a-t-il ajouté. Il a relevé que lui-même n'avait pas pris le métro depuis le temps où il était ministre de l'Intérieur.

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