Les baltringues incultes tuent la démocratie

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Les limites de l'intelligence

On vit une époque formidable ! Chacune et chacun peut se pavaner dans son petit univers personnel, fait de bric et de broc, adapté à son propre égo. Ainsi, entre les publications maintes fois copiées et collées sur les murs des réseaux sociaux, qui se veulent intelligentes à crédit - puisque piquées à d’autres - et les remarques militantes des gonzesses et des mecs, bien planquées derrière leurs écrans ; on en arrive à une chaîne virtuelle, sans esprit mais bourrée d’importance auto proclamée. Ainsi, sur des sujets graves ; on est blindé de réponses. Pas argumentées du tout - ben non : c’est trop compliqué, tu penses... -.

La dernière en date : le traité européen. Non seulement la plupart de celles et de ceux qui en causent n’ont pas lu le début du commencement du traité, mais, en plus, ces baltringues se pavanent de leur savoir, piqué à d’autres ; l’exemple ultime : tous ces militants FN et d’ultra gauche qui bondissent à l’idée d’un nouveau traité européen, sans savoir de quoi il cause. Connerie ultime, bêtise crasse, imbécilité démocratique... Ce sont les premiers à demander un référendum alors que ce sont les premiers à ne pas avoir lu le traité. Va comprendre... D’autant que l’austérité dont ils affublent le traité n’est que la réalité économique des états depuis un peu plus de vingt ans... Mais cela, ils le découvrent seulement aujourd’hui... Tu m’étonnes...

Les limites de la démocratie

Formidable avancée historique ; la démocratie se meurt dans la bêtise humaine, de tous les jours ; comment faire confiance dans le choix de vote d’un électeur qui ne prend pas le temps de cogiter sur ce dont il va voter ? Comment prendre au sérieux un quidam qui se la joue, sans avoir pris le temps d’approfondir le sujet dont il tente le développement ? Tu ne le prends pas au sérieux, parce qu'il ne le mérite pas ? Non ; tu ne le prends pas au sérieux parce qu'il est limité et que son argumentaire est à l'aune se sa connerie : immense et brouillon.

Les discussions sur le traité européen sont des cas d’école : à part les grands mots des deux extrêmes ; à part les blabla maintes fois sortis et copiés : que dalle ! Pas un argument pointé et fléché ; pas une phrase ou un paragraphe sorti du traité analysé et contredit : mais du “oui dire” : des tas, des tonnes, des masses.

La connerie à l’état de militantisme. La connerie au service du  baltringue de base. Nos grands anciens du début du XXème siècle, ceux qui pensaient que de l’éducation et de la culture venaient, obligatoirement, la lumière, doivent se retourner dans leur cercueil.

La démocratie a donné des connes et des cons, qui, entendant un tribun fatigué  ou une blondasse énervée sur leur tévé, boivent et acceptent sans prendre le temps d’ouvrir un bouquin, une page web, un site, une réalité ; que n’entendons nous pas des “si le traité est accepté ; la France deviendra la Grèce” ; et ta connerie, pauvre beauf ; elle deviendra quoi ? Rien d’autre que ce qu’elle est, déjà.

Ces derniers jours, une énorme bêtise encore ; un responsable politique qui se posait la question, dans un article, juste pour faire plaisir à ses troupes. Un cas d'école de la démagogie à bon compte, puisque peu de ses militants ont une culture politique suffisante pour se souvenir de l'histoire. 

"...D’où vient qu’un mandat d’arrêt européen permette la déportation d’une citoyenne française qui n’est sous le coup d’aucun acte illégal dans son pays ni d’aucune activité que son pays condamne ?...". Demandait ainsi Jean-Luc Mélenchon dans une chronique pour se plaindre de l'extradition d'Aurore Martin. Ben c’est simple, Jean-Luc : c'est le gouvernement dont tu fus ministre qui adopta, au nom de la France, le mandat d'arrêt européen dans le cadre du  conseil de Tampere.


Autre exemple qui date aussi de quelques jours et qui s’adresse, cette fois-ci, à l’autre extrême ; le soi-disant remplacement de “Marché de Noël” par “Marché d’hiver” de la ville d’Amiens pour ne plus “choquer” les “musulmans”. Pathétique de connerie, puisque depuis 2008, la municipalité d’Amiens nomme ses marchés de Noël “Parfums d’Hiver, le Marché de Noël d’Amiens”

Et il suffisait à ces baltringues de regarder l’affiche de cette manifestation - trouvable en deux secondes sur le net - pour voir que “Marchés de Noël” se trouve bien indiqué, dessus.

Mais comme cela confirme leurs nombreux fantasmes - du style une piscine de Lille dont certains horaires sont réservés aux femmes musulmanes, ce qui ne fut jamais le cas - et que, dans la réalité, rien ne peut confirmer leurs propositions politiques puisque basées sur de fausses bases, de fausses informations, de faux chiffres ; ils inventent. Et ça fait bander tous ces connards qui ne prennent pas le temps de s’informer, de se cultiver, pour... Voter en toute connaissance de cause.



C'est pas de la démagogie qui se base sur l'inculture de celles et ceux qui liront ? Ben si...

Les limites de l’acceptable

Alors, des fois, quand on en arrive à se demander si la connerie est contagieuse ; ben on décide que les limites de l’acceptable sont franchies. On en arrive à comprendre que les grands capitaines d’industries se paluchent en rigolant à voir et à entendre tant de connes et de cons qui, complaisant à leur propre incapacité à gérer leurs vies se planquent derrière celles des autres et s’éclatent à décimer les réseaux sociaux de leurs intelligences virtuelles. Tant qu'ils l'ouvrent sur les réseaux ; celui qui agit dans la vrai vie est peinard ; il ne risque rien.

Les limites de l’acceptable sont franchies quand ces baltringues ont le début d’un pouvoir. Mais, heureusement, la majorité d’entre eux n’en ont aucun et suivent le sens d’un vent mauvais, que d’autres, plus impliqués dans l’action, auront à gérer dans la vie de tous les jours. Les décideurs se marrent de plus en plus puisqu’ils ont réussi à mettre en place ce qu’ils n’imaginaient même pas : des moutons qui se pâment sur les réseaux sociaux sans agir dans la vrai vie ; le top, pour eux, quoi...

Les limites de la démocratie sont franchies quand ce sont des incultes qui votent. Et ça ; nos anciens, celles et ceux qui pensaient que l’éducation changerait tout, n’y avaient pas cogités. Ils n’avaient pas vu venir l’ersatz d’éducation ;  la copie de l’intelligence ; la bêtise crasse de celles et ceux qui ont tout mais qui demandent, en plus, qu’on pâlie à leur fainéantise de se retirer les doigts du cul et de se bouger, eux-même. Un peu aussi débile que celles qui se demandent pourquoi on les drague sur le net, alors qu’elles envoient elles-mêmes leurs propres photos, à poil, à des inconnues ; la connerie n’a, désormais, aucune limite. Si, une seule : la réalité.

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